Du temps avec les enfants - pour une enfance joyeuse

Quand on est parents, chaque jour est une nouvelle aventure. Chaque jour nous apprend la difficile conciliation entre nos aspirations, nos principes et la réalité.


Amaury et moi essayons d'être des parents bienveillants. Amaury et moi lisons, écoutons, nous questionnons sur la parentalité, sur les moyens de rendre nos enfants épanouis. Amaury et moi rêvons d'accompagner nos fils pour qu'ils deviennent des hommes libres et droits.
On construit des équilibres subtils entre ce qu'on aimerait faire, ce que nous devons faire et ce que nous pouvons faire. On compose avec les caractères et les rêves de chacun, avec les chemins de vie et les parts d'ombre.

Il y a des jours brutaux où les garçons sont en colère, où l'on passe outre le fait qu'on soit déja en retard, que la SNCF fasse grève et qu'on nous attende en réunion, et où on s'assoie à coté d'eux, comme c'est écrit dans les livres pour leur dire, qu'on les comprend et qu'on va répondre à leurs besoins. Et où ils crient encore plus fort, se roulent par terre, nous traitent de tous les noms. Il y a des jours où on respire fort et on rêve soudain d'être en réunion avec des adultes policés.

Des fois, ça ne marche pas. Des fois,  les équilibres précaires se fissurent et s'écroulent. Des fois, être parent est frustrant.


A ce moment-là arrive dans la boite aux lettres, le hors-série Kaizen pour une enfance joyeuse.  
Et on se dit qu'on va commencer par remplir le diagnostic, à deux, pour croiser les points de vue, et en tentant de distinguer ce qui est permanent de ce qui est le fruit d'interactions avec l'environnement:
* nos fils sont-ils calmes ou hyperactifs ? Actifs, sans être hyperactifs
* nos fils sont-ils flexibles ou inflexibles? Flexibles.
* quel est leur niveau d'acceptabilité de la nouveauté? ils sont prudents.
* sont-ils persévérants ou prompts au découragement ? un de chaque, encore que...
* sont-ils sombres ou rayonnants? un de chaque, mais notre rayon de soleil subit actuellement une éclipse longue
* sont-ils réguliers ou irréguliers? en ce moment, en dents de scie
* sont-ils sereins ou hypersensibles? hypersensibles!


Ce qui nous interroge sur les points suivants :
- notre désastreux chantier de rénovation influe-t-il sur cet état des lieux ( et notamment sur l'humeur, la sensitivité et la régularité)? Probablement car nous vivons depuis un an dans des conditions très précaires.
- Les difficultés viennent-elles du fait qu'on les considère souvent comme un bloc ("les garçons") plutôt que comme des individus?
- Comment se débrouille-t-on pour grandir sereinement quand on porte en soi le souvenir de la maladie et de la mort?

Bon, rassurez-moi : chez vous aussi, c'est parfois le chaos?


Commentaires

  1. Oui... pas plus tard que ce matin, et ce week-end, et hier et, et, et... J'ai tendance à penser en ce moment que la longue fin d'année n'aide pas, que je ne donne pas assez de temps à chacun, que la séparation n'a pas donné de signes visibles au premier abord mais que..., que je ne trouve pas l''équilibre aspirations/contraintes/besoin/envies tant à mon niveau qu'au leur...
    Alors oui ya des périodes où c'est un chaos absolu et où surtout j'essaie de ne pas culpabiliser mais de comprendre pour que ce soit miuex la fois d'après... fois qui sera différente... un éternel recommencement avec aucun réponse idéale et gravée dans le marbre. parfois passionnant parfois épuisant... La vie :-)

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    1. Des fois, je me dis que les enfants sont comme des étangs profonds, tu jettes un caillou et puis ensuite il y a des ondes ...
      Faire, refaire...

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  2. parfois ?? hum, sans vouloir être pessimiste, je dirais que le chaos est la norme, et la sérénité est de l'ordre de l'instant fugace ... tant de choses entrent en ligne de compte ... nos imperfections de parents (arg, que j'ai du mal à ne pas me flageller en permanence), les contraintes extérieures (école, copains, envies et désirs de ce que les autres ont et font), leurs hormones d'ados aussi !! La philosophie de la bienveillance me parle bcp plus dans mon rôle d'éducatrice face à des enfants qui ne sont pas les miens, que face à mes propres enfants ... oui je sais que c'est un comble ... mais je n'y arrive pas vraiment ... j'ai l'impression qu'on est en permanence en mode survie et que pour ne pas désespérer, il faut tout juste réussir pointer les petites réussites ...

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    1. C'est bien ce qu'il me semblait mais n'empêche que je culpabilise quand même! ( d'ou les réflexions sur la conciliation vie privée/vie pro et sur la place qu'on laisse aux papas). Bisous

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    2. rha, cette fichue culpabilité ! pour ma part, je peux dire sans exagérer que tous les soirs, une fois le calme revenu dans la maison, et que je me couche, je rembobine la journée et je m'en veux d'avoir dit ceci, pas fait cela, répondu trop vivement ou pas donné ce bisou, ce câlin, cette caresse qui n'aurait sûrement pas tout arrangé mais dit quand même que je les aimais alors que le reste de mon attitude pourrait faire penser le contraire ...
      C'est tellement difficile d'imaginer leur avenir et de sentir cette responsabilité qu'on a dessus ... même si c'est aussi nous donner bien du pouvoir que de nous croire seuls et uniques responsables de leur bonheur (actuel et futur) ...j'aimerais tellement, avec mes qualités et mes défauts, savoir que en tout cas je ne commets pas la parole ou le geste "irréparable", celui qui fait qu'un jour un adulte dit qu'il ne pourra jamais pardonner à ses parents ... brrr, plonger dans ces réflexions est tellement perturbant ... telle que je suis, il me faut lutter pour capter les choses bonnes que je leur donne et tenter de me rassurer avec.
      Parfois je me dis que si j'avais su la peur permanente (de les faire souffrir, que le monde extérieur les fasse souffrir) que c'est d'avoir des enfants, je n'en aurais pas eu !
      Et d'une certaine façon, je trouve qu'il faut un grand courage pour choisir de ne pas avoir d'enfants, quand la voix de l'espèce parle en nous et veut se perpétuer à tout prix !

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    3. Ton histoire d'attitude qui pourrait faire penser le contraire de ce que tu penses me fait penser au grand déballage qui a eu lieu à Noël dernier dans ma famille : en présence deux familles de cousins, et un de mes cousins (adulte) qui reproche à sa mère des petites choses de la vie courante (de quand il était enfant). exemple : lui avoir mis tel légume dans tous ses repas de midi alors qu'il n'aime pas ça. Pour lui c'est une trahison à répétition, pour elle c’était de la bienveillance. Et du coup, mon côté de la famille qui assistait à la scène a beaucoup appris & ma mère m'a dit qu'elle comprenait enfin ce que je lui reprochais. Bref, petite anecdote pour dire que souvent les reproches aux parents (autours de moi en tout cas) sont des 3 fois rien, qui ne sont pas du tout vécus comme trois fois rien par l'enfant, et rien que d'entendre ses parents dire que en fait oui, peut être ce n'était pas trois fois rien... finalement ça fait du bien (mm longtemps après :) )

      Et Lathelize, pour te répondre sur "Comment se débrouille-t-on pour grandir sereinement quand on porte en soi le souvenir de la maladie et de la mort?" : chez moi, ça nous a beaucoup uni, et on porte un importance (un peu surdimensionnée je crois... par rapport à ce que je vois à côté) à l'amitié, la famille, etc. Je dirais qu'on s'appuie sur les autres, on est surement un peu plus sensibles, mais plus forts aussi & finalement ce sont des choses avec lesquelles on apprend à vivre au jour le jour qui nous permettent de mieux surmonter les futurs drames que la vie ne nous épargnera surement pas. Et surtout, avec un peu de chance, ce ne sont pas des sujets tabou : ça permet (je pense) de transmettre plus tard cette force à ses enfants!

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  3. Chez nous aussi, c'est plutôt le sentiment que tout est tendu, que tout peut basculer, et qu'on est très loin des livres et des méthodes sereines. Au coup par coup, en essayant de tenir le cap, en frustrant beaucoup, et pas très souvent dans la sérénité. Bref... que c'est dur d'être parent !

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    1. On se dit que c'est la fatigue de la fin d'année/ la fatigue de la rentrée/ la fatigue de l'automne/ la fatigue des fêtes/ le creux de l'hiver...Gros bisous et des palanquées d'énergie!

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  4. Je ne peux pas parler pour chez moi, elle n'a que 3 mois (mais c'est déjà bien le chaos), mais les enfants étant des humains, ça doit être normal, non? Ils ont leurs propres jours "avec" ou "sans", et les parents aussi. On ne vit pas sous une bulle, donc l'extérieur joue aussi sur le décalage entre l'éducation souhaitée et celle qu'on peut donner. En fait je n'en sais rien, mais votre vie de famille paraît saine et riche, vu d'ici, alors il n'y a pas à s'affoler (oui plus facile à dire, je sais...). Pour parler de votre vécu particulier à cause de la maladie de Stanislas, j'ai tendance à croire que c'est une cicatrice mais aussi une force, non, d'avoir surmonté ça, pour chacun d'entre vous?
    Oui, ce commentaire ne fait pas tellement avancer le débat, j'avoue.

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    1. Je crois qu'on est tous devant le constat qu'être parent, ce n'est aussi facile que nous promettent les méthodes pour être parent bienveillant, se faire obéir sans crier ( je t'assure j'ai vu un livre avec ce titre). Moi, je dis l'essentiel c'est de s'interroger et d'essayer de s'améliorer...
      Bon courage pour les courtes nuits et j'imagine la reprise du boulot!

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    2. Oui j'ai repris le boulot depuis presque trois semaines et elle fait ses nuits (depuis ses deux mois), enfin en principe. Car en ce moment, pas trop (elle est malade): comme quoi, même tout petit, rien n'est acquis, rien n'est sûr. En tous cas, un pas à la fois, j'essaie de ne pas m'inquiéter tout de suite de comment ce sera quand elle aura 6 mois/1 ans/ etc... Bon courage à toute la famille!

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  5. Je n'ai pas d'enfant mais je me permets juste de te donner un lien d'un livre qui traite de l'hypersensibilité que tu sembles avoir décelé chez tes fils :
    https://www.amazon.fr/Ces-gens-peur-davoir-lhypersensibilit%C3%A9/dp/2761936299
    Étant moi-même hypersensible ce livre m'a beaucoup aidé à comprendre ma personnalité et surtout que l'on vit dans un monde qui ne nous est pas toujours très favorable. Pour moi l'hypersensibilité n'est pas un défaut mais un trait de personnalité avec lequel il faut apprendre à composer. Voilà j'espère ne pas être trop intrusive, si jamais tu le lis dis moi ce que tu en penses :)

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    1. Merci pour ce conseil! je vais au moins le lire pour moi, parce qu'en bonne hyper sensible, j'ai fabriqué une cuirasse super épaisse, avec ce que ca a de bons et de mauvais cotés :-)
      Bisous à toi, j'ai lu ton changement d'orientations et les difficultés qui allaient avec. j'espère que tu as trouvé un chemin qui te convient!

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  6. Je n'ai que 4 années d'expérience comme maman, et c'est bien le rôle le plus merveilleux et le plus douloureux que j'ai expérimenté (je m'occupe d'enfants et d'ados depuis près de 20 ans).
    Je suis convaincue que les passages difficiles sont nécessaires, on dit bien que l'on revit les passages clés, surtout lorsqu'ils ont été durs (période péri-natale et adolescence, par exemple) pour se construire). A chaque difficulté, on réajuste, on réfléchit, on progresse et on avance, mais comme rien n'est linéaire et que l'on ne peut pas prendre de recul, cela ne se voit pas toujours et est décourageant.
    Je crois que tant que vous êtes tous les deux dans le questionnement, vous êtes sur le bon chemin, celui de la vie, même s'il prend parfois des détours tortueux.
    Pour ma part, ce qui aide le plus, c'est d'avoir du temps, et rien que du temps. Plus on est stressés (que ce soit vite-fait le matin, une heure trop remplie le soir, ou même quelques jours sans travail mais que l'on remplit à fond "pour profiter"), moins on est à l'écoute (de nous-même, et des enfants). Lorsqu'on a le luxe d'avoir du temps (voire beaucoup, beaucoup de temps, avantage collatéral du chômage...), j'anticipe plus facilement (l'heure du repas approche et l'estomac vide joue sur les nerfs des enfants... une frustration se profile, on va en parler pour l'atténuer... une sieste écourtée, prévoir une soirée plus houleuse et s'adapter...), on gère mieux, on prend le temps (de parler, de réparer, de tenir sa parole ou même de punir), et surtout, de vivre autre chose après.
    Moins on a de choses de prévues, plus on pense être dispo pour eux (avec le plaisir de pouvoir abandonner nos tâches pour répondre à leurs sollicitations), plus les enfants le sentent et sont alors super autonomes (ils veulent jouer avec nous... quand on ne peut pas !).
    Je crois que les conditions extérieures (que ce soit la frustration de nos désirs, des désaccords / conflits, une maison pleine de travaux ou des évènement douloureux), viennent juste s'ajouter à tout ce qui nous préoccupe et nous stresse (personnellement, les mêmes crises, vécues lorsque je suis bien, physiquement, ou lorsque je suis souffrante ou bien fatiguée, voire épuisée, n'ont aucunement les mêmes retentissements... la fatigue joue sur mes réactions, mais aussi sur ma faculté à relativiser après).
    La grande fatigue de fin d'année et la pluie qui se prolonge cristallisent le négatif, et les passages difficiles vont comme par enchantement s'alléger et se dissiper avec l'été et les congés, j'en suis convaincue. Courage ! Et merci pour cet article (encore) ! Gros bisous à tous les 4.

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    1. Je te rejoins complètement! Et ça pour cela que je compense (un peu) du manque de temps par une organisation en béton armé. Pour éviter le chaos total! Je vous embrasse.

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  7. Oui le chaos fait aussi partie de ma vie.
    Je ne pense pas que la vie soit un long fleuve tranquille.
    On ne maitrise pas grand chose,tant d imprévus, de facteurs extérieurs peuvent jouer sur l équation.
    Comme dit fugitiva nos états de forme font aussi qu' un moment passera bien ou pas.
    Et quatre personnes, ça signifie quatre caractères, quatre individus qui auront vécu différemment leur journée, auront un état de forme différent, un ressenti différent.
    Ça fait aussi la richesse de ce quatuor. Les interactions sont intéressantes.
    Garder une ligne de "conduite ",d "objectifs "( ce qu' on veut réaliser dans sa vie) en tête, et tenir la barre ,en gardant ds un coin de sa tête l idée que le chemin n est pas droit ni lisse
    Et que ca fait aussi la beauté de cette aventure.

    La maladie, toutes ces choses qui nous affectent au plus profond ,nous marquent et nous transforment.
    À nous de continuer à regarder droit dedans ,malgré tout.pour la vie.

    Pour le chaos ,encore, à nous parfois d être inventif pour créer ce qui débloquera la situation. En tant que parent,on invente tous les jours.
    Ou de faire le constat qu' aujourd'hui est un jour "sans",parce que la fatigue est là, mais que ce n est pas grave. ç est juste aujourd'hui.
    Demain est un autre jour.un nouveau possible.

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    1. Merci Arthurine! Je te rejoins complètement. Etre parent permet de développer une agilité incroyable et une faculté à désarmorcer les conflits très importante...Toutes les questions que l'on se pose sont une occasion de changer, d'essayer autre chose.

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  8. Tout pareil ! Certains jours, tout est nickel, le temps, la relation au temps, les relations parents -enfants, l'humeur, l'organisation... puis, cet équilibre qui semble parfait s'écroule comme un château de cartes... il faut dire que ma fille est dans une période sensible hormonale mais aussi sociale (se rend compte que sa "meilleure" amie et son "meilleur " copain lui tournent le dos depuis quelques semaines... un vrai travail de deuil... )
    J'essaie d'être à l'écoute, bienveillante, de prendre le temps (ça, c'est mon plus grand luxe, travailler à temps partiel) et ce qui "marche" aussi pour dédramatiser les situations d'hypersensibilité, c'est l'humour...
    Souvent, malgré tout, je m'interroge, je culpabilise et souvent je relis des livres sur la psychologie positive et l'éducation positive... ça m'aide...
    Sinon, je garde aussi en mémoire les petits progrès, les avancées (comme les offres d'aide spontanées de ma fille par exemple - aider à ranger les courses, aider le prof de cirque à ranger son matériel, etc.) Et ça me fait plein de petits sourires intérieurs qui m'aident à garder le cap dans les moments difficiles!
    Courage, Freud disait qu'être parent était le métier le plus difficile sur terre !

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    1. Merci madebyviou! je crois que je vais tater le terrain du temps partiel. Et Amaury a demandé un 9/10eme!

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  9. Quand je trouve mes mômes hyper-hyper-hyper-pénibles en mode emer*** maximum, que le chaos pointe son nez chez moi, que je ne suis plus capable de parler sans hurler, c'est qu'il est urgent... que j'aille dormir ! Au lieu de m'interroger sur ce que j'ai fait, pas fait, pourquoi, comment... Maintenant, je dors.
    Et le sommeil permet aux petits comme au grands de vivre plus sereinement. Allez zou les Lathelise ! Au lit !

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    1. Ouou, tu as bien raison! Le sommeil ou la faim, ca rend grincheux...Alors autant prendre les devants

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  10. Le hors-série à l'air super. J'ai lu avec beaucoup de bénéfice pour notre vie de famille les méthodes de parentalité bienveillante Faber et Mazlich mais il y a souvent des périodes (en ce moment notamment) où j'ai le sentiment que rien ne va plus. Nos garçons (nous aussi on parle souvent d?eux comme d'un bloc) gèrent très mal la frustration malgré leur grand age (7 et 9 ans), parfois des le matin je sens des ondes négatives dans la maison malgré tout ce que j'essaie de mettre en place... Bref beaucoup de questions... Et besoin d'un peu d'air en ce moment pour casser peut être un peu un schéma dans lequel nous sommes

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    1. Le hors-série est super, notamment la partie sur les liens fraternelles et sur les jeux coopératifs. On en tire matière à penser et à expérimenter.
      Je vais regarder les articles que tu cites!
      Bisous à vous, profitez de l'été!

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  11. Ah le chaos... Ce qui me désespère parfois, c'est quand je me dis que la chaos est la norme chez moi alors que tout a l'air de parfaitement couler chez les autres. Et je me dis que c'est sûrement de ma faute. Culpabilité quand tu nous tiens.
    Mais au fond, c'est partout pareil. Je crois que les enfants ont parfois (souvent?) besoin de grandir dans la crise. Il y a tant de choses à voir, à entendre, à apprendre que ce surmenage les empêche sûrement d'avoir l'esprit assez zen et clair pour accepter toutes les contraintes de la journée.
    Concernant le fait d'avoir frôlé la mort si jeune, je pense que c'est une expérience très intime qui retentit différemment chez chaque individu. Mon conjoint a vécu cela à 8 ans. Il a passé des mois à l'hôpital, a subi des examens invasifs et douloureux, a été opéré à cœur ouvert, a été baptisé et a reçu l'extrême onction le même jour... Et devenu adulte, il reste très pudique sur ce moment si difficile de sa vie, mais il n'est pas traumatisé. C'est un homme normal, plutôt joyeux et optimiste. Sûrement parce que ses parents ont su "digéré" tout cela et reprendre leur vie en évitant tout "pathos" dans leur éducation. Ce que vous semblez faire avec vos enfants.
    Dernière remarque, nous avons toujours évité de considérer nos enfants comme un bloc. Ils sont jumeaux et nous voulions éviter cet écueil. Résultat, à trop les distinguer, nous nous sommes rendus compte que nous avions peut être oublié ce lien si spécifique qui les unit et qui les caractérise également. "Séparer" vos enfants pour qu'ils puissent respirer un peu est sûrement une bonne chose mais il est probable que ce bloc soit aussi une source d'équilibre pour eux.
    Quant à vos travaux, si c'est vraiment le bazar chez vous, ne pouvez-vous pas leur laisser un bout de mur pour qu'ils puissent laisser libre court à leur créativité. Cela leur permettra peut être d'apprivoiser le "chaos" provisoire de leur maison?

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    1. haha, j'adore ton idée de peindre les murs. Je crois que cela me défoulerait moi aussi!
      Nous allons mettre à profit l'été pour expérimenter d'autres choses et essayer notamment de répondre aux besoins individuels de chacun.

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  12. Je m'emerveille à chauqe post que je lis de toi de toutes les reflexions que tu as en cours et que tu partages avec nous.
    Moi aussi comme disait une de tes lectrices, je crie beaucoup et je m'en veux le soir en me couchant, me disant que je leur reproche de se crier dessus entre frère te souer mais ils refont ce que je leur porpose comme modèle.... Il y a des moments de grâce et je capitalise sur eux pour me dire que parfois, j'ai la bonne réaction au bon moment ! mais ce rôle de parent est difficile, et mon mari n'est pas toujours dans l'envie partagée d'analyser ce que nosu vivons ou ressentons. Merci vraiment en tous cas de tout ce que tu m'apportes.

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    1. Merci Mimille! Moi aussi, quand j'entends les enfants hurler et que je reconnais des morceaux de MES phrases, je suis mortifiée!
      Je t'envoie plein d'énergie ; je t'embrasse

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  13. ohlala vaste sujet! chaque soir de cette semaien a été difficile chez nous, alros que je pensais "maitriser" la situation ces derniers temps: rien n'est jamais acquis avec les enfants et c'est certes passionnant mais parfois épuisant au quotidien! Aude

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  14. "Il n'y a pas de parent parfait" est le titre d'un très bon livre d'Isabelle Filliozat, que je te conseille. Je n'ai pas encore d'enfants, mais je suis convaincue que ma maman a toujours fait de son mieux avec nous. Et je pense que c'est véritablement le plus important. (Pour mon père c'est autre chose... Ce qui ne m'empêche pas d'être devenue une adulte heureuse, équilibrée, épanouie et bien dans mes baskets cela dit !)

    Pour les "traumatismes", l'EMDR peut être une très bonne piste à creuser... Pour les enfants comme pour les parents.

    Je vous envoie plein de bonnes ondes.
    Elisabeth

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    1. Coucou Elisabeth, j'adore les bouquins d'Isabelle Filliozat que je trouve très bienveillante à l'égard des parents ! Mais la question qui reste pendante, c'est pourquoi quand tu fais bien tout comme dans le livre, souvent, très souvent, ça ne marche pas...Mystère et boules de gomme!
      Cela dit, tu as raison : avoir des enfants convaincus que tu fais pour le mieux est énorme. Je t'embrasse

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  15. Ah, et j'ai oublié de te partager ce proverbe juif que j'aime beaucoup: "On ne peut donner que 2 choses à ses enfants: des racines et des ailes."

    Belle soirée.
    Elisabeth

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  16. Devant la floppée de commentaires je ne peux que sourire (un peu jaune, mais il semble que tu aies touché un point sensible) et souscrire... comme c'est difficile d'être parents... pour moi le plus dur c'est de prendre le recul suffisant (et vital) tout en ne minimisant pas tout pour autant, l'équilibre quoi... mission peu réaliste j'en ai peur

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  17. Comme j'aime tes moments de réflexion qui nous interpelle en permanence. Ces instants sont loin derrière moi, mais oui l'éducation est une affaire du quotidien, à s'interroger souvent sur notre façon d'être. Difficile parcours que celui de parent mais que c'est bon d'être confortée par sa fille, à tout juste 20 ans, par un "c'était pas drole tout le temps mais vous aviez raison".Je ne pensais pas que ça viendrait si tôt ! Les racines doivent être solides pour que l'arbre tienne au vent ! 2 enfants c'est 2 personnalités, 2 caractères différents, parfois même opposés, et il faut en tenir compte, ne pas les prendre en bloc, pour moi c'était facile : c'est fille/garçon ! Après des années enfance/adolescence de disputes et chamailleries ils sont des adultes très complices

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