vendredi 4 octobre 2013

Bouquinons # 40

Parole Perdue, j'ai bien aimé ce roman, même s'il m'a demandé de l'énergie et du temps. Il traite de la question kurde ( de la guerre civile en fait) et de son cortège de destruction, d'une manière impliquée presqu'intime. L'écriture est assez sèche ( elle m' fait pensé à Neige d'Orhan Pamuk). Il parle aussi de l'amour qu'on a pour ses enfants et de la difficulté à l'exprimer, de ce qu'est d'être étranger.
Un livre fort à réserver à des moments calmes.
Vous pouvez en lire un résumé chez Décitre ici.
Pour alterner, une lecture facile (trop?) et rigolote, assez bien vue souvent mais cousue de fil blanc, Providence de Vélrie Tong Cuong.
Il n'y a pas grand chose à en dire et je vous laisse vous faire votre idée en faisant un crochet par ici.

 J'en avais une image très mitigée, mea maxima culpa! Dans Grandir, Sophie Fontanel parle avec beaucoup de sensibilité et d'intelligence de ce que c'est de devoir s'occuper de sa mère dépendante, de ce que cette expérience lui a apporté de positif et de sa rencontre avec sa mère, après toute une vie. Je l'ai offert à la maman d'Amaury qui s'occupe beaucoup de sa propre mère.
Vous pouvez le commander ici


La cité des amants perdus fait froid dans le dos : il s'agit d'une plongée sans concession dans la vie des familles pakistanaises fondamentalistes d'Angleterre. Aveuglés par la volonté de complaire à Allah, on y exorcise les filles, assassine les couples illégitimes, empoisonne les adolescents qui ont des pensées dites perverses, le tout écrit dans la langue fleurie de l'orient, relevé d'histoires de chasses aux papillons et relevé de disgressions culinaires ( qui sont irrésistibles). C'est un peu dur à lire, mais c'est bien.
Vous pouvez vous faire votre idée ici


La déesse des petites victoires est  une version romancée de la vie de Kurt Gôdel, mathématicien peu connu des profanes mais immense génie à la personnalité très fragile, et de sa femme Adèle.
J'aime bien aimé ce roman qui commence en Autriche dans les années 1930, qui nous amène aux Etats Unis au temps du maccarthysme. J'ai bien aimé le portrait de ces grands savants, notamment Einstein, comme stupéfaits et désespérément coupables d'avoir initié l'invention de la bombe nucléaire.
J'ai moins aimé le récit, très convenu,  de la documentaliste un peu coincée qui réussit à convaincre la vieille dame de lui parler.
Vous pouvez en lire un peu plus ici.

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