mercredi 29 juin 2016

Du temps avec les enfants - pour une enfance joyeuse

Quand on est parents, chaque jour est une nouvelle aventure. Chaque jour nous apprend la difficile conciliation entre nos aspirations, nos principes et la réalité.


Amaury et moi essayons d'être des parents bienveillants. Amaury et moi lisons, écoutons, nous questionnons sur la parentalité, sur les moyens de rendre nos enfants épanouis. Amaury et moi rêvons d'accompagner nos fils pour qu'ils deviennent des hommes libres et droits.
On construit des équilibres subtils entre ce qu'on aimerait faire, ce que nous devons faire et ce que nous pouvons faire. On compose avec les caractères et les rêves de chacun, avec les chemins de vie et les parts d'ombre.

Il y a des jours brutaux où les garçons sont en colère, où l'on passe outre le fait qu'on soit déja en retard, que la SNCF fasse grève et qu'on nous attende en réunion, et où on s'assoie à coté d'eux, comme c'est écrit dans les livres pour leur dire, qu'on les comprend et qu'on va répondre à leurs besoins. Et où ils crient encore plus fort, se roulent par terre, nous traitent de tous les noms. Il y a des jours où on respire fort et on rêve soudain d'être en réunion avec des adultes policés.

Des fois, ça ne marche pas. Des fois,  les équilibres précaires se fissurent et s'écroulent. Des fois, être parent est frustrant.


A ce moment-là arrive dans la boite aux lettres, le hors-série Kaizen pour une enfance joyeuse.  
Et on se dit qu'on va commencer par remplir le diagnostic, à deux, pour croiser les points de vue, et en tentant de distinguer ce qui est permanent de ce qui est le fruit d'interactions avec l'environnement:
* nos fils sont-ils calmes ou hyperactifs ? Actifs, sans être hyperactifs
* nos fils sont-ils flexibles ou inflexibles? Flexibles.
* quel est leur niveau d'acceptabilité de la nouveauté? ils sont prudents.
* sont-ils persévérants ou prompts au découragement ? un de chaque, encore que...
* sont-ils sombres ou rayonnants? un de chaque, mais notre rayon de soleil subit actuellement une éclipse longue
* sont-ils réguliers ou irréguliers? en ce moment, en dents de scie
* sont-ils sereins ou hypersensibles? hypersensibles!


Ce qui nous interroge sur les points suivants :
- notre désastreux chantier de rénovation influe-t-il sur cet état des lieux ( et notamment sur l'humeur, la sensitivité et la régularité)? Probablement car nous vivons depuis un an dans des conditions très précaires.
- Les difficultés viennent-elles du fait qu'on les considère souvent comme un bloc ("les garçons") plutôt que comme des individus?
- Comment se débrouille-t-on pour grandir sereinement quand on porte en soi le souvenir de la maladie et de la mort?

Bon, rassurez-moi : chez vous aussi, c'est parfois le chaos?


lundi 27 juin 2016

Ma poubelle & moi # 19: la complexe question des contenants alimentaires

Interpeller un certain nombre d'acteurs sur le pratique d'emballage ou de recyclage faisait partie de mes bonnes résolutions 2016. Autant être honnête, la plupart des marques ne réponde pas...


Mais il arrive parfois de tomber sur des marques qui répondent, qui expliquent, qui détaillent...
Merci beaucoup à la société Arcadie ( épices bio Cook, tisanes bio l'Herbier français) et particulièrement à Jonathan Gillies, de m'avoir expliqué pourquoi les flacons des excellentes épices bio Cook sont en plastique :


"L’emballage est un problème très complexe. Il doit répondre à des exigences qui sont parfois contradictoires :

–          il doit protéger le produit, 
–          il doit être neutre pour le produit, 
–          il doit être transportable aisément,
–          il doit être facilement recyclable,
–          il ne doit pas coûter cher…
–          il ne peut pas être « consigné »
Ce qui répond le mieux aux deux premières exigences c’est le pot en terre cuite sans émail, ou le petit coffre en bois… Inconcevable dans la situation d’Arcadie. Nous avons fabriqué l’année dernière 3 013 782 flacons d’épices 100ml.
 Alors il faut faire un compromis !



Le verre paraît plus neutre pour le produit. Nous avons utilisé le verre pendant de nombreuses années et nous l’avons abandonné pour des questions écologiques. En effet : 
- Le PET a un bien meilleur bilan carbone que le verre. La cuisson du verre se fait à 1500 ° contre 800° pour le PET.
- Le verre pèse lourd , il nécessite pour son transport des quantités de pétrole 4 à 5 fois plus importantes que le plastique, et dans la majeure partie des cas il n’est pas recyclé (nos flacons sont trop petits). Quand il est recyclé, son recyclage coûte une fortune en transport, en nettoyage, en cuisson.
- L’utilisation du verre entraîne une grande pénibilité du travail en production (un flacon de verre pèse autour de 100g contre 5g pour le plastique), des risques en manipulation (une palette de flacons pèse près d’une tonne), des risques alimentaires liés aux débris de verre qui peuvent tomber dans le produit et demande des machines supplémentaires pour s’en garantir (retournement de flacons avant remplissage)



        Le plastique, tant décrié à notre époque, n’a pas que des inconvénients
- Il est léger, transparent, recyclable ou incinérable comme le bois (c’est un « carbone »), peu coûteux (lorsque nous sommes passés du verre au PET, nous avons baissé nos tarifs tout en augmentant la quantité par flacon. Il faudrait faire l’inverse si nous repassions au verre…
- Les éléments incriminés au sujet des plastiques sont les phtalates et le Bisphénol A. Le PET n’en contient pas. Ces éléments nocifs sont par contre présents dans le PVC souple, les canules plastiques utilisées en médecine ou en soins dentaires, et aussi dans les cafetières électriques.
- Les études concernant le PET donnent des résultats contradictoires. Il fait partie des plastiques les plus inertes. Au démarrage de la gamme, Arcadie a fait réaliser des mesures de migration sur les principaux solvants qui n’ont révélé aucun résidu.



Les produits conditionnés par Arcadie sont consommés en faible quantité (par rapport à de l’eau en bouteille par exemple qui fait l’objet de toutes les recherches) et beaucoup sont solides (et non liquides) avec une faible surface de contact avec le contenant. Avant de supprimer le plastique pour les épices, encore une fois consommées en si faibles quantités que les polluants qui pourraient être absorbés par le consommateur le seraient en quantités pour ainsi dire négligeables, il faudrait logiquement vérifier que l’on a éliminé les autres usages du plastique, susceptibles de relargages de polluants en quantités largement supérieures : biberons, et vaisselle plastique, tuperware ou assimilés, eaux en bouteille, barquettes de glace et de viande, briques de lait ou de jus de fruits, boîtes de conserves métal (l’aluminium intérieur est enduit de plastique), verres à dents, produits cosmétiques, shampoing, plastique fin que l’on utilise pour conserver au frais les aliments, filtre permanent plastique des cafetières électriques, plastiques « micro-ondables »… que beaucoup utilisent quotidiennement sans y penser !


Nous écartons d’emblée l’aluminium (pas écologique), le bois et la terre (pas pratiques au niveau industriel), le papier (trop poreux pour les épices)



L’usage du PET est un compromis. Il vaudrait mieux acheter ses épices en vrac. Encore que nous ayons exigé de recevoir les épices en sacs de polyéthylène pour éviter le jute et les produits insecticides qui vont avec (DDT, Lindane). À l’heure actuelle, le PET nous paraît le meilleur compromis pour nos emballages.


Cependant nous restons en veille sur ce dossier, dans l’attente de précisions qui pourraient nous amener à changer nos conditionnements. Pour le moment nous n’avons rien trouvé qui soit une réelle solution, plus satisfaisante sur le plan écologique. Et nous comprenons l’inquiétude de nos clients. Mais à nos yeux, le verre n’est pas la solution. Nous sommes toujours en pleine réflexion sur un projet d’Écocoception pour lequel nous nous faisons accompagner par des spécialistes en la matière. L’idée d’un pot réutilisable a bien entendu été évoquée et nous travaillons sur le sujet.


Voilà ce que nous pouvons dire à l'heure actuelle."



J'ai beaucoup  apprécié la démarche pédagogique d'Arcadie et le fait qu'ils m'autorisent à publier leur réponse.
J'aurais aimé qu'ils creusent un peu plus la question du recyclage et zéro déchet.

Cette discussion m'a remis les idées en place sur la complexité des emballages alimentaires et a nuancé l'appréciation un peu idéalisée que je me faisais du verre. 


vendredi 24 juin 2016

A l'épreuve du quotidien : collection Printemps été 2016 - fleuri, le pantalon

Cette année, tous les mardis, vous retrouverez un article intitulé " à l'épreuve du quotidien" qui étudiera la portabilité réelle des pièces cousues et présentées ici, une sorte de POC ( proof of concept) appliqué à la couture.

Un pantalon sans prise de risque pour le patron ( mon patron fétiche, issu du magazine japonale Female spring 2010) mais avec une -légère- audace sur le tissu, ici, lors de sa présentation sur le blog:


A l'épreuve du quotidien:



Ce que j'aime :
* j'adore cet imprimé, à tel point qu'il commence à se délaver à force d'être lavé et relavé.
* il s'agit de mon patron de pantalon préféré. Parfait est l'adjectif qui le décrit le mieux.

Ce que je ferai différemment:
* j'ai encore perfectionné mon patron de pantalon parfait, en remontant la taille de quelque centimètres et en lui enlevant, parfois, les poches.

mercredi 22 juin 2016

Réussir son projet de vie : le cahier de vie ou la réalité augmentée ( partie 2)

J’ai commencé modestement  en partant sur une période d’essai de 3 mois ( mi-mai/mi-aout).


Concrètement, je trimballe mon carnet partout, tous les jours de la semaine. Car c’est scientifiquement prouvé, c’est lorsque je ne l’ai pas sous la main que j’ai les meilleures idées !
Et je le remplis …en continu. Dans les transports le matin, pendant la journée quand j’ai une idée, pendant le diner quand nous énumérons nos bonheurs.
Quand je travaille ou pendant le weekend, je le pose, ouvert, à coté de moi ( pendant les we, ouvert sur la table de la salle à manger).

·         Le matériel
Pour un premier essai, j’ai utilisé un carnet de mon stock :
- 300 pages car je brasse beaucoup d’idées ;-).
- A feuilles blanches car je voulais éventuellement pouvoir dessiner dessus. Format A5 parce qu’il rentre dans mon sac à main. A posteriori, mon choix n’est pas très judicieux car il s’agit de feuilles collées et non de feuilles cousues, ce qui fait qu’au bout d’un mois d’utilisation, le carnet se délite. J'ai depuis investi dans un carent ZapBook, 300 pages et des spirales.
- Comble de chance pour moi, Gautier a considéré que c’était vraiment un privilège de numéroter à la main les 300 pages ( non, non, n’insistez pas, je ne prête pas mon fils J).


Certaines ont des carnets qui sont des œuvres d’art avec masking tape, tampons et multiples couleurs. Je souhaitais un cahier fonctionnel. Je n’ai fait qu’utiliser le matériel à ma disposition :
-le stylo plume à pompe offert par mon papa pour mes 20 ans
-un feutre vert Tombo ( acheté pour créer les faire-parts de naissance de Stanislas il y a…9 ans !)
- quelques images accumulées pour mes carnets de voyage
- les gravures faites ces dernières années ( et que j’étais contente d’utiliser à nouveau).
- le couvre-livre cousu par mon amie Pépite pour mon anniversaire, l’an dernier.

·         Les pages génériques pour le trimestre


Pour commencer,  la page du trimestre en un seul coup d’œil avec les dates les plus importantes.
Juste derrière, j’ai consacré une double-page à mes objectifs :
- personnels pour le semestre sur une page
- professionnels pour le semestre sur la page d’en face

Puis, la double-page suivante est consacré au « temps avec les enfants » qui recense par lieu, toutes les activités que nous voulons essayer avec les enfants.
J’ai derrière le pendant pour ma vie professionnelle avec tous les tests que je veux mener et les expériences à faire avec mon équipe.

Puis, il y a une double-page concernant nos vacances d’été ( ce que nous voulons explorer, visiter, gouter, tester….).
Au chapitre « créativité », j’ai :
une double page listant mes idées d’articles pour le blog
une double page sur mes envies couture
une double page sur mes idées dessin et gravure.

Puis il y a une double page sur notre potager avec un calendrier récapitulant par mois les semis à faire. J’ai découpé et collé également un planning mensuel avec les phases de lune. Je garde trace ici de ce que j’ai planté (et quand) , de ce que j’ai ramassé ( et quand).
Il y a une page consacrée à notre AMAP avec les coordonnées des autres référents, celles de l’agriculteur, les dates où il n’y a pas de paniers et le suivi des chèques versés.
Il y a une double page consacrée au zéro déchet, aux tests à faire.



Puis j’ai une double page «  faire plaisir » où je recense les idées cadeaux pour chacun d’entre nous.
J’ai une page « décoration » pour le jour où les travaux seront finis ! Avec des idées de couleurs, les coordonnées d’un ébéniste et celles d’un céramiste…


Et j’ai bien sûr, une double-page consacrée aux recettes à tester.

·         Les pages mensuelles

Sur une double-page, j’ai tous les jours du mois, les rendez-vous et événements déjà prévus. J’ai quelques objectifs spécifiques aussi ( en mai, faire sa déclaration d’impôt !).


Sur la page suivante, nous consignons nos bonheurs quotidiens. A la fin du mois, c'est assez impressionnant de voir la "densité" du bonheur.
Et sur la suivante, nos réussites, petites ou grandes victoires. Pour l'instant, nous peinons à objectiver ces petites réussites.

En mai, j’ai consacré quelques pages à des projets professionnels spécifiques et quelques pages à des projets personnels spécifiques, comme la première communion de Stanislas ou les 40 ans d’Amaury.

·         Les pages hebdomadaires
Sur une double page, je crée 6 sous-parties pour avoir un panorama des taches à faire pour les 6 jours à venir
J’y note pêle-mêle rendez-vous et réunions, dossiers à rendre, présentations à faire, les interrogations de Stanislas ou les activités des garçons.
J’y mentionne aussi ce qui va de soi mais prend un temps certain : faire la cuisine, lancer les machines ou faire les courses, mes séances de yoga ou mes entraînements de course à pied…

·         Les projets spécifiques

Sur une double page, ici, celle consacrée au goûter d’anniversaire de Gautier, j’ai les invités/les invitations ; les idées d’activités, de déco, le menu du goûter. Quand j’ai des réponses des parents, je le note directement  ici ( et mentionne les numéros de téléphone).
Dans le même esprit, j’ai une double page pour la première communion de Stanislas ou pour les 40 ans d’Amaury.


Et disséminés entre des projets professionnels très sérieux, des budgets ou des rolling forecasts, quelques pages de dessin ou de gravure....

Les utilisateurs les plus aguerris du bullet journal prônent la création d’un sommaire détaillé. J’en ai crée un, que je remplis consciencieusement mais dont je ne me sers jamais. Donc je pense abandonner cette partie là pour mon prochain carnet.
Je ne fais pas non plus de suivi budgétaire.


Je vous donne rendez-vous mi-août pour un bilan à 3 mois.
 Est-ce que cet article vous donne envie de vous lancer ?

lundi 20 juin 2016

Le 30ème kilomètre - des muscles et de la confiance en soi

Cet article-là, comme les jolies photos qui l’accompagnent  m’ont pas mal fait réfléchir ces temps (le temps justement de quelques courses en solitaire). Je me suis questionnée sur mon rapport au corps, aux muscles, sur l’injonction de minceur et de gracilité.


J’ai reconnu pas mal de commentaires doucereux et de remarques insidieuses. Pas de mes partenaires de sport, ni d’Amaury, mais plutôt de connaissances, le plus souvent des hommes, le plus souvent considérant le sport avec beaucoup de mépris.

Pendant longtemps, j’ai travaillé dans un milieu où faire du sport ne se faisait pas. L’esprit et le corps étaient séparés. Et on comptait par dizaines les AVC et autres infarctus des dirigeants. J’avais beaucoup de commentaires de ce genre.
Je travaille désormais dans un milieu où seule la performance compte. Et tout le monde fait du sport, si possible en compet’, parfois à haut niveau. Et celui qui ne fait pas de sport ou qui ne fait pas attention à sa ligne est tourné en ridicule et soupçonné de ne pas être compétitif. Et je suis tout aussi gênée par l'ambiance générale.


Si, il y a quelques années, le «  tu as des mollets de coureuse » me mettait mal à l’aise. Aujourd’hui, je ne manque jamais maintenant de demander à mon interlocuteur, yeux dans les yeux, de préciser sa pensée. 
Je trouve absolument scandaleux qu’un homme (ou une femme d’ailleurs) s’autorise un commentaire sur le physique d’autrui. Pour moi, cela signifie qu’il réduit la personne à son enveloppe corporelle, qu'il considère ce corps comme une chose, qu’il en fait une appréciation de propriétaire potentiel.

Je cours depuis …25 ans et je vois avec plaisir, de plus en plus de femmes s’y mettre et s’y mettre avec force et détermination. Pour la performance physique et mentale, pas parce qu’elles sont au régime.

Je crois à la liberté de faire du sport ou pas, d’en faire pour le plaisir ou pour la performance, que l’on soit femme ou homme.


A titre personnel, j’aime être en pleine forme, sentir mes muscles se contracter quand j’en ai besoin ou sentir l’accélération quand j’allonge ma foulée.

Me sentir forte et endurante me donne confiance en moi. Je sais que, quelque soit le rythme de ma journée de boulot, la tension qu’elle contiendra,  je peux m’appuyer sur mon corps.
J’aime me savoir autonome pour tirer ma valise, porter mes enfants. J’aime me savoir forte quand je prends les transports au petit matin ou quand je dors dans des hôtels anonymes dans des villes inconnues.

Je crois que le fait d’avoir des muscles me rend forte dans ma tête aussi. Le sport, l’habitude de dépasser mes limites, de surmonter la douleur, me donne une force mentale incroyable et m’aide professionnellement au quotidien.

Je suis très curieuse de lire vos réflexions sur ce sujet  ! 
J’apprécie beaucoup de vos contributions toujours intelligentes et qui souvent m'ouvrent de nouvelles perspectives de réflexions.

jeudi 16 juin 2016

Nos jours heureux - un voyage à New York

A la fin du mois d’avril, nous nous sommes envolés tous les 4 pour New York. Pas une grande aventure pour Amaury et moi puisque nous connaissions la ville, mais un premier long courrier pour les garçons.


Nous allions voir les copains qui y vivent depuis presque 10 ans, célébrer avec eux leurs 12 ans de mariage, fêter la première communion de leur fille, profiter de leur maison et de l’american way of life.


Visiter New York avec des enfants :
Tout est simple et agréable s’ils sont bons marcheurs. Sinon, prévoyez une poussette car les distances sont grandes mais les trottoirs, larges.

Vers Battery Park/ la High line

Nos promenades préférées sont : la high line (une voie ferrée réhabilitée) et la promenade le long de l’Hudson qui aboutit à Battery Park.

(depuis Battery park
Pour des petits curieux, nous vous recommandons la visite du sous-marin et du porte-avion l’Intrépide. La vue sur New York depuis le porte-avion est très chouette.  Il parait que le musée d’histoire naturelle est très chouette également mais nous n’avons pas eu le temps de le faire.


Aller à l'aventure :
Grace à notre ami Fred qui nous avait pris des dossards, Amaury et moi avons couru la course RunAsOne dans central Park. C’est une expérience inoubliable ! Quand les coureurs ont entonné l’hymne américain, la main sur le cœur, même les arbres frissonnaient.


Vivre l’american way of life en laissant les enfants aller et venir de jardin en jardin, en faisant du barbecue et du yoga sur la terrasse en bois, quel plaisir ! Et puis pénétrer pour la première fois, dans une école américaine pour assister à la fête de la science et constater que c’est comme dans les films.
( et pour moi qui a, récemment, été happé par le livre Intérieur nuit de Marisha Pessl : faire le tour du Réservoir dans Central Park !)

le restaurant Rosemary's,à greenwich village

Globalement, on mange maintenant extrêmement bien, frais, local et bio à New York si on le souhaite : les potagers ont fleuri sur les toits (comme les chaines de fast food healthy !).


A force de contempler des intérieurs new yorkais sur pinterest, de « liker » des photos de burgers sains et des postures de yogis sur la high line, je n’ai pas ressenti cette fois-ci le dépaysement complet que j’avais vécu lors de mes précédentes visites.  Il faut dire que les enfilades de magasins se ressemblent que les vitrines de Zara ou de Gap sont les mêmes aux quatre coins du Globe. Les gratte-ciels m’ont paru moins démesurés, par rapport à ceux d’Asie.


Finalement, ce sont dans les interactions avec les américains que le dépaysement culturel s’est fait sentir, comme ce matin là, où en accompagnant les enfants à l'école, j'ai vu des dizaines d'enfants sortir en pyjamas car c'était "PJ's day".

Faire du skateboard dans la rue

 Jouer aux jeux vidéos et essayer les tapis du très beau magasin de déco ABC Carpet ( en face du flatiron)

mercredi 15 juin 2016

Correspondances estivales - 4ème edition

Pour la quatrième année consécutive, je vous propose de participer aux correspondances estivales.


Le principe :
- pendant 8 semaines, du 4 juillet au 28 aout,
- vous devrez créer 8 cartes, peinture, hand lettering, gravure, tout est permis
- à envoyer à 8 participant (e)s
- et vous recevrez 8 cartes faites maison.

Qui est partant(e)s?
Envoyez- moi vos coordonnées par mail à isabelle_bonhomme@hotmail.com ( sauf les anciennes pour lesquelles j'ai tout ce qu'il faut!)
Je vous embrasse!

lundi 13 juin 2016

Ma poubelle & moi #17 : toi + moi, nous sommes le changement ...

"Soyez le changement que vous souhaitez voir en ce monde".  Cette phrase de Gandhi accompagne ma vie depuis de longues années. 

C'est cette phrase et quelques rencontres qui m'ont fait prendre conscience que je pouvais, que nous pouvions, être acteur du changement. Il y a encore peu, je ne voyais pas quoi faire, je me sentais écrasée par le poids des nouvelles catastrophistes dont on nous abreuvent chaque jour.

 Et puis,cette année, en décidant que le changement était possible, en en parlant, en partageant ici et là, je vois des choses changer. Et ça me rend profondément heureuse.


* D'abord, j'ai réussi à convaincre ( avec la complicité d'une partie de mon équipe et plus globalement de la communauté d'alternants du site) l'entreprise de restauration d'ouvrir un corner veggie à la cantine. Dans notre restaurant d'entreprise, où plus de 4000 repas sont servis chaque jour, le corner veggie a trouvé son public. La discussion a été longue parce qu'au-delà du message porté par le fait de proposer un menu végétarien, déja très compliqué en France:
- il y a un vrai problème de compétences ( à la fois en cuisine et en nutrition sur la manière d'équilibrer une assiette végétarienne)
-et une question économique car une assiette végétarienne est  loin de générer autant de chiffre d'affaires qu'une assiette de poisson. Toutefois, je n'ai pas réussi à me faire une idée des marges de ces 2 menus respectifs.
Mais finalement, ils font un essai...
Mon prochain défi, les convertir au zéro déchet et au compostage!

* Ensuite, je me suis dit que je pouvais faire de ma vie professionnelle une expérience militante ;-).
J'ai sous ma responsabilité notamment, un centre de formation, resté coincé dans les années 80 : sans tri sélectif, avec bouquets de fleurs fraîches toutes les semaines, jardin entretenu à coup de phytosanitaires, distribution massive de stylos personnalisé, impression de milliers de pages en couleurs...
Nous venons de mettre en place un récupérateur d'eau de pluie sur le toit, un compost pour diminuer la taille des poubelles du restaurant d'entreprise. Nous avons maintenant un chauffe-eau solaire et 6 ruches. A la place des massifs de fleurs très formels,  nous avons lancé un potager bio, dans lequel je voudrai impliquer avec les écoles locales. J'aimerais bien que nous produisions assez pour fournir notre restaurant ( et on a trouvé des truffes dans le jardin!!) Mais là-aussi, nous nous heurtons à un déficit de compétences et à la délicate question de l'équilibre économique.

Comme il s'agit d'un centre de formation, nous avons organisé un challenge inter-universitaires pour que les étudiants d'aujourd'hui nous aident à inventer la formation de demain. En échange, nous faisons du mécénat de compétences en leur offrant des stages de gestion de projet, de conduite de réunion et un accompagnement à la recherche d'emploi.
Et puis, je suis en train de travailler pour créer un partenariat avec Stagiaires sans frontières.
Ce sont d'énormes chantiers qui suscitent d'énormes réticences. Mais, comme nous sommes plusieurs à y croire et à y travailler, que j'ai fait des annonces officielles, nous n'avons maintenant d'autres choix de réussir

* J'ai convaincu la bibliothèque municipale de s'abonner à Kaizen. Et nous avons monté, de concert, un dossier pour convaincre nos élus de créer des book boxes (et je ne suis pas la seule, n'est-ce pas Chloé?). En attendant, la bibliothèque lance des journées de troc de livres ( 2 par an).

* Beaucoup d'entre vous m'ont écrit pour me dire qu'elles faisaient des petits pas ( qui avait investi dans du thé en vrac et une boule à thé, qui faisait chez ses courses en vrac chez day by day, qui avait installé un composteur au collège...).


Je crois que le changement est en chacun de nous et je m'émerveille de la force que nous avons, toutes et tous : alors, je vous adresse un énorme BRAVO!



vendredi 10 juin 2016

Interstice : Jacquard - une jupe

Je n'avais pas prévu de coudre cette jupe. Mais la fréquentation intensive d'églises ce printemps pour des cérémonies allant du baptême à la confirmation suppose 1/ le visionnage d'un grand nombre de tenues chic dans les assemblées 2/ d'être dotée de quelques tenues chic.


Bref, j'avais ce coupon de jacquard, acheté ,sans doute, dans un moment d'égarement. 
J'avais un patron déja décalqué et approuvé (ici et ici). Il ne me restait qu'à coudre. 
Et c'est là où je me suis rendue compte qu'à beaucoup moins coudre, j'avais beaucoup perdu la main.


Difficulté numéro 1 : une jupe à plis nécessite un sacré métrage de tissu. Or, je n'en avais qu'un mètre. Il y a donc 4 plis devant et 6 derrière. Ce qui n'est pas très orthodoxe.


Difficulté numéro 2 : c'est plus facile de coudre une jupe plissée quand on repasse abondamment et au fur et à mesure. Oui, mais voila, au premier repassage, le tissu a fumé et s'est troué. 
Hum, hum, moi qui pensais avoir acheté un jacquard de coton...


Difficulté numéro 3 : c'est compliqué de faire un ourlet propre sur un tissu indomptable. 
Après 3 tentatives et quelques heures d'usage du découd vite, j'ai fait un ourlet roulotté et décidé d'assumer complètement les quelques fils qui dépassent. Après tout, cela fait très haute couture ;-)

Je ne peux pas rester indifférente au fait qu'elle tourne, ce qui est assez réjouissant!


Et me voilà dotée d'une jolie jupe (malheureusement sans doute peu durable, compte-tenu du jacquard) pour les prochaines festivités!
Dites- moi que vous avez succombé à la tendance du jacquard!



mercredi 8 juin 2016

Réussir son projet de vie : le cahier de vie, ou la réalité augmentée ( partie 1)

Souvenez-vous, il y a quelques mois, je prenais du temps pour écrire mon projet de vie. Depuis, j’ai décliné les axes les plus importants pour moi en objectifs pour 2016 et en objectifs à 5 mois.

Mais la question que je me posais est comment le mettre en œuvre quand le quotidien te submerge, voire te noie.

(idées de lecture trouvées sur pinterest )

Car il y a le quotidien professionnel toujours intense,  les 1000 préoccupations, questions ou idées qui me sont amenées quotidiennement par mon équipe, la question assez vitale de savoir si nous ferons nos objectifs …

Car il y a le quotidien familial avec ses questions logistiques (du type, « je suis en déplacement, tu es en déplacement, mais qui donc gère les enfants ? »), ses grandes célébrations ( les 40 ans d’Amaury , la première communion de Stanislas, l’entrée en CP de Gautier) et la volonté d’être heureux tout simplement.

Et puis, il y a le besoin essentiel de créer, de progresser, d’apprendre. Il y a parfois les idées saugrenues ;-) (comme le défi #DubnididuSpring, le #100dayproject…), les engagements forts ( le zéro déchet, l’AMAP, le potager ou le déploiement de book box).

( image d'ici)

Alors je multipliais les listes volantes,  les fichiers word sur mon ordinateur ou sur mon smartphone, les annotations sur mon agenda. Et parfois, je perdais, j’oubliais, j’égarais une idée, une adresse.

Pauline, du blog « un invincible été » a écrit 2articles sur le bullet journal, un système d’organisation, qui m’a beaucoup rappelé le management visuel des démarches 5S et lean management. Un système totalement adaptable permettant  d’organiser sa vie sans perdre de vue ses objectifs.

Je me suis posée plein de question sur le mélange du pro et du perso. Me fallait-il 2 cahiers ? J’ai opté pour le mélange des genres et un seul cahier.
Amaury a été emballé par le système et aimerait avoir une place dans le cahier.

(image trouvée ici)

·         J’aime :
-Le coté low tech et toujours accessible (basiquement, avec un carnet et un crayon, vous êtes paré(e)s). Du coup, dans les transports, j’erre (un peu) sur pinterest et je réfléchis beaucoup à mes projets futurs
-Le coté totalement adaptable. Je suis partie d’un carnet à pages blanches.
-Le fait que cela permette de synthétiser toutes ses vies ( pro, perso, créative) et que les objectifs court, moyen, long terme soient toujours accessibles.
-Le coté créatif, parce que tant qu’à faire, autant faire joli !
-Je trouve très gratifiant de voir ses projets s’élaborer, se diviser en petits pas et se réaliser. Même les premières pages qui prennent du temps ont été un plaisir.
Nous avons crée une page « gratitude » où nous consignons désormais nos bonheurs dedans et une page «  réussites » pour se rappeler de toutes les petites ou les grandes victoires.

·         J’aime moins
-La reliure nulle de mon cahier qui est déjà en train de se déliter. Heureusement que mon amie Pépite m’avait cousu un très beau couvre-livre !
-Le fait qu’il me faille, quand même, un agenda en plus, compte-tenu de mes contraintes pro.
-Les yeux des membres de mon équipe quand ils me voient sortir mon cahier ( en fait, j’assume complètement et cela me fait plutôt sourire J)

A bientôt pour un deuxième article où j’ouvrirai, pour vous, mon cahier et vous détaillerai les pages créées.


lundi 6 juin 2016

Ma poubelle et moi : cuisiner en avance

Sur les blogs tendance, on appelle ça du «  batchcooking ». Sur le blog de l’invicible été, on parle« planification ». Lors d’un article sur le temps que demande la transition vers le moins de déchet, on m’a beaucoup questionné sur mon organisation de cuisine.


Avec mon job à temps plein, mes 24 heures de transport hebdomadaire, cuisiner en avance relève tout simplement de la survie.

Je n'y vois des avantages :
- je consacre mes soirées à dîner avec mes hommes et à lire des histoires à mes fils, plutôt qu'à faire la cuisine
- cela génère peu de déchet, car je cuisine à partir de produits frais, issus de notre AMAP ou du magasin bio.
- nous mangeons sain et varié.


Environ une fois par trimestre, je compulse mes livres de cuisine. J’ai fait le tri pour ne conserver que ceux que j’utilise régulièrement. 
Je fais une liste des recettes de saison, celles qui me font envie, celles que j’ai envie de tester, celles qui ont l’air rapides à faire et consensuelles. Je les liste dans mon cahier de vie.


Dans mon cahier de vie, je liste aussi les inratables e les essentiels : les plats qui fonctionnent à tous les coups et que mes hommes réclament.
Chez nous, l’été, il s’agit de la soupe petits pois-courgettes, des madeleines à la féta,  de la soupe carottes-tomates, des rouleaux de printemps, des pois chiches grillés, des tians et  de tout ce qui s’approche d’un veggie bowl ( un bol rempli de riz ou de quinoa sur lequel chacun empile des crudités, du tofu, des fruits secs ou du fromage ).
Côté sucré, ce sont les cookies, les glaces maison et le flan pâtissier qui l’emportent.

Chaque dimanche, en fonction de ce qu’il y a dans le frigo, dans le potager et dans mon garde-manger, je cherche 4 menus pour le soir (dimanche, lundi, mardi et mercredi).
Et chaque mercredi, 2 menus ( jeudi et vendredi).
Si je suis en panne d’inspiration, je m’arrête à 3 idées recettes et je prévois d’augmenter les quantités pour avoir un diner « restes ». Celui-ci met en joie mes hommes parce que chacun peut choisir ce qu’il mange.

J’inscris les menus sur le tableau dans la cuisine pour qu’Amaury n’ait plus qu’à réchauffer le diner en arrivant.



(Gautier part avec une serviette en tissu et une tasse et des couverts en inox, désormais presque uniquement avec des contenants en verre. Mais il en casse souvent :-( et je crains qu'il ne se blesse).

Je prévois également les lunch-box de Gautier. Une par jour, facile à manger et facile à réchauffer. Pas de sandwich car il n’aime pas ça. 
Et je garde toujours au congélateur des «  jokers » pour les jours où rien ne va et où il lui faut quand même son déjeuner. Ma botte secrète, ce sont des petites crêpes fourrées aux légumes que je glisse dans sa lunch-box, au frigo. Et le lendemain midi, la maitresse n’a plus qu’à les réchauffer.


Pour les goûters des enfants, Amaury fait 4 ou 5 litres de compote maison , parfois, j’achète des pots de familiaux ( 2l !) au magasin bio. Et je fais une fournée de cookies le dimanche soir et une le mercredi ( ou une plaque de barres de céréales).

Cette semaine, nous avons eu, par exemple :
De dimanche soir à mercredi soir ( pour 2h30 de cuisine)
·         Une soupe de brocolis ( du livre Les secretsvéganes d’Isa), avec du dahl ( ragoût de lentilles corail indien) et des tartines de pain au levain
·         Une terrine courgettes-tomates-basilic et une salade de pommes de terre ( livre Vegan de Marie Laforêt)
·         Un wok de haricots verts, poivrons, brocolis et du riz thaï ( livre Vegan de Marie Laforêt)
·         Une salade fèves, petits-pois, roquette, mesclun, pommes, pignons et des tartines.( livre l’Atelier bio aux éditions La plage)

De jeudi soir à vendredi soir : ( pour 1 h de cuisine)
·         Une soupe carottes-tomates et des pizzas maison
·         Un tian de légumes
Selon mon emploi du temps, je prélève parfois de quoi me faire, également, une lunch box.

Les lunch-boxes de Gautier ont été :
·         Wok et riz/ yaourt nature
·         Salade fèves- petits pois, une pomme et quelques cookies
·         Bâtonnets de carottes, 2 petites pizzas, une tranche de pain, quelques fruits secs
·         Du tian de légumes et un petit morceau de poisson à la vapeur.

Pour le goûter, les garçons ont eu :
·         De la compote et une fournée de cookies pour lundi et mardi ( Cookies du livre Atelier bio)

·         Des fruits frais et des barres de céréales maison noix de coco- dattes ( Barre du livre Les secrets véganes d’Isa)

Comment vous faites, vous?