samedi 21 juin 2014

La médiation entre enfants, un article de Brigitte GUIMBAL dans PEPS Magazine, le magazine de la parentalité positive

Cet article m'a nous a fait réfléchir, je vous en propose une synthèse. Si vous voulez aller plus loin, je vous recommande vivement ce numéro de PEPS magazine consacré aux punitions et aux récompenses.


"Lorsque nous étions enfants, que se passait-il lorsqu'il y avait des conflits? Le plus souvent, les adultes se faisaient une idée de la situation, décidaient de la solution et l'appliquaient. 
Pour les enfants, une telle manière de faire peut conduire à plaider sa cause et à accorder plus de crédit à ce qui peut convaincre l'adulte qu'à ce qui s'est passé, jusqu'à croire en sa version déformée de la réalité.

1. Ecouter l'enfant lésé:
Dans ma position de médiatrice, je montre beaucoup d'empathie et j'essaie de réparer. Je vérifie ensuite si cela convient à l'enfant lésé. J'ai pu constaté que les autres enfants étaient  dans une attitude d'attente inquiète. Le fait qu'un adulte juge et punisse un autre enfant est une source de stress pour tous les enfants témoins.
Ecouter l'enfant qui pleure conduit l'enfant qui l'a blessé à écouter aussi : c'est un moyen efficace pour réveiller l'empathie et amener l'enfant à prendre conscience de ses actes.
Ma démarche en qualité de médiatrice n'est pas de résoudre le conflit mais de permettre aux personnes concernées de trouver elles-mêmes une solution. Je me présente comme impuissante à trouver une solution à leur place.
Je m'assure que tous les points de vue ont bien été entendus. Finalement cette posture d'impuissance est très puissante.
2. Croire en la capacité des enfants à trouver eux-même une solution
La position d'impuissance que j'adopte prend appui sur la confiance en la capacité des enfants à trouver eux-mêmes une solution.
Lorsque les enfants se sentent investis de la mission de résoudre le conflit, leurs attitudes changent beaucoup. Ma présence, comme tierce personne neutre, facilite la communication. je montre mon désir de comprendre, je les encourage à parler de ce qu'ils ont réellement vécu pour transformer le jugement en information utile.
Une réunion de médiation commence toujours en exposant objectifs . L'important est de parler de ce qui s'est réellement passe et de comment les personnes concernées l'ont vécu. Il faut laisser chacun aller au bout de ce qu'il a à dire sans l'interrompre. J'utilise parfais un baton de parole.
3. L'indéfectible bonne volonté des enfants :
Les enfants réussissent assez facilement à parler de ce qu'ils ont vécu en restant sur les faits et les ressentis. Ils ont une importante capacité à faire preuve de compréhension.
Mon objectif en qualité de médiatrice est de créer une atmosphère aussi sécurisante que possible. Je me réjouis ostensiblement de la coopération, je l'encourage et manifeste aux silencieux mon désir de savoir ce qu'ils en pensent.

La médiation permet de mettre les enfants dans une situation de puissance et de mettre en avant leur  désir et leur capacité à résoudre les conflits."

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