samedi 28 février 2015

Un rêve de potager : la saison est lancée!

Un samedi de février, alors qu'il faisait inhabituellement doux et que le soleil faisait une timide apparition, nous avons décidé que les auspices étaient favorables pour lancer le potager 2015.


Dans des boites d’œufs ( j'avais lu que les boites d'oeufs aisément biodégradables font des godets parfaits et qu'on peut les replanter tels quels), nous avons planté :
- laitue
- ciboulette
- basilic
- coriandre
- haricot ( parce que les graines étaient tellement belles qu'il était impensable pour Gautier de ne pas essayer tout de suite)
et nous les avons rentrés, les laissant en garde à Amaury pendant les vacances.


Nous en avons profité pour installer le premier big bag et quelques-uns de ses satellites selon la technique des lasagnes ( notre compost est malheureusement trop récent pour avoir pris sa place ).

Notre expérience de "poireaux éternels" est toujours en cours : je vous en reparlerai bientôt!

Bouquinons #62 : attention livres marquants!

 La patience du franc-tireur est une histoire d'art urbain, une réflexion sur l'influence et son pouvoir, une réflexion sur la responsabilité. C'est un livre qui se lit d'une traite. Les personnages ont une profondeur que je n'avais pas encore rencontrés chez Perez-Reverte.
A lire de toutes urgences!


Le passeur de Dieu est un livre un peu spécial, écrit par un journaliste ordonné prêtre à 40 ans.  C'est un livre dont j'ai détesté l'écriture, ampoulée et prétentieuse, un peu à la Beigbeder, un livre dont on se dit que l'auteur doit être odieux et confit de suffisance. Mais les dialogues sont de pures merveilles d'amour, d'empathie, de compassion. Les questions posées sont existentielles et les réponses apportées sont rédemptrices.
Bref, si vous êtes dans une phase de doute et de questionnement, prenez le temps de le lire et revenez me dire ce que vous en avez pensé!


Attention chef d'oeuvre! 
J'ai commencé par retour à Killybegs et ça a été un choc : la puissance de l'écriture, la densité des personnages et la prise de conscience de la saleté de cette guerre. Guerre si proche géographiquement, si récente, guerre si discrète...Retour à Killybegs, c'est l'examen de conscience d'un des leaders de l'IRA dont on apprend qu'il a fourni des renseignements aux Anglais pendant 20 ans, c'est le passage juste suggéré, si léger, de la loyauté à la trahison. D'ailleurs, est-ce vraiment une trahison et pas une lassitude?
Mon traître, c'est la même histoire racontée par un autre protagoniste.

mercredi 25 février 2015

A la recherche du patron de pantalon parfait # 3 : le pantalon japonais Female spring 2010

Nouvelle tentative avec un patron déja testé en 2012, patron issu du magazine japonais Female spring 2010. Ce n'est ni tout à fait le même ( il est plus ajusté, il a des poches italiennes, sa taille est légèrement plus basse), ni tout à fait un autre ( il est issu du même coupon de velours mille-raies noir, il a un zip sur le coté et une ceinture un peu large).


Même attention portée à la découpe pour avoir les poils du velours dans le même sens. Sauf qu'il manquait un morceau pour avoir la ceinture parfaitement dans le droit fil, donc vos yeux puristes noteront un délicat changement de teinte.
C'est un modèle que j'avais déjà cousu. Sobre, il ne présente aucune difficulté et a de jolies petites poches!
Le précédent était modérément confortable car, ne lisant pas le japonais, j'étais passée à côté du fait qu'il fallait un tissu avec un peu d'élasthanne.
Erreur évitée cette fois-ci.
J'ai découvert en faisait ces tests de pantalons que les coutures de coté se cousaient en point renforcé ( des points triples qui renforcent les coutures). Et oui, c'est basique mais je pense gagner en durabilité!

Ce pantalon a passé avec succès le "test du popotin", à savoir ne pas pocher, ne pas surdimensionner le dit popotin, ni le mouler de manière excessive. Le "test de la culotte" est également positif : agenouillée, la taille ne descend pas en-deça d'un niveau décent (et ne dévoile donc pas l'élastique de ma culotte).


Mon pantalon est :
- seyant: 4/5. Oui, je trouve qu'il met en valeur mes jambes et coupe affine le ventre.
- polyvalent: 3/5. Cette coupe me semble plus sportswear que la précédente. Qu'en pensez-vous?
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 5/5. Et oui, il est noir aussi!
confortable : 5/5. Effectivement, ce modèle requiert l'utilisation d'un tissu contenant un peu d'élasthanne. Cette précaution prise, il est parfaitement confortable.
17/20, c'est une réussite (je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de coudre des pantalons!)


Avant de passer au vote pour désigner un gagnant, je vais faire un dernier test en remplaçant :
- le patron Vogue V2948 (qui a mon grand regret commence après lecture minutieuse du tableau de taille en 36) par le patron de pantalon de base du livre japonais Blouse, skirts and pants. Mon patron préférée de chemise en est issu donc, très logiquement logiquement, j'ai très envie d'essayer le patron de pantalon ( qui commence en taille 5, alleluia)
- le velours noir par du velours kaki...

je vous laisse avec la photo floue du jour


La dernière fois


Aujourd'hui, demain ou hier, peu importe, j'ai vidé mon bureau, décroché la gravure qui trônait au-dessus de mon calendrier. J'ai rendu mon téléphone, vu détruire mes archives. J'ai retourné mes clés, mon badge, j'ai jeté mes cartes de visite.
J'ai fait le tour des bureaux. J'ai serré des mains, fait des bises.

Un peu plus tôt, j'avais réuni mon équipe.
J'ai dit mon immense fierté pour le travail accompli ensemble, depuis deux ans et demi. J'ai cité Mark Twain ("ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait") pour souligner l'exploit consistant à  déployer un dispositif de  de formation à distance dans une entreprise non connectée. J'ai souligné combien le lien que nous avions construit avec nos clients internes était fort et confiant.
J'ai dit ma conviction que le chemin pris était le bon, que les chantiers lancés seraient des succès.
J'ai dit merci à mon chef pour sa confiance, et merci aussi pour tout le reste.
Merci à ma garde rapprochée,  pour leur enthousiasme, leurs yeux pétillants et leur capacité de travail. Et aussi pour les litres de thé engloutis et/ou renversés et les kilos de chocolat noir.
Et merci aux hommes et aux femmes qui me rapportaient, qui ont, tous, donné beaucoup d'idées et d'énergie.
J'espère que le vent leur sera favorable et que les graines que nous avons plantés feront de gigantesques arbres.

Demain, je commencerai une autre aventure, je repartirai dans un tourbillon d'idées, de projets, de discussions. Mais ce soir, je suis triste, après douze ans, de quitter ce Groupe, et surtout les hommes et les femmes que j'y ai rencontrés et que j'ai appréciés.

lundi 23 février 2015

52 semaines, 52 gravures : un instant de calme- semaine 9

Un essai de gravure à partir d'une photo de catalogue ( feux les magnifiques catalogues papier Toast).
Impressions en noir sur papier de couleur et papier journal.



La plus claire est imprimée sans repasser de couche de peinture.


J'aime l'aspect très graphique de cette impression sur du papier journal.

Et le velouté de la peau , la douceur inattendue de celle-ci imprimée, contrairement aux autres, sur un papier parfaitement lisse.
( et si vous avez envie de prendre un cours de linogravure pour 5$, cliquez ici)

Retrouvez toutes les participations sur notre tableau Pinterest collectif.

samedi 21 février 2015

52 semaines, 52 gravures - semaine 8 : vintage

Cette semaine, le thème était "vintage". Vintage, vintage : j'ai pensé graver un combi VW, un patron 1950's...et puis j'ai opté pour une gravure beaucoup plus que vintage, désuète.


Je suis partie du portrait de l'actrice Marie Laurent fait par Nadar en 1856. J'aime énormément cette image, sa composition, les effets de lumière dans la cape, le peigne qui retient les cheveux...
Je l'ai peint plusieurs fois ; c'était l'occasion de la graver aussi.


J'ai déniché une plaque de verre, ce qui me permet de vous confirmer qu'étaler de l'encre sur une plaque de verre, bien l'étaler avec le rouleau encreur, encrer et presser, donne d'excellents résultats. Plus homogènes que le pinceau encreur ( ou qu'un morceau d'éponge).





jeudi 19 février 2015

Un caprice - la jupe en suédine

J'avoue, j'avais une furieuse envie d'une jupe en daim, loin, très loin de mon habituelle sobriété, envie à la durabilité toute relative.
Mais je n'envisageais pas une seconde d'acheter une jupe en cuir ( franchement contraire à nos convictions veggie) et pas un millième de seconde de dépenser, pour satisfaire ce caprice, une centaine d'euros.


J'avais un reste de coupon de suédine façon poulain, suédine dans laquelle j'avais taillé un sac il y a un an.
J'ai étudié les modèles des boutiques, le plus souvent un simple rectangle élastiqué.
Après un instant de réflexion, j'ai opté pour une doublure totale.

en version ville, avec une chemise Cacharel, un gilet court La redoute et des escarpins.

En termes de wearability project?
Ma jupe est :
- seyante : 2/5. Mettons que le fait qu'elle soit courte rachète le seyant tout relatif de la taille élastiquée conjugué à la raideur du tissu.
- polyvalente : 2/5. Sans compter que je me demande comment on lave de la suédine?
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 4/5. Indubitablement, elle est grise!
- confortable : 4/5. Ben oui, les tailles élastiquées ne sont pas seyantes mais sont d'un confort redoutable.

en version campagne, avec un pull Hermine de Pashmina, snood et bonnet tricotés par les copines et des bottines Guess.

12/20, je ne suis pas certaine qu'avoir cédé à un caprice ait été une excellente idée.
On s'en reparle au début du printemps?

mardi 17 février 2015

les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 24

Plusieurs fois, en nous connectant sur les ordinateurs mis à disposition dans les chambres, nous avions été intrigués par notre prédécesseur « onvagagner@mail.com ».
Papa et moi trouvions poignant et courageux ce choix d’adresse.

Onvagagner, c’était Lucas. C’était sa maman aussi, à l’hôpital avec lui. Et c’était ses frère, sœur, et Papa rester chez eux à Bourges.
Il avait 10 ans et un lymphome particulièrement virulent.
Et pourtant, soir après soir, il pliait des bateaux de papier pour t’inciter à prendre ton bain. Il te prenait sous son aile et jouait pendant des heures.

Rappelle-toi, on trichait de manière éhontée avec son oncle, en riant fort dans la salle de jeu. Et on riait encore plus fort en apprenant que celui-ci était procureur de la république.

Le quartier autour de l’hôpital était un gigantesque chantier. L’hôpital s’agrandissait, créait un centre pour le cancer du sein, rapatriait le service de réanimation. Toute cette poussière constituait un risque mortel pour vous, enfants malades et sans défenses immunitaires.
Et malgré toutes nos précautions, ce qui devait arriver arriva, et Lucas attrapa une bactérie qui se mit à lui grignoter les poumons.

Chaque jour, pendant plusieurs heures, en plus de son traitement, il devait se brancher à un aérosol et respirer. Personne ne savait exactement combien de temps il lui faudrait se plier à ce traitement ni s’il avait une chance de prendre le dessus.

lundi 16 février 2015

365 jours de yoga #10: faire du yoga au bureau

Avouez qu'après une journée de boulot, assis dans un siège, face à son ordinateur, vous êtes parfois si ankylosé(e)s qu'il ne faudrait pas vous demander de faire vos lacets! Aujourd'hui, Amaury vous propose deux vidéos testées et validées par ses soins.

Sa préférée est issue du 30 day yoga challenge. Erin Motz propose 10 minutes de yoga qui font vraiment du bien!

Encore beaucoup plus court, une vidéo de 3 minutes avec Mika de Brito.


Qu'en pensez-vous? En avez-vous d'autres à lui recommander?

dimanche 15 février 2015

Un rêve de potager #6 : des boutures partout

Pour meubler l'hiver et se dérouiller les doigts, Gautier et moi avons fait toutes sortes d'expérience de boutures. Arbustes, plantes grasses, tout ce qui est vert y passent : on coupe une branche ou plusieurs, on laisse tremper dans l'eau plus ou moins longtemps et quand il y a des racines, on rempote.


Avec du lierre:

Quelle hérésie, me diront tous ceux qui luttent contre l'invasion! Oui, oui, mais c'est pour les besoins de l'expérience...

Avec diverses plantes grasses:




Et expliquer beaucoup plus sérieusement par mon amie Anne, celle par qui tout ce jardinage a été initié...:


samedi 14 février 2015

52 semaines, 52 gravures - semaine 7 : My sweet valentine

Des petits cœurs imprimés, disséminés partout dans la maison pour célébrer l'amour...

Dessin fait par Gautier.

Retrouvez toutes les participations sur notre tableau Pinterest collectif.

jeudi 12 février 2015

A la recherche du patron de pantalon parfait #2 : le pantalon scooter Ottobre 2010/2

J'ai commencé par le moins risqué, un pantalon testé et re-testé, un magazine dont j'apprécie les coupes sobres et modernes et le tombé impeccable. Comme j'ai un gigantesque coupon de velours mille raies noir ( 98% coton et 2% élasthanne), j'ai décidé de faire mes deux premiers tests (et donc ma première comparaison) dans le même coupon. Et puis, avouons-le, on n'a jamais assez de pantalons noirs!


J'ai été très attentive à la découpe car le velours a un sens et qu'il m'est déjà arrivé de couper une moitié de jambe avec le velours dans un sens et l'autre moitié avec le velours dans l'autre sens.
Je suis allée exhumer mon encyclopédie de couture Burda pour réviser les différentes méthodes de pose de ceinture. Mais je dois être assez hermétique au langage Burda car à chaque fois que je consulte cet ouvrage, j'en ressors perplexe voire perdue! Je trouve les explications plus qu'elliptiques (1. coupez 2 épinglez 3. cousez  :-))et même en observant les photos, je ne comprends pas ce qu'il faut faire.
Bref.


Je me suis appliquée, j'ai tiré la langue, j'ai sorti mon découd-vite pour que tout soit parfait.
Il faut croire que j'étais distraite puisque j'ai monté-démonté trois fois la fermeture avant d'être satisfaite.

la preuve en image.


La taille est bien ajustée et ne baille pas :



Avec une marinière ou un pull marin, je trouve mon pantalon réussi.
Avec une camisole et un gilet, je trouve mon pantalon flatteur.
Avec une chemise, mon pantalon me contente.
Je me demande toutefois s'il n'est pas un peu grand sur le bas des hanches et à la base des cuisses...


Le pantalon réussit le "test du popotin", à savoir qu'il ne moule pas mais ne poche pas non plus. 
Vous devrez me croire sur parole, car ma dignité m'interdit de publier les photos, mais ce pantalon a également passé le "test de la culotte" : agenouillée, la taille est bien en place et ne révèle pas les petits picots de ma culotte Petit Bateau...



Mon pantalon noir # 1 est :
- flatteur : 3,5/5. Moi, j'aime et je trouve que ce pantalon, qui est à la base un panta-court juste sous le genou, gagne à être allongé. Comme son prédécesseur gris, j'ai eu des compliments à chaque fois que je l'ai mis. Il est cependant un peu grand au niveau des hanches et de la base des cuisses.
- polyvalent : 4/5. Oui, complètement. En plus, on ne le souligne pas assez mais le velours mille-raies, c'est drôlement douillet.


- compatible avec le reste de ma garde-robe : 5/5 : absolument, il est noir!
-confortable :  5/ 5 :oui, très. J'aime beaucoup ces pantalons avec une ceinture large, ni trop haute, ni trop basse par rapport à la taille et le zip sur le coté.
Sa note globale étant de 17,5/20, je n'ai pas d'inquiétude sur son avenir!

On finit avec la photo floue du jour, genre que je ne rate jamais!


Ma quête ne s'arrête pas là, je vous donne rendez-vous prochainement pour un nouveau pantalon noir en velours, qui devrait être un peu plus ajusté et avoir des poches!

mercredi 11 février 2015

Mercredi avec les enfants - un gateau extraordinaire

Prenez un gateau chocolat ( ici une recette de Cléa), faites cuire en pente, décorez-le, et profitez des étoiles dans les yeux de vos enfants...


Le camion et la signalétique ont été passés au lave-vaisselle. Les rochers sont des michoko coupés en deux et des pépites de granola maison.

mardi 10 février 2015

Art journal - janvier 2015

Une fois, deux fois, plusieurs fois, j'ai cherché fébrilement mon carnet de dessin dans mon sac. Rien. Pour honorer ces envies de croquer, ces instants volés, j'ai glissé à nouveau mon carnet et ma trousse.


Bien m'en a pris car janvier a finalement été fécond!