lundi 20 mars 2017

Soyez le changement : travailler pour une association, coté pile, coté face


Rejoindre l'économie sociale et solidaire, mettre ma vie professionnelle au service d'une cause en laquelle je crois, cétait un axe essentiel de mon projet de vie, quand je l'ai écrit en 2015. 

 

 

 

En octobre 2016, j'ai eu la chance de pouvoir faire ce grand saut. Quelques mois après, je vous livre un (court) retour d'expérience autour de phrases entendues et rebattues sur les associations :

  • "Dans les associations, on travaille sans moyens" :
Dans un certain nombre de structures, il y a des moyens, de sacrés moyens même. Mais il s'agit souvent d'immobilier ou de fonds difficiles à mobiliser.
Et puis, par leur nature associative, et particulièrement depuis le scandale de l'ARC en 1996, les associations regardent de près leur budget de fonctionnement. Alors oui, travailler dans une association, surtout lorsqu'on vient de grandes entreprises, peut paraître spartiate.
A ce jour, je dois détailler mes projets, les justifier, mais cela fait, il est rare que me soit refusé un investissement jugé nécessaire.
Et certains jours, en cas de baisse d'énergie, je recommande une visite à l'équipe "mécénat et dons" pour une lecture revigorante des petits mots accompagnant les chèques de dons. Les écritures tremblées, les cartes choisies avec soin, les mots gentils pour nous encourager… cela compense largement les moyens restreints.


  • "On travaille dans une association par vocation"
Pour la DRH que je suis, c'est qui est compliqué, c'est de gérer le mélange de motivations. Entre ceux qui sont là parce qu'ils y croient ( qui viennent en général d'entreprises du CAC 40 où ils occupaient des postes à responsabilité et qui ont renoncé à 30,40 ou 50% de leur salaire pour travailler autant), ceux qui sont là parce qu'ils ont répondu à une annonce et qu'ils avaient les compétences demandées, ceux recrutés dans un but social et solidaire ( qui sont souvent des personnes dans une grande précarité familiale, professionnelle, financière…) et ceux qui mélangent un peu des 3…
La co-opération, le travail ensemble tout simplement, est parfois difficile et nécessite des trésors de diplomatie, d'écoute et de souplesse.
De mon point de vue, c'est ce qui rend le poste intéressant également.

  • "Dans une association, les relations de travail sont plus douces"
Moui, les relations de travail restent des relations de travail, avec leurs hauts et leurs bas. Ce qui génère de la souffrance est, de mon point de vue, l'écart entre le fantasme du monde associatif comme un monde de "vrais gentils" et la réalité (et notamment le fait que l'association pour faire avancer sa cause doit être éminemment politique).
Ce qui est encore plus dur, c'est que la frustration ou la déception devant un manager défaillant ou juste moyen qui s'exprime assez bien en entreprise est ici retenu. Le sentiment qui domine est celui que le manager fait de son mieux, mal mais de son mieux.
Et puis mon chef évoque souvent aussi "le syndrome des œufs dans le même panier" : nos salariés ont mis convictions et vie professionnelle dans le même panier ( et c'est notre cas également), ce qui amplifie la joie et les déceptions du quotidien.

Qu'en pensez-vous? On en reparle d'ici quelques mois?

mercredi 15 mars 2017

365 jours de créativité - partout, des fleurs folles

J'ai retrouvé avec bonheur, pinceaux et papier épais, toujours aux mêmes heures des samedis et dimanches matins.





J'ai essayé des bouquets denses et des fleurs clairsemées, des bouquets orangés et des bouquets aux multiples nuances de rose. 





J'ai travaillé à partir d'un cercle chromatique et ai éprouvé la complémentarité des couleurs.
J'ai essayé, trié et encore essayé.




lundi 13 mars 2017

C'est quoi ce tissu? Le retour du meilleur tee-shirt

"C'est quoi ce tissu?" demande Amaury en tenant les "meilleurs tee-shirts" des garçons à la main.


"Il est épais.Il est doux. Et quand je l'étends, ils n'a pas un seul pli. Et, même lavé chaque semaine, voire plusieurs fois par semaine, il garde son imprimé bien vif" (Oui, oui, c'est Amaury, le grand chef lessive chez nous). 
C'est du jersey de coton certifié Gots, du jersey de chez lillestoff ou du jersey d'Amandine, fabriqué en France. C'est un bonheur à coudre, les encolures se font toutes seules et l'aiguille double avance sereinement.

" tu crois que tu aurais un patron en taille Papa, tu crois que tu pourrais m'en coudre quelques uns pour le sport?"

Pour l'instant, je n'ai pas le patron en taille papa mais je continue à renouveler les stocks de "meilleurs tee-shirts" des enfants.
Gautier avait opté en 2016 pour de petits poissons, il a opté en 2017 pour de gros poissons.
;-)

What else? Rien, il paraît que ce sont ses nouveaux tee-shirts préférés ( ceux qui ne se salissent pas même quand on les met 4 jours d'affilée ;-)) !
( tee-shirt Birthday Fish du Ottobre 2013_2)

vendredi 10 mars 2017

Simplement - mes livres de cuisine essentiels

Je crois que le premier livre de cuisine que j'ai acheté, c'était l'atelier bio aux éditions la Plage.

Mon affection pour cette maison d'édition, celle de Cléa et Marie Laforêt, entre autres, ne s'est jamais démentie. Et chaque année, je m'offre un ou deux jolis livres. 

La Plage est un éditeur durable, qui publie des auteurs engagés et ayant un réel savoir-faire à transmettre dans l’écologie : cuisine bio, cuisine végétarienne, habitat écologique, maternage proximal… Pour rester cohérents, les livres sont imprimés à proximité, sur papier recyclé ou certifié (forêts gérées durablement).

Je vous présente mes préférés?

D'abord, je suis une admiratrice inconditionnelle de Cléa, que j'ai commencé à lire alors qu'elle était encore au Japon, et que je continue à lire, même si ses billets sont irréguliers. Vous pouvez d'ailleurs lire sur son blog une interview d'elle que j'avais réalisée, il y a quelques années.

J'ai :
* variations potimarron : j'ai beaucoup de plaisir à le retrouver chaque automne, pour ses veloutés, crumbles salés, cookies ou fondant au chocolat.
* agar agar : il m'a fallu plusieurs mois pour apprivoiser l'agar-agar mais je m'en sers désormais très régulièrement, plus souvent en version sucrée qu'en version salée, d'ailleurs.
 * douceurs citron bio : essentiel, pour les amateurs de citron. Les madeleines et les muffins sont incroyables, la tarte à la fois inratable et inoubliable...
* veggie burgers : indispensable! Nous avons testé plusieurs versions de buns, plusieurs versions de steaks végétaux, les 2 recettes de coleslaw et la veganaise est délicieuse.
* Veggie : je suis toujours pas très à l'aise avec l'organisation de ce livre, aggravé par l'absence d'index par ingrédients. Mais nous avons testé et adopté plus de 50% des recettes de ce gros livre de 300 pages.
* des soupes qui nous font du bien  (avec Clémence Catz) mon petit nouveau ! Nous essayons au moins 2 recettes par semaine ces temps-ci et n'avons été déçus qu'une fois. Sur ma liste de choses à faire, les bouillons en poudre du chapitre de fin.
* le très inspirant cuisiner avec le feu de Linda Louis


J'ai eu et j'ai donné:
* quinoa et mes p'tites gamelles : tellement utilisés et intégrés que j'ai fini par les donner parce que je n'avais plus besoin de consulter les recettes pour les faire,
* petits pains express : je n'ai pas accroché, donc j'ai donné.
* secrets d'endurance : très chouette mais transmis à un autre sportif. En revanche de Cécile et Christophe Berg, j'ai l'excellent protéines vertes.

Beaucoup qu'étant végétarienne, j'ai également plusieurs opus de Marie Laforêt : Coco, vegan , 25 glaces vegan et healthy vegan.
J'aime beaucoup le premier, le deuxième, que je trouve très créatif et le deuxième, qui est une merveille pour les "amateurs de glace- soucieux de la qualité de ce qu'ils mangent"que nous sommes . Je ne suis pas encore convaincue par le troisième ; je me heurte trop souvent à des ingrédients inconnus ou absents de mes placards ( de la farine de teff, du psyllium, des graines de chia...).

Allez, dites-moi tout, quels sont vos livres de cuisine préférés?




lundi 6 mars 2017

Pour une enfance joyeuse - nos essais Faber & Mazlish

J'avais déposé sous le sapin quelques livres sur l'éducation, et notamment des ouvrages de Faber et Mazlish( recommandés par certaines d'entre vous).


La méthode Faber et Mazlish est une méthode, proche de la communication non-violente et appliquée aux relations parents-enfants. Il est question, beaucoup, d'accueillir les émotions de l'enfant.
Je vous ai trouvé une petite explication en vidéo :

Amaury a a-d-o-r-é le livre " Soyez le parent que vous avez toujours voulu être". A tel point, qu'il a organisé un atelier familial, à l'aide du CD fourni.


Stanislas et Gautier ont littéralement été happés par le CD. Ils ont trouvé complètement incroyable que des adultes les comprennent si bien. Ils ont beaucoup apprécié les différentes histoires racontées par les parents.

Amaury s'est senti compris et accompagné. Il faut dire que les auteurs soulignent combien il est compliqué pour les papas, qui sont encore souvent d'anciens petits garçons qui ont grandi avec des injonctions de "sois fort", "pleurer, c'est pour les filles", d'accueillir les émotions de leurs propres enfants.


Quant à moi, j'ai pris conscience de 2 points :
- la première, c'est qu'il nous fallait largement désapprendre l'éducation qui nous avait été donnée, enfants. (Edit : j'entends par là, questionner les automatismes et remettre en question les certitudes, les " chez nous, c'est comme ça et repartir des besoins de l'enfant pour trouver un fonctionnement). En tous cas, la mienne, traditionnelle et sévère. 
Gautier rencontre, aujourd'hui, les mêmes difficultés avec mon papa que moi au même age. Cet été, par exemple, mon père, en plaisantant, lui a botté les fesses. Quelques jours après, dans des circonstances identiques, Gautier a botté les fesses de mon père, a été grondé et puni au nom du respect de l'adulte. Il a aggravé la punition en contestant ce postulat et en demandant à mon père s'il pensait vraiment qu'il devait respecter un adulte qui ne le respectait pas en tant qu'enfant....
- la seconde, c'est que je pêchais souvent par envie de bien faire. Souvent, j'arrive assez bien à accueillir les émotions de mes amours. 
Mais comme j'essaie de comprendre, je pose des questions. Et du coup, je peux avoir l'air de questionner le bien-fondé de celles-ci. Donc, je travaille à strictement accueillir leurs émotions, à leur proposer simplement une présence bienveillante sans questions ni propositions intempestives de solutions.


Par contre, l'effet "retour de baton", c'est que dés que nous nous relâchons, les enfants nous rappellent à l'ordre. "t'as rien compris au CD, il faut vraiment que tu les réécoutes".
;-)
Vous pouvez vous procurer les livres et CD ici.

Vous connaissez la méthode Faber et Mazlish? Vous pratiquez?




vendredi 3 mars 2017

Nos jours heureux - février 2017

En février:



* j'ai fait du sport, comme remède à l'hiver qui n'en finit pas, à la fatigue qui s'installe, aux virus qui traînent. J'ai couru, j'ai nagé, j'ai fait du yoga et de l'acro-yoga et, qui l'eut cru, je me suis mise au fitness avec les vidéos des Fitness master class de Lucile Woodward.



*sur l'inspiration du blog et compte Instagram, Porridge Lab, j'ai testé de nouvelles variantes de mes porridges du matin. Entre fleur d'oranger, cannelle et orange rôtie et cacao, poire, gingembre, mes matins vibrent de saveurs.

* J'ai cousu pour mes garçons. Et j'ai cousu pour moi. Et loin de tout projet #jecoudsmagarderobecapsule2017, j'ai rêvé de robes longues, brodées, à la Alabama Chanin.

* le jour de la Sainte Aimée, Amaury et moi avons fêté nos 15 ans ensemble. 💑



* j'ai rejoint mes amours en Baie de Somme où ils se sont repliés, après que les personnes avec qui nous devions échanger nous aient oublié!


mercredi 1 mars 2017

Lathelize printemps 2017 - gilet cannelle

Cet hiver, Christelle m'ayant gentiment offert son patron, j'avais cousu un gilet Cannelle, d'un beau vert sapin lumineux.


Ce gilet, je l'ai porté, je le porte très fréquemment. 
Je le trouve parfait! A cheval, entre le formel et l'informel, confortable et joli.
J'ai donc cousu une deuxième version dans une maille un peu plus souple, dans une maille reprenant ce paradoxe du formel informel, bref dans une maille sweat avec du lurex.
Et ce gilet sera le veste du défi #jecoudsmagarderobecapsule2017.


J'aime autant mon deuxième cannelle que le premier. Et j'imagine qu'il y en aura d'autres versions.
Du coup, je me demande pourquoi ce patron n'est plus cousu, plus montré?