samedi 28 février 2015

Bouquinons #62 : attention livres marquants!

 La patience du franc-tireur est une histoire d'art urbain, une réflexion sur l'influence et son pouvoir, une réflexion sur la responsabilité. C'est un livre qui se lit d'une traite. Les personnages ont une profondeur que je n'avais pas encore rencontrés chez Perez-Reverte.
A lire de toutes urgences!


Le passeur de Dieu est un livre un peu spécial, écrit par un journaliste ordonné prêtre à 40 ans.  C'est un livre dont j'ai détesté l'écriture, ampoulée et prétentieuse, un peu à la Beigbeder, un livre dont on se dit que l'auteur doit être odieux et confit de suffisance. Mais les dialogues sont de pures merveilles d'amour, d'empathie, de compassion. Les questions posées sont existentielles et les réponses apportées sont rédemptrices.
Bref, si vous êtes dans une phase de doute et de questionnement, prenez le temps de le lire et revenez me dire ce que vous en avez pensé!


Attention chef d'oeuvre! 
J'ai commencé par retour à Killybegs et ça a été un choc : la puissance de l'écriture, la densité des personnages et la prise de conscience de la saleté de cette guerre. Guerre si proche géographiquement, si récente, guerre si discrète...Retour à Killybegs, c'est l'examen de conscience d'un des leaders de l'IRA dont on apprend qu'il a fourni des renseignements aux Anglais pendant 20 ans, c'est le passage juste suggéré, si léger, de la loyauté à la trahison. D'ailleurs, est-ce vraiment une trahison et pas une lassitude?
Mon traître, c'est la même histoire racontée par un autre protagoniste.

3 commentaires:

  1. j'ai lu retour à Killybegs, c'est drôle, je n'en ai pas gardé l'idée d'un chef-d'oeuvre ... j'ai trouvé l'analyse de la "trahison" grandiloquente, ça ne m'a pas parlé du tout ... un peu "cliché"

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    1. C'est pour ça que j'adore parler bouquins : les points de vue des autres lecteurs sont toujours enrichissants!

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  2. J'avais adoré retour à killibegs et j'ai pleuré à chaudes larmes pendant toute la représentation de mon traître aux bouffes du Nord l'an dernier. Je trouve que sorj chalandon rend bien la complexité des troubles qui ont secoué l'Irlande du Nord. Et le traître a la cause républicaine est il aussi traître a son peuple? Pas si sûr, c'est aussi sur ces traîtrise que la paix d'aujourd'hui s'est construite, que les enfants d'Ulster aujourd'hui vivent (presque) normalement, et ce ne sont pas les groupes paramilitaires qui ont achevé cela, eux qui, sans conflit, ne sont rien. Peut être faut il avoir vécu un peu en Irlande du Nord pendant les années sombres pour percevoir toutes ces dissonances, ressentir l'intensité des sentiments que chalandon décrit. Gilles n'a pas été emu par mon traître, qui, c'est vrai, etait donné dans une mise en scène tres minimaliste, mais il avait bien aimé retour à killibegs. Pour moi, ce sont des chefs d'œuvre, je suis vraiment heureuse de voir qu'ils t'ont plu!

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