mardi 30 août 2016

24 mois d'échanges de maisons : un bilan

Avec 8 échanges au compteur ( dont 2 où nous avons prêté la maison sans rendre chez nos hôtes) , sur 24 mois, nous nous posons la question de nous réabonner.

Stanislas à Amsterdam, dans un chouette appartement familial. Avec chat hargneux à nourrir.

Nous apprécions beaucoup de voyager sous cette forme là : tous nos échanges ont été de merveilleux moments, notre maison nous a, à chaque fois, été rendue pimpante.
Nous aimons beaucoup nous retrouver au cœur de la vie des familles, des quartiers : c'est très rafraîchissant ; c'est très enrichissant.


A Utrecht, une adorable et minuscule maison.

 L’échange de maisons a aussi quelques limites.
Pour commencer, je n’ai que 5 semaines de vacances, en tout et pour tout. Ceci limite forcément le nombre d’échanges possibles par an. Alors que nous avons beaucoup plus de sollicitations. Nous avons donc fini par prêter notre maison sans contrepartie.
 Et bien, croyez-le ou non, nous avons retrouvé notre maison dans un état...discutable. Cela crée un peu de frustration!
Ensuite, il y a une pratique sur ces sites qui me gêne beaucoup, consistant à envoyer des propositions en masse et à jouer la vitesse. En gros, si vous n’avez pas répondu sous 2 heures, vous pouvez faire une croix sur la proposition. Et comme chez nous, les échanges et les vacances sont des choses sérieuses qui se discutent posément, en famille, autour d’une mappemonde, nous nous heurtons souvent  une fin de non- recevoir.


Enfin, il y a finalement un certain nombre de maisons qui sont « not suitable for children », un certain nombre de personnes qui ne lisent pas les fiches sur la maison ( lesquelles sont très détaillées sur les équipements, la surface…) et qui récriminent.



 Une merveilleuse et gigantesque maison, à Bruges. Avec gentil chat à câliner et poêle à bois pour se chauffer.

Nous avons donc décidé d'interrompre notre abonnement et d'essayer d'échanger notre maisonnette de la Baie de Somme via mon blog ( avis aux amatrices!)
Et nous aimerions aussi tenter le camping-car...


samedi 27 août 2016

le 30ème kilomètre - le défi sportif de l'été

 Cap de courir plus de 330 kilomètres en moins de 8 semaines?


Bon, je crois que vous savez ce que j'ai répondu à ce nouveau défi d'Anne. ;-)
Alors cet été, j'ai couru, presque 400 kilomètres.
 J'ai couru sur les hauteurs de Lyon, j'ai couru sur le sable en Baie de Somme, j'ai couru en Bretagne,  en Essonne, j'ai couru sur les volcans, j'ai couru dans les Yvelines, j'ai couru à gauche en Angleterre, j'ai couru sous le soleil et sous la pluie.
J'ai alterné les chaussures, selon les parcours ( des Salomon X-scream, des Salomon X-tour- mes pref' de pref', et des Asics), j'ai lavé et relavé mes leggings.
J'ai été piquée par une guêpe à l’œil et ai passé les 15 jours suivant avec un remarquable coquard. J'ai eu mal, un peu, à la cheville droite.


Et vous savez quoi? Il y avait aussi le défi sunshine, pour faire plus de sport tout simplement! 
Alors j'ai fait du vélo et du vélo d'appartement, j'ai joué au foot avec mes fils, j'ai fait du yoga évidemment et de l'acroyoga, j'ai marché des kilomètres, j'ai remonté des rivières en kayak, j'ai plongé dans l'océan et dans la Manche, j'ai essayé le paddle et le yoga sur paddle, nous avons sillonné Londres en trottinette...
Et j'ai carrément envie de me mettre à l'escalade, au kung-fu et au trapèze. Et reprendre la natation aussi.


Du coup, je crois que je suis prête pour les 2 courses que je fais en septembre. La première sera le trail de la côte d'Opale, 31 kms de sable, de galets et de bras de mer. Et 921 mètres de dénivelé positif...Je dois dire que cela m'inquiète un peu.
Et Amaury a envie de faire la course de notre village ( 10 kms sans difficultés, 15 jours après).


Et vous, l'été a été sportif?

mercredi 24 août 2016

Nos jours heureux - avant que l'amer nous sépare : un morceau d'été en Angleterre...

Il était question d'azur et de l'or des champs brûlés par le soleil, du vert sombre des feuilles que le vent secoue, du bleu de Prusse bien caché dans les franges des nuages, du sépia des maisons.


Longtemps, bien longtemps avant le brexit, nous avions décidé de partir en Angleterre. Il faut dire que mon amie Mathilde avait proposé de nous laisser sa maison pendant ses vacances en France et que ce ne sont pas les manchettes agressives des tabloïds appelant à renvoyer tous les citoyens européens chez eux, qui allaient nous effrayer.



Nous avons pris la mer, un jour de grand vent, par le ferry de Dunkerque où nous attendaient l'odeur de graisse chaude et de mazout, l'odeur des embruns et des frites, l'odeur de l'aventure.


Le bleu très doux des falaises de Douvres nous a accueilli.

Et ensuite:
- nous avons sillonné la ville sur nos trottinettes, profitant des multiples pistes cyclables et du fait que la Tamise soit bordée, sur ses 2 rives, de chemins sur des distances incroyables.



- nous avons pris et repris les bus à 2 étages pour le plaisir de se voir la ville de haut ( bien moins efficace que le train ou le métro mais tellement agréable). Et aussi, le riverbus.

Accessible avec votre oyster card. Attention, contrairement aux bus et aux métros, les enfants paient.

- nous avons visité Stonehenge, incroyable de majesté, et Brighton, aux vagues turquoise et à l'horizon émeraude. Et assisté à la relève de la garde, à Buckingham palace.

en juillet et aout, tous les jours, à 11h, devant Buckingham Palace. Arrivez bien en avance!





- nous avons traqué les dream jars du bon gros géant, astucieusement placés par l'office du Tourisme dans les endroits incontournables, puissantes motivations pour les enfants.



Hyde Park


Richmond Park


Holland Park

- nous avons dessiné, lu, joué au foot et aux échecs, fait la sieste ou pique-niqué dans presque tous les parcs de Londres. 
Et avons décerné la palme du plus beau parc à Holland Park, la palme du plus beau potager au Walled garden de Fulham palace, la palme du parc le plus agréable à Regent Park, la palme du parc le plus sauvage à Richmond Park et à ses cerfs.

- nous avons admiré les graffitis de Shoreditch, humé les épices à Brick Lane.







- nous avons dégusté les merveilleux légumes bio déposés devant notre porte, et mangé des fish and chips, encouragé les équipes d'aviron et apprécié la vie du très chouette quartier de Putney. Putney est à la fois calme et vivante, elle donne sur la Tamise et a un superbe common, dispose du métro, du train et d'un réseau de bus très dense. 

-nous avons beaucoup aimé ce temps hors du temps, cet étranger familier. 

Nous avons voyagé avec les ferries DFDS, de Dunkerque à Douvres à l'été et de Douvres à Calais pour le retour.
Nous nous sommes stationnés, gratuitement, sur common road, le long des commons de Barnes.
La maison qu'on nous avait prêté était située tout près de Putney Bridge. C'est à notre sens un endroit idéalement situé pour explorer Londres en famille.
Nous avons sillonné la ville en bus à 2 étages, munis de nos Oyster cards.

lundi 22 août 2016

Ma poubelle & moi : chausse-trapes, business et green-washing

Dans le parcours pour diminuer notre impact environnemental, il y a quand même un certain nombre de choses qui nous interpellent.


Par exemple, je trépigne régulièrement dans les allées de notre magasin bio. 
En effet, en y regardant de près, j’ai découvert que la plupart des aliments proposés en vrac sont produits…en Chine. J’étais scandalisée. D’autant plus, que ces aliments (mogettes ou flageolets, lentilles, boulgour, épeautre) pourraient (devraient) être locaux.
En cherchant bien, j’ai fini par trouver ces mêmes aliments produits en France. Mais dans des sachets plastiques de 500g.
Je soumets la question à votre grande sagesse et surtout à votre bon sens : vaut-il mieux pour notre environnement acheter des aliments bio, en vrac et produits en Chine ( ou dans des pays lointains : les lentilles corail viennent du Kenya) ou des aliments bio, produits en France et vendus en sachets de plastiques ?
J’ai écrit, déjà 2 fois, à cette chaîne de magasins bios pour les interroger sur leur politique d’approvisionnement. Sans réponse à ce jour.


Autre agacement récurrent, le suremballage de certains produits bio, la plupart du temps dans des emballages plastique.
 Je me demande la raison de celui-ci : soucis de qualité accrus par l’absence de conservateurs ou méconnaissance des impacts environnementaux du suremballage (sans parler de la question de santé publique liée à l’emballage des aliments dans du plastique)?
J’écris parfois aux fabricants pour avoir des explications. La plupart du temps, sans réponse.
Seule l’entreprise Arcadie (les épices bio et les tisanes Herboristerie Française) m’a répondu. Ce qui m’a permis de mieux comprendre les enjeux d’emballage liés à leurs métiers ( cf l’interview de leur responsable commercial publié ici le 27/06/2016).
Je tiens à souligner les initiatives des marques Lima et Danival qui se sont engagées dans des politiques de réduction des déchets et proposent aux magasins de mettre des bornes de collecte des emballages de leurs produits usagés.

Qu’en pensez-vous ? Je suis la seule à m’agacer sur ces sujets?


Militons, militons ! Posons des questions, demandons des comptes !

jeudi 4 août 2016

Lathelize printemps-été 2016 - Hamac, le pantalon

Pour cet été, ses multiples aventures, j'avais besoin d'un pantalon à tout faire, facile à mettre, facile à retrousser, confortable et joli. Une alternative plus chouette qu'un legging noir, en résumé.


En termes de couture, mon pantalon est d'une simplicité toute japonaise : 2 pièces, une ceinture élastiquée.
Le tissu est un joli chambray, finement rayé, très beau, dormant dans mon armoire depuis plusieurs années.

Mais il est porté et apprécié. Que demander de plus?


lundi 1 août 2016

Nos jours heureux - juillet

En juillet est toujours un mois très spécial.
Souvent, les enfants sont absents ; très souvent, nous croulons sous le boulot ; parfois, il fait beau et les jours sont longs ; quelquefois, nous titubons de fatigue.


Cette année, en juillet :

* avons déposé les enfants à coté de Lyon chez mes parents, l'occasion de courir dans les Monts d'Or et de se repaître d'abricots du jardin.

* j'ai ( beaucoup) anticipé la fin de nos travaux ( puisque le chantier est abandonné depuis avril et que nous sommes désormais en justice) en chinant un miroir et en profitant des soldes pour acheter du linge de maison bio. Je crois que nous avons vraiment besoin de nous ré-approprier la maison, quelque soit son état. Et pendant ce temps, la procédure judiciaire court toujours avec interdiction pour nous de toucher quoique ce soit :-(


*Je me suis lancée le défi de peindre le ciel chaque soir. Et, cela prend tournure.
* Les correspondances estivales ont repris.


* J'ai emmené mon équipe à la campagne pour réfléchir, avec mon équipe, à l'énorme impact du digital sur notre métier.



* nous avons repris nos explorations en kayak sur la Somme. Et avons profité de la plage pour reprendre l'acro-yoga.



* Amaury m'avait concocté un week end d'anniversaire génial, entre kayak et bivouac, à la Pointe du Raz.

* Nous avons récupéré nos poussins sur l'île d'Oléron et en avons profité pour flâner.

* et nous avons embarqué sur un ferry pour explorer l'Angleterre, et Londres notamment.

jeudi 21 juillet 2016

Entre Tennessee et Karelie - une robe brodée

Je continue l'exploration du magazine Ottobre women 2014/2, qui est remarquable de qualité. J'ai déja cousu la robe wax ici, le short là, et j'ai bien l'intention de coudre encore le blazer comme le tee-shirt émeraude et le petit haut tout simple. Mais, cette robe, et surtout la broderie, m'a demandé 18 mois!


J'avais envie aussi d'essayer la robe Tennessee, une robe en jersey avec des épaules un peu tombants, un corsage près du corps et une jupe froncée.
Elle me paraissait être la robe de plage parfaite ( ou une parfaite chemise de nuit, comme doit le penser une fidèle amie et lectrice qui se reconnaîtra).


J'ai enlevé les poches parce que je trouvais leur emplacement et leur forme curieux. 
J'ai mis des fronces simplement sur les hanches parce que cela correspond mieux à la morphologie.
Elle a été cousue en un après-midi couture avec la Choufleur.


Et comme toujours lorsque je couds du jersey, j'ai voulu ajouter de la broderie.
Cette fois, point d'Alabama Chanin, un motif finnois, trouvé dans le livre de la broderie de Mary Gostelow ( acheté 1€ à la braderie de la bibliothèque :-)). C'est un livre magnifique, bien que la maquette soit un peu datée, qui reprend, pays par pays, les motifs traditionnels de broderie.


J'ai opté pour un délicat motif de fleurs, de volutes et de feuilles, très représentatif de la broderie blanche de Finlande qui était exécutée au point chaînette sur de la batiste. Une fois (re) lancée, il ne m'a fallu que quelques allers-retours au boulot pour terminer la broderie.


Bon, ce qu'on peut dire c'est que c'est une robe confortable, discrètement féminine, que je porterais volontiers le week end.
Vous en pensez quoi?