dimanche 29 juin 2014

Interstice # 3 - Anémone - le sweat

Vous n'allez pas en croire vos yeux : j'ai cousu quelque chose ni gris, ni blanc, ni marine. Et encore plus incroyable, cette chose est...rose!


En fait, quand j'ai acheté le tissu sur internet, il était vendu sous l'appellation " rouge clair", définition qui m'allait. Une fois reçu, indéniablement, il était rose, très rose même.


en version "dress down", avec un jegging enduit et des runners

J'avais envie d'en faire un sweat, celui coloré que j'ai appelé de mes voeux tout l'hiver pour égayer mes tenues sombres. J'ai longuement hésité entre Jagua de Blousette Rose, gentiment offert par Thia et Erika, République, déja testé et approuvé. Et j'ai opté pour la délicieuse encolure carré du haut Erika.

J'ai utilisé une méthode expérimentale mais manifestement plus efficace pour coudre cette satanée encolure carrée. Il n'y a qu'un angle qui ne soit pas parfait. Waki m'a depuis donné un truc, qu'il faut que j'essaie!


en version "dress up", avec une jupe noire, des escarpins et un collier, façon Jackie K.

J'ai allongé un peu les manches. 
Et puis, pour habiller ce sweat un peu simple, j'ai dessiné, appliqué et brodé une anémone. J'aime beaucoup les anémones avec leurs jolis pétales ronds et leurs graphiques pistils noirs.


Et d'un point de vue wearability project?
Mon sweat est :
- seyant : 2,5. L'encolure est jolie et la forme ample encore amplifiée par l'épaisseur du molleton!
- polyvalent: 3,5. Assez, je trouve, bien que ce soit un sweat shirt. La jolie encolure et la fleur brodée y sont pour beaucoup.
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 4. Avec la grande majorité de mes bas qui sont gris, noir, beige ou blanc
- confortable : 5. Totalement.

Contre toute attente,  et comme sa note de 15 le dit, j'adore mon nouveau sweat et suis définitivement conquise par le haut Erika

samedi 28 juin 2014

Lathelize, jour après jour - la frénésie de juin

Je vais finir par prendre en grippe le mois de juin et son cortège infini d'obligations, doublé, cette année, de lourds défis professionnels. Et de l'arrivée de Rintaro, notre étudiant japonais.


Jupe longue /Départ pour un déplacement en Arles : Tunique à carreaux et veste spencéo








50 nuances de gris- la jupe /
Mon appareil photo a fait ce que je n'ai pas osé faire : il a claqué la porte et est parti faire pour 3 à 4 semaines de réparation. Il y a eu quelques jours sans puis mon beau-père m'a gentiment dépanné en me prêtant son petit appareil.


La jupe rétines et pupilles avec un cache coeur en jersey et un spencer publié à la rentrée/ la même avec un débardeur parme et un gilet ravissant (Antoine & Lili) 


La jupe lisette que j'ai raccourcie (trop?) depuis l'an dernier / jupe en wax prochainement publiée


La même ( j'aime son tissu, sa forme, tout!) / robe en lin noire (cousue en 2009 et non publiée)

Robe sepia et veste publiée à la rentrée/ robe Chrysanthème


vendredi 27 juin 2014

Art journal 2014 - juin

En juin, j'ai énormément travaillé, j'ai beaucoup pâti de la grève SNCF, je me suis épuisée à faire bonne figure aux fêtes, kermesses et goûters.
Et j'ai très peu sorti mes pinceaux.
D'autant plus que je me suis prise de passion pour le hand lettering (la nouvelle façon tendance pour parler de calligraphie).







jeudi 26 juin 2014

Huit ans ! Six cadeaux à gagner

Voila huit ans que je blogue! Il y a eu des années de dessin, des recettes de cuisine, puis de la couture, puis un peu de tout cela aussi. Il y a eu de merveilleuses rencontres, des trocs, et des commentaires qui font avancer...


Pour vous remercier, j'ai décidé d'offrir 6 cadeaux surprise (6 cadeaux pour 8 ans, c'est d'une logique rare).

Pour participer :
- laissez un commentaire avant le 15 juillet. Le message doit contenir une adresse mail valide car je ne peux pas les récupérer avec blogspot)

Et je suis en train de travailler à un blog pro qui mêlera management, gestion des ressources humaines et formation professionnelle...le tout commenté de l'intérieur de l'entreprise.

Et me voilà repartie pour 8 années supplémentaires!

lundi 23 juin 2014

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 7

C’était un dimanche. Je savais qu’il faudrait encore une fois que je m’arrache à vous, que je quitte cette chambre pour regagner notre appartement, qu’il faudrait que j’affronte la nuit. Qu’il faudrait que je me lève, que je m’habille et que j’aille travailler. Qu’il faudrait que je dise la criticité de ton état et que je m’organise.
J’ai envoyé un mail à la DRH dont je dépendais. Les mots s’emmêlaient dans ma tête, c’était comme si l’écrire, le dire à de tierces personnes rendait les choses réelles, définitives même. 
Nous avons appris, samedi 13 mars, que Stanislas avait une leucémie aigue.
Son traitement a commencé dimanche 14 mars après transfusion et sans attendre les résultats des analyses.
Nous nous préparons, dans le meilleur des cas, à des mois de lutte.
Isabelle

Quand j’ai été sure qu’il ne se passerait plus rien ce soir-là, j’ai quitté l’hôpital et je suis rentrée à pied. J’ai appelé ton oncle, Guigou et ma voix s’est brisée. J’ai pensé à mon autre frère qui devait s’envoler quelques jours plus tard pour le Japon et me suis demandée si je devais le laisser partir dans une bienheureuse ignorance.
J’ai poussé la porte et j’ai haï violemment cet endroit, où tout me ramenait à toi. J’ai eu envie de faire un grand feu et de contempler notre vie partir en fumée.
Au lieu de le cela, j’ai appelé mon amie Mélanie. Elle était à Paris, au restaurant. Très loin, très doucement, elle a trouvé les mots qui apaisent et j’ai pu me glisser dans le sommeil.

Le lendemain, à l’aube, j’ai enfourché mon vélo et dans le vent qui fouettait mon visage, j’ai pleuré.

Quand mon chef est arrivé, en quelques mots, je lui ai expliqué la situation et je suis repartie, avant que les autres salariés n’arrivent.

La journée s’annonçait sans fin entre les divers rendez-vous qu’il nous fallait honorer : anesthésie, équipe médicale encore, assistante sociale.
Je serrais dans ma main un de mes colliers que tu voulais porter. Un petit pendentif en forme d’étoiles. Et quand je l’ai passé autour de ton cou, j’ai espéré que quelqu’un, là-haut, veille sur toi.

Pendant cinquante jours, chaque jour allait se réveler pire que le précédent.

dimanche 22 juin 2014

Mais comment font-elles? Les secrets d'organisation du labo d'Isa

Le labo d'Isa, c'est de la couture pour enfant à la fois stricte pour la ligne et joyeuse pour la couleur, c'est de la couture femme qui m'inspire à tous les coups, ce sont des photos lumineuses et douces, merveilleusement composées. Le labo d'Isa, c'est surtout Isa, qui nous livre aujourd'hui ses secrets d'organisation.



Quand crées-tu ?

Le plus souvent, je m’installe derrière ma machine à coudre le soir ou le WE. Je dois en effet concilier la couture avec mon boulot d’architecte. Mais je réfléchis constamment à mes futures créations… Je dis souvent que je couds deux fois un vêtement : une première fois dans ma tête et une seconde fois à la MAC ! Il m’arrive même de coudre dans mes rêves (surtout à mes débuts)… Je suis une grande impatiente : je laisse rarement un travail en suspens et m’attaque aux plus grands projets quand je sais que j’ai plusieurs heures devant moi, surtout pendant les vacances…



Quelles sont les conditions d’une séance créative réussie ?

Je n’ai toujours pas compris la règle… parfois, ça marche d’enfer et parfois, c’est la catastrophe… c’est le côté obscur de la couture ;-) Quand ça ne marche pas, ce n’est pas la peine d’insister, si l’inspiration n’est pas au rendez-vous ou que la MAC fait des siennes, je quitte mon atelier. Par contre, quand j’ai le feu sacré, je ne peux plus m’arrêter, le temps est comme suspendu ! Et c’est parfois les petites séances improvisées qui débouchent sur les plus jolis résultats…







Tu nous montrerais ton espace couture ?

J’ai la grande chance d’avoir mon petit atelier… C’est un espace lumineux et coloré. Je l’adore : c’est mon univers et je m’y sens bien ! Il est petit mais il a tout d’un grand… Par contre, pour un maximum de fonctionnalité, j’essaye que chaque chose soit à sa place. Les tissus sont « rangés » dans une vieille armoire de famille, les chutes et restes de tissus sont stockés dans des caisses par couleur, les patrons sont triés dans des enveloppes, … ainsi, j’ai tout sous la main ! Dernièrement, j’ai ajouté une table de découpe en face de ma table de travail. Mais pour les petites pièces et les vêtements d’enfant, je préfère toujours utiliser ma planche à repasser…




Quelles sont tes inspirations ? Comment les idées te viennent-elles ?

Dans la rue, dans les magazines, sur les blogs, sur Pinterest, … tout est source d’inspiration ! Souvent, c’est aussi le tissu qui me donne de l’idée. Mais surtout, j’adore la récupération : je recoupe souvent dans des vieux vêtements. Dans ce cas, c’est la pièce de base qui stimule mon imagination. La taille du vêtement existant, la couleur, les motifs me guident vers la tenue à (re)créer. De la contrainte naît l’idée… j’adore ça !




As-tu un petit secret à nous confier pour être plus créative ?


Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de sortir de sa zone de confort, il faut oser et parfois…se tromper !
 Le labO*, c’est la première lettre de chacun de mes enfants (Lucie, Antoine et Baptiste) et le O pour Ose !!! Un labo c’est aussi un lieu où l’on fait des expériences, des essais qui débouchent parfois sur des sacrées découvertes…ou des parfaites déconfitures ! 
Pour stimuler la créativité, je retiens deux expressions : « La créativité, c’est inventer, expérimenter, grandir, prendre des risques, briser les règles, faire des erreurs et s’amuser » (MARY LOU COOK) et « De la contrainte naît la créativité »…




Vous pouvez la retrouver sur son blog le labo d'Isa.


samedi 21 juin 2014

La médiation entre enfants, un article de Brigitte GUIMBAL dans PEPS Magazine, le magazine de la parentalité positive

Cet article m'a nous a fait réfléchir, je vous en propose une synthèse. Si vous voulez aller plus loin, je vous recommande vivement ce numéro de PEPS magazine consacré aux punitions et aux récompenses.


"Lorsque nous étions enfants, que se passait-il lorsqu'il y avait des conflits? Le plus souvent, les adultes se faisaient une idée de la situation, décidaient de la solution et l'appliquaient. 
Pour les enfants, une telle manière de faire peut conduire à plaider sa cause et à accorder plus de crédit à ce qui peut convaincre l'adulte qu'à ce qui s'est passé, jusqu'à croire en sa version déformée de la réalité.

1. Ecouter l'enfant lésé:
Dans ma position de médiatrice, je montre beaucoup d'empathie et j'essaie de réparer. Je vérifie ensuite si cela convient à l'enfant lésé. J'ai pu constaté que les autres enfants étaient  dans une attitude d'attente inquiète. Le fait qu'un adulte juge et punisse un autre enfant est une source de stress pour tous les enfants témoins.
Ecouter l'enfant qui pleure conduit l'enfant qui l'a blessé à écouter aussi : c'est un moyen efficace pour réveiller l'empathie et amener l'enfant à prendre conscience de ses actes.
Ma démarche en qualité de médiatrice n'est pas de résoudre le conflit mais de permettre aux personnes concernées de trouver elles-mêmes une solution. Je me présente comme impuissante à trouver une solution à leur place.
Je m'assure que tous les points de vue ont bien été entendus. Finalement cette posture d'impuissance est très puissante.
2. Croire en la capacité des enfants à trouver eux-même une solution
La position d'impuissance que j'adopte prend appui sur la confiance en la capacité des enfants à trouver eux-mêmes une solution.
Lorsque les enfants se sentent investis de la mission de résoudre le conflit, leurs attitudes changent beaucoup. Ma présence, comme tierce personne neutre, facilite la communication. je montre mon désir de comprendre, je les encourage à parler de ce qu'ils ont réellement vécu pour transformer le jugement en information utile.
Une réunion de médiation commence toujours en exposant objectifs . L'important est de parler de ce qui s'est réellement passe et de comment les personnes concernées l'ont vécu. Il faut laisser chacun aller au bout de ce qu'il a à dire sans l'interrompre. J'utilise parfais un baton de parole.
3. L'indéfectible bonne volonté des enfants :
Les enfants réussissent assez facilement à parler de ce qu'ils ont vécu en restant sur les faits et les ressentis. Ils ont une importante capacité à faire preuve de compréhension.
Mon objectif en qualité de médiatrice est de créer une atmosphère aussi sécurisante que possible. Je me réjouis ostensiblement de la coopération, je l'encourage et manifeste aux silencieux mon désir de savoir ce qu'ils en pensent.

La médiation permet de mettre les enfants dans une situation de puissance et de mettre en avant leur  désir et leur capacité à résoudre les conflits."

jeudi 19 juin 2014

Vaporeuse - la robe portefeuille Airelle

Elle débloque, devez-vous penser? Airelle, chez Deer&doe, c'est une blouse, avec un col et des manches. Oui, mais voila, moi, je voulais en faire une robe vaporeuse, une robe portefeuille un peu loose, la robe idéale un jour de canicule.


Mon inspiration, c'était quelque chose comme ça :


J'avais un voile de coton, très fin, totalement transparent donc,  de mauvaise qualité  ( comme l'adaptation tenait de la voltige, j'avais dans l'idée de faire une toile mais une toile portable si vous voyez le concept ;-)), avec un joli imprimé et une popeline de coton blanche
La popeline est TRES spéciale. Quand mon frère s'est marié dans la Drôme, l'église sur laquelle ils avaient jeté leur dévolu était en piteuse état. Maman a donc acheté des dizaines de mètres de tissu blanc qu'elle a cousu pour faire de gigantesques rideaux et caché et les murs.
Et qui a hérité de la moitié de cet ouvrage? Bref, je crois que j'ai assez de tissu blanc pour les quelques prochaines années!

En version "mais elle est où la plage?" avec capeline en paille et espadrilles


Bref, j'ai pris Airelle, j'ai sauvagement raccourci car je voulais une robe avec une taille un peu haute
Pour dessiner les devants, j'ai pris la largeur totale du dos comme largeur de référence pour le devant.  J'ai prolongé la ligne de l'encolure jusqu'en bas. J'ai cousu ce haut cache-coeur, court et sans manches, dans le voile et dans le tissu blanc. Je les ai assemblés l'un avec l'autre. Et j'ai fini les emmanchures au biais.




en version " au boulot, en plein été" avec ceinture, escarpins gris et gilet assorti, car on ne doit jamais montrer ses bras dans l'entreprise où je travaille ;-) ( règle non écrite mais parfaitement suivie)



J'ai dessiné une jupe évasée, que j'ai coupé et cousu deux fois, une dans le voile, une dans le tissu blanc, la blanche un peu longue que celle en voile pour un effet "jupon". J'ai cousu les deux jupes ensemble, juste à la taille.
J'ai cousu les jupes aux hauts, puis j'ai cousu un élastique à la taille. 
J'ai fait un ourlet à la jupe en voile et fini la jupe blanche avec un biais gris.


En version "baptême chic", avec ceinture, mes chaussures de mariée et fleur en tissu assortie au rouge à lèvres.


Et pour finir, comme j'aime vraiment mon masque de Carnaval, je vous le re-montre


Et voila le travail, soit la toile la plus longue du monde!
En termes de wearability project, ma robe est :

- flatteuse : oui en dépit des réticences que j'avais sur la taille élastique. Pourrait sans doute être un peu plus ajustée pour le haut.
- polyvalente : oui, je trouve. Cela doit dépendre aussi du tissu retenu (évidemment!)
-compatible : oui, elle est dans des tons neutres qui vont avec tout.
-confortable : absolument!
Je suis dans un jour optimiste car je trouve que son 19/20 ne reflète pas complètement ce que j'en pense. Je pense que sa "juste "note est autour de 16/17 et reflète sa fréquence de sortie!

A votre avis, j'en fais une version finalisée pour l'été ou je passe directement à la version automne-hiver en ajoutant des manches?