mardi 30 juin 2015

Youpi, l'école est finie : les tee-shirts Blue Angels

Une ou deux fois par an, je propose aux garçons de choisir du tissu pour coudre leurs nouveaux "meilleurs" tee-shirts ( entendre leurs tee-shirts préférés). Je suis, à chaque fois, effarée pour leur goût très sûr pour les imprimés bariolés!


Cette année, il y aura eu le jersey avec les squelettes de dinosaures, vus ici. Et puis cet imprimé aux avions de guerre rétros. Qu'on s'entende, hein, Amaury et moi faisons la guerre ( c'est le cas de le dire) aux armes et aux trucs de guerre en général...Mais ceux-là font partie de l'héritage patrimonial, dirons-nous.


Le modèle est toujours le même, le tee-shirt Birthday fish issu du Ottobre 2013/3. Je monte juste d'une taille tous les 6 mois pour chacun d'entre eux!
La prochaine fois, il va falloir que je trouve un autre modèle car Stanislas a atteint les limites du modèle.



vendredi 26 juin 2015

Du fil et des aiguilles - Podcast créatif #1



Dans ce podcast, je parle :
* de la robe 12 du magazine Ottobre woman 2014/2
*de la robe Tuxedo des Modelières
* du haut drapé du livre Féminin Masculin et du débardeur de mes indispensables en maille
et je demande des conseils sur :
* les patrons ODV la jolie girafe, notamment l'aristo et le coquet
* de bonnes adresses à Amsterdam

jeudi 25 juin 2015

Collection printemps-été 2015 : Baroque - la robe

Cet hiver, Mathilde m'a offert une série de patrons dont elle ne pensait pas se servir. Parmi ceux-là, le patron Project Runway Simplicity 2694, un patron dont au moins 2 des déclinaisons me faisaient envie.


Cette robe est issu du patron Project Runway Simplicity 2694. Les commentaires sur le site pattern review sont assez dithyrambiques et vous recommandent chaudement celui-ci. Compte-tenu de mon tissu, un coton japonais, noir chargé de motifs baroques dans des couleurs vives, j'ai opté pour le premier modèle, avec ses bretelles toutes simples et son joli décolleté en forme de cœur.
J'ai été très agréablement surprise de constater que ce patron allait de la taille 32 à la taille 48 ( et plus encore de constater que la taille 32 était bien taillée).

Line Drawing
en version semaine, avec une veste et des escarpins

en version week end, avec palette trouvée aux Puces de Lyon et chapeau de paille

La prochaine, dans un tissu moins chargé, sera sans doute le modèle chemise avec de petits mancherons (le deuxième en partant de la gauche).
La réalisation est simple à condition d'être précis dans la découpe des pièces et le marquage des empiècements.
Je n'ai pas mis la coulisse de l'élastique dans le dos car je n'en voyais pas l'intérêt.
J'ai repris, d'un centimètre environ, les emmanchures qui baillaient.
J'aime beaucoup le corsage, entièrement doublé, et sa forme joliment arrondie, qui habillent joliment les torses les plus plats.


Et en termes de wearability project?
Ma robe est:
- seyante : 4/5. J'aime son décolleté, flatteur, sa taille empire, qui étoffe les hanches et allonge les jambes. Je reprendrai encore un peu plus les emmanchures sur la suivante.
- polyvalente : 4/5. 
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 4/5. L'avantage des motifs multicolores sur un fond noir est que cela va avec presque tout ( à condition, d'être uni et noir, non je ne suis pas fordiste ;-))
- confortable: 4/5. Complètement!
16/20, je crois qu'il y en aura d'autres...

Et pour finir, ce qui va finir par être une institution : la photo floue de la séance...

mardi 23 juin 2015

les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 33

Un peu avant Noel, nous rencontrons dans le couloir un jeune couple, une petite fille. La maman est ravissante et …manifestement enceinte. La petite fille te virevolte autour, grimpe sur les genoux de ses parents, taquine ses grands-parents, court et s’ébat un peu plus loin, ravie de jouir tranquillement d’une si riche salle de jeux.
On s’assied sur des petites chaises. On s’observe.
Papa et moi devinons qu’ils viennent d’arriver. Qu’ils viennent d’apprendre.
Les parents reniflent, les yeux des grands-parents sont rouges et quand ils serrent Lola dans leurs bras, ils la pressent fort et enfouissent leur nez dans ses cheveux fins.
Profitant du fait que leur fille se soit un peu éloignée, ils nous soufflent « Mais que va-t-il se passer ? Pour de vrai ? ».
Alors Papa et moi avons respiré profondément. Nous nous sommes consultés du regard. 
Fallait-il dire la souffrance infinie ? Les hémorragies,  les infections et la terreur de perdre son enfant ?
J’ai esquissé un pauvre sourire et j’ai dit « vous et Lola êtes au meilleur endroit possible ».
Dehors la nuit tombait, les gens se hâtaient de finir leurs achats de Noel et nous avons chuchoté pendant des heures autour de cette table d’enfant, dans une salle de jeux parée de guirlandes. Il était coiffeur, comme son père ; elle était esthéticienne. Le bébé devait naître au printemps.

Lola commença son traitement. 
A son poignet était accroché le bracelet en plastique de l’hôpital, celui qu’on vous passait à chaque admission dans le service, avec son code-barres et l’accès à votre dossier médical. En cas d’urgence, un bip renseignait le médecin de garde.  Et le temps gagné pouvait vous sauver la vie.
Sauf que. Sauf que l’innocent bracelet entailla la peau douce de son poignet.
Les traitements l’avait déjà beaucoup affaiblie et la bactérie qui s’installa dans cette minuscule entaille enfla, enfla, et l’emmena très loin. 
Très loin en salle d’opération, où l’on enleva la chair de son bras pour ne laisser que l’os en espérant stopper l’infection. Très loin, quelques jours plus tard, où on l’amputa du bras.

Quand j'ai rencontré son père, quelques jours après et si peu, si peu de jours après leur arrivée, on s'est serrés très fort l'un contre l'autre et son papa murmura « dieu soit loué, elle est en vie ».

lundi 22 juin 2015

52 semaines, 52 gravures : quand est-ce qu'on va à la plage? semaine 25

Un jour de grande marée, parmi d'autres trésors, j'ai trouvé dans la laisse de mer, un très joli coquillage.
Il méritait d'être gravé:


Pour retrouver toutes les œuvres, de toutes les participantes, depuis le début de l'année, c'est par ici.


vendredi 19 juin 2015

Cultivateur de talents # 3 : comment réussir sa prise de poste ( 1er épisode)

Aujourd'hui, nous verrons comment réussir sa prise de poste avec l'aide de la méthode 90 days de Mickael Watkins, Professeur à la Harvard Business School.


Si vous souhaitez la fiche de lecture, laissez un message sous ce billet.

jeudi 18 juin 2015

Collection été 2015 - chemise attention!

Attention les yeux! Je vous présente une chemise qui pique les yeux. Le wax m'a été offert par la cousine d'Amaury qui vit au Ghana et qui m'approvisionne régulièrement en tissus joyeux.


Pour équilibrer ce tissu exubérant et coudre une chemise finalement portable au quotidien, j'ai utilisé le patron de chemise à découpes princesse du livre japonais L'élégance du noir ( référencé chez les JCA sous le code 29-fr).  Les coutures de ces dernières semaines m'ont permis de maîtriser parfaitement les pieds de col, et ce, en un temps record.


Ma chemise est :
1/ seyante : 4/5. J'aime beaucoup sa forme. J'ai dû avoir une absence au moment de réfléchir à sa longueur  car je la trouve un peu courte.

2/ polyvalente : 4/5. Je peux la porter la semaine, planquée sous une veste discrète, et le week end.
3/ compatible avec le reste de ma garde-robe : 3/5. J'ai osé utiliser ce coupon parce que j'aime assez le fuschia, qui s'accorde bien avec mes tons neutres habituels.


4/ confortable: 3/5. Entre le fait qu'elle soit un peu courte et le fait que j'ai fait un ajustement malheureux au niveau des manches, les rendant un peu trop étroites, je ne me sens que moyennement bien dans cette chemise.

Cela dit, avec une note de 14/20, je pense la porter régulièrement!
Les photos ont été prises en Baie d'Authie ( dans la Somme)


lundi 15 juin 2015

Un rêve de potager : les poireaux sont-ils éternels?

Dans un précédent billet, je vous faisais part de mon désarroi quant à l'échec de nos "carottiers". Une de mes lectrices me lançait un défi "poireaux".


Si vous aussi, vous êtes de gros mangeurs de poireaux, vous avez sans doute un nombre conséquent de "trognons ". Quand vous les préparez, gardez 2-3 cm au-dessus des trognons.
Mettez-les dans l'eau quelques jours. 
Ils vont repartir.
Rempotez-les.
Youpi, vous avez de nouveaux poireaux.

Ce qui a amené, chez Gautier, la question suivante: "les poireaux sont-ils éternels, puisqu'on peut les faire pousser à l'infini?"



samedi 13 juin 2015

The perfect fit in a kit : la révélation des modelières



1. Pourrais-tu présenter le concept des Modelières

Les Modelières offrent la possibilité de coudre facilement des vêtements pile à sa taille. Comment ? Une fois que vous avez choisi votre modèle, nous redessinons le patron dans notre logiciel afin de l’adapter exactement à vos mensurations et aux proportions générales de votre corps. Chaque patron est alors imprimé en un exemplaire unique à l’atelier et il est prêt à être découpé. Du coup, plus besoin de décalquer ou de modifier votre patron.
Le succès d’un projet de couture repose aussi sur les instructions de montage, donc pour chaque modèle il y a un livret explicatif ainsi qu’un tutoriel vidéo qui expliquent tout le processus de A à Z. Quand on se lance dans la couture pour le plaisir, c’est généralement qu’on adore apprendre. Or le processus d’apprentissage est bien mystérieux…Qui de préférer le texte, les images, la visualisation des gestes ou tout ça
en même temps ? Alors j’essaie de ne rien laisser au hasard, quitte à me répéter ! Enfin pour celles qui le souhaitent, il y a la possibilité de commander un kit complet comprenant le tissu et tous les accessoires de montage en plus du patron. Les tissus sélectionnés et les formes des modèles ont été étudiés pour ouvrir de nombreuses pistes créatives, notamment avec des agencements originaux et avec des matières se cousant aussi bien sur l’envers que sur l’endroit.

les très beaux kits "Les Modelières"

2. Derriere les Modelières, se cache Alice: pourrais - tu te présenter ?
Je suis quelqu’un de passionné, en gros c’est la loi" tout ou rien" et lorsque ma Grand-mère m’a appris à coudre j’ai compris que cela deviendrait un jour quelque chose dans laquelle je m’engagerais complètement.
La couture et le patronage ne sont pas mon univers professionnel d’origine c’est pourquoi, même si j’ai beaucoup appris, j’ai dû, et ai adoré, faire appel à la longue expérience d’une modéliste de haut vol pour proposer les patrons de la collection sur mesure. Ensuite évidemment il y a eu des ribambelles de tests pour y arriver.
Aujourd’hui j’adore mon travail (dessiner, coudre, inventer, partager), me donner à fond pour que chaque cliente soit enchantée de créer ses propres vêtements et se sente belle dedans. En plus de ça, j’ai envie de participer à une révolution douce dans la manière de s’habiller : respectueuse de la dignité de chacun et de la vie en général. Le DIY est une solution, il en existe plein d’autres.



3. Tu nous montrerais ton atelier?
L’atelier des Modelières est situé dans une pépinière à Poissy, dans les Yvelines (78).On y trouve un traceur de compétition, des modèles suspendus un peu partout, des plans de travail très confortables (j’aime particulièrement la planche sur tréteaux , « quelques » centaines de mètres de tissus, un dérouleur fabriqué dans le Val d’Oise, des pochettes sur mesure fabriquées dans le Tarn, l’ancienne boîte à quincaillerie de mon Grand-père devenue boîte à boutons, ma machine à coudre fétiche, toujours la même depuis des années.
jupe Ristretto

4. Comment te vient l'inspiration?

Pour cette première collection il y a eu un moment d’inspiration particulièrement important d’où a découlé tout le reste : d’un coup d’un seul (et à jeun) j’ai découpé des bouts de draps et les ai appliqués sur le mannequin pour créer le top Trapèze composé de six morceaux sur le devant (et zéro pinces au sens strict du terme).
Pour commencer il y avait un problème que je tentais de résoudre : trouver des modèles dans lesquels je me sente aussi bien lors de rendez-vous professionnels qu’en terrasse avec des copains pour boire un verre (élégante, cool et bon…un brin sexy), donc trouver une alternative au tailleur classique comme au jean
slim, et les pinces me posaient problème dès qu’il ne s’agissait pas d’un chemisier. Du coup comment, sans pinces ni grand évasement, épouser élégamment les formes du corps ? Parallèlement dès qu’un vêtement, une tenue ou un agencement de matières m’intéressait, dans la rue ou sur le net, je le notais. Et puis un
jour il y a eu le top Trapèze qui est sorti du chapeau. Sur le même principe j’ai rapidement dessiné les jupes, le short et la robe.
Pour résumer, je crois qu’à force d’essayer des tas d’idées qui ne nous plaisent pas, tout en affûtant son regard sur ce que l’on aime autour de soi, on finit par oser en sélectionner une!
robe tuxedo

5. Quelle serait ta garde robe idéale ?
Pfiouh…Alors IDEALEMENT ce serait une garde robe dans laquelle je me sente bien, c’est-à-dire : qui correspond à mes goûts et mes formes, et qui n’a aucun impact négatif, ni sur le renouvellement des ressources, ni sur le respect du travail et de la créativité de ceux qui l’ont conçue. Il reste encore un petit bout de chemin à faire au niveau des matières !
Plus concrètement,  voici le topo :
- une jupe crayon et une mini jupe qui aillent aussi bien avec un t-shirt qu’avec une veste portée telle un chemisier,
- une veste portée telle un chemisier (dans les cartons…),
- un t-shirt sur lequel je puisse écrire des trucs marrants,
- un chemisier avec une coupe un peu militaire mais que je monterais dans de la mousseline de soie,
- une petite robe fourreau à décliner aussi bien en uni que dans des motifs qui pètent, à la Emilio Pucci,
- une robe chemisier très très fluide et très très longue, dans une superposition de matières très très fines,
- un top qui habille un jean,
- un jean slim taille haute,
- une robe « sac » fluide à porter avec une grosse ceinture portée taille haute,
- un pantalon taille haute un peu bouffant,
- un short élégant,
- un haut au décolleté parfaitement ajusté pour faire la fête ou faire office de caraco,
- un modèle de robe adapté à des matières telles que le lin où le chanvre et que je pourrais broder, personnaliser, remplir de galons délirants (en recherche ardue),
- un pull multicolore en laine toute douce.
Pour les manteaux…je n’ai pas encore trouvé l’idéal. C’est pas faute d’en avoir besoin!

Et à venir, très bientôt, une robe Tuxedo noire, et une, plus casual, en denim!

jeudi 11 juin 2015

Collection été 2015 : Gros grain - la robe

En 2014, j'étais sortie de ma zone de couleurs de confort et j'avais cousu cette robe en wax. Cousue très soigneusement, beaucoup portée. En 2015, je suis frileuse et je réitère, en blanc! 


Le modèle vient du magazine Ottobre women 2014/2. Il s'agit de la robe New Chic. 
J'ai compris, à mes dépens, les différences d'élasticité des tissus.
J'ai cousu la première en 34, sans marges de couture et sans zip. En wax, 100%coton. Et je n'ai aucun souci pour la mettre et l'enlever.
J'ai cousu la deuxième, en 34, sans marges de couture et sans zip. Dans un merveilleux coupon de lin et soie, écru, offert par ma maman, suffisamment épais pour ne pas être transparent. Et j'ai beaucoup plus de mal à la mettre et l'enlever. Disons qu'il faut que je mette la tête en bas et que je tire préééééééééécautionneusement la robe pour l'enlever...


J'ai fait quelques modifications :
- j'ai ajouté une parmenture à l'encolure, devant et dos, parce que je trouve la finition plus propre qu'en faisant un ourlet
- j'ai opté pour les bretelles pour un gros grain, qui attendait son heure, depuis un moment. Et j'ai fixé les bretelles avec des boutons anciens, héritage familial d'Amaury.


Mon verdict est sensiblement le même qu'en 2014:
Ma robe est :
- seyante : 5/5 (+1 par rapport à 2014). J'aime beaucoup le buste et la taille haute. La jupe manque un peu d'ampleur à mon goût. peut-être en referai-je une version avec jupe froncée. Finalement, j'aime bien sa forme trapèze
- polyvalente : 4/5 aussi. Je ne la mettrai pour un mariage ( encore que?) mais pour aller de la plage au boulot ( avec une veste), pour courir après mes garçons ou pour déjeuner avec une copine, elle me paraît très satisfaisante. Mais elle est écrue...
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 5/5. Elle a beau être imprimée, elle reste bleu et se marie du coup très bien avec une grande partie de mon vestiaire d'été et d'automne.


- confortable : 4/5. Totalement! Elle est peut-être un peu trop décolletée d'un ou deux centimètres pour que je sois totalement à l'aise. Pourtant, j'ai eu l'assistance d'Amaury pour prendre les mesures et j'ai été d'une grande rigueur sur ce sujet.
16/20 17/20 : je pense donc qu'il y aura une version 2016, peut-être en version longue...

Et la photo floue du jour:


mardi 9 juin 2015

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 32

Une nuit, alors que tu as été hospitalisé de manière imprévue et que  j’essaie de rasséréner ton petit frère, Papa m’envoie un sms « bizarre ou l’effet du manque de sommeil : Stanislas hurle et est difforme. »  
Il est quatre heures du matin.
Tu es en unité stérile, en proie à une infection galopante. Le médecin de nuit a prescrit de multiples antibiotiques à spectre large pour essayer de la circonscrire.
La dose prescrite pour 24 heures a été malencontreusement passée sur 2 heures et tu es en train de faire un choc allergique monumental, sous les yeux impuissants de ton Papa. 
Éveillé depuis presque 24 heures, il met ta transformation progressive et ta respiration sifflante sur le compte de la distorsion de ses sens fatigués. Puis il alerte une fois, deux fois, avant que l’équipe soignante ne vienne te voir.
Une nouvelle procédure d’urgence est déployée.  Papa m’envoie des sms, minute après minute.
C’est insupportable.

Le troisième étage est consacré à l’unité stérile. C’est notre pire cauchemar.
Les parents qu’on y voit monter ont les yeux tournés vers l’intérieur. Écorchés vifs, ils vivent dans un lieu d’où les enfants, parfois, ne reviennent pas.
Les conditions d’hygiène sont drastiques, les contacts physiques sont déconseillés, c'est un endroit où une simple caresse peut tuer. 
Le silence, hormis les puissants systèmes d’aération, est total. C’est un milieu totalement hostile, le prix à payer, pour les greffes, peut-être, réussissent.
Pour entrer, il faut y être expressément autorisé, il faut aussi qu’il n’y ait pas d’autre adulte présent dans ta chambre. Ensuite, il faut passer le sas de désinfection, se changer pour passer des vêtements stériles, mettre un masque, des socques et une charlotte. Il faut longuement se savonner les mains. Puis être autorisés à franchir la porte suivante. C’est un lieu fantomatique où l’on communique par cahier interposé.
Nous allons y passer de longues journées, le temps  que ton état se soit stabilisé. Parfois, toi et moi faisons des grands dessins. Nous les collons sur la fenêtre, et le cœur battant, nous espérons qu’un malade de l’aile d’en face nous fasse un signe.

Parfois, nous allumons la télévision et des heures durant, blottis dans ton lit, nous regardons la chaîne Voyage. Nous traversons le bush australien et jouons avec la grande barrière qui protège les troupeaux des dingos. Nous suivons des pygmées dans la savane. Nous nous racontons des histoires d’évasion et de liberté.

lundi 8 juin 2015

Correspondances estivales : 3ème édition

J'ai le plaisir de lancer la troisième édition des correspondances estivales.



Le principe :
- chaque semaine, je crée une carte et je l'envoie à ma correspondante pour la semaine
- chaque semaine, je reçois une carte
- pendant 8 semaines, du 6 juillet au 30 août 2015
- tous les médias, dessin, collage, gravure sont autorisés

Inscrivez-vous en laissant un commentaire, avant le 1er juillet 2015, sous ce message avec votre adresse mail.

Et vous pouvez retrouver toutes participations sur notre tableau Pinterest collectif.

samedi 6 juin 2015

vendredi 5 juin 2015

Cultivateur de talents #2 : portrait robot du manager idéal

Où l'on s'interrogera sur le terme "manager" et où l'on tentera de dresser un portrait-robot du manager idéal.



Si vous souhaitez suggérer un terme ou compléter le portrait-robot, n'hésitez pas, laissez un commentaire.

jeudi 4 juin 2015

Collection printemps-été 2015 : mouchetée - la robe chemise

Se glisser dans une robe chemise, c'est être féminine sans y penser, être élégante sans être stricte. J'avais vu fleurir les cami dresses sans oser me lancer tellement mes mensurations sont loin de celles des patrons de Pauline Alice. Et à force de faire et refaire des chemises à partir de celui qui est une valeur sure en termes de patron, je me suis qu'en le rallongeant, j'obtiendrai peut-être quelque chose de plaisant...


C'était sans compter mon choix de tissu
Au montage des manches, ce bleu roi à petits pois blancs (un tissu japonais acheté sur le marché de Saint-Valery-sur- Somme) m'a immédiatement fait penser à une blouse d'écolier ou alors une blouse de fermière, de celles qui persistent dans les dernières pages de catalogue de VPC...
Le coup d’œil dubitatif d'Amaury suivi d'un silence persistant a confirmé cette impression.

J'ai donc tenté de sauver ma blouse de sauver ma robe-chemise.
Pour mémoire, il s'agit du patron de chemise du livre japonais Blouse, skirt and pants, coupé en taille 5.
Pour améliorer l'aspect général, j'ai modifié l'encolure pour en faire une encolure en V.
J'ai fait un col Mao.




Autant sur son cintre, cette robe me déprime , autant je trouve que, portée, elle perd de sa ringardise.
Bizarre...

Et en termes de wearability project?
Ma robe est :
- seyante: 3/5. Elle ne casse pas 3 pattes à un canard cette robe. Néanmoins, elle est tout à fait charmante pour aller travailler.
- polyvalente: 3/5. Croyez- moi sur parole, en Baie de Somme, elle est assortie au ciel.
- compatible avec le reste de ma garde-robe: 3/5. Incroyable comme ce bleu roi est finalement assez dur à assortir...
- confortable : 4/5.
13/20, encore une fois, cette robe me surprend car sa note a beau être médiocre, je suis sure et certaine de la porter sans relâche tout l'été.

Et la plus poétique des photos floues :




mercredi 3 juin 2015

Mercredi avec les enfants - une frénésie de glaces

De mercredis avec les enfants, il n'y a plus. Mais il reste le temps que nous passons ensemble le week-end.


Cela fait plusieurs années que la simple lecture des ingrédients contenus dans les glaces industrielles me donnent la nausée. Et puis, il nous faut surveiller, un peu, le régime alimentaire de Stanislas. Alors, bien que je ne sois pas du tout adepte d'électroménager et parce que la sorbetière héritée de ma maman, âgée de presque 40 ans ( la sorbetière hein, pas ma maman), j'ai fini par acquérir une sorbetière Moulinex.

Depuis, il ne se passe pas de week end sans que nous dégustions une glace maison.
Je vous livre nos recettes préférées :


- glace au chocolat : une brique de dessert de soja au chocolat + une brique de crème + 6 cuillères à soupe de cacao pur
- glace aux fruits : 4 yaourts grecs et un pot de confiture maison ( questches, en l'occurence, et poires aussi, et maintenant que j'y pense rhubarbe également)


- glace au café : une brique de dessert au soja à la vanille, une brique de crème de soja, une cuillère à soupe de café instantané décaféiné, une cuillère à soupe de sucre...

Vivement le week end prochain!

mardi 2 juin 2015

Nos jours heureux - les émotions de mai


En mai :

- nous avons eu la joie immense et le soulagement infini d'apprendre la guérison de Stanislas, après 5 ans de lutte. L'hématologue a fait un très joli discours. Et j'ai pleuré.

- nous avons une nouvelle petite nièce <3. Rien de tel que déposer un baiser sur le sommet du crane d'un nouveau-né pour se sentir heureux!


- les divers ponts de mai nous ont permis de profiter de la baie de Somme! Ce qui nous a également permis d'étrenner notre canoé.

-
-notre potager prospère et Amaury a converti une large partie du jardin en réserve pour les abeilles et les papillons ( il a planté de jolies fleurs bio et laissé l'herbe folle). Et il est hystérique à chaque fois que la famille de hérissons pointent son nez dans le jardin (je le trouve même certains soirs dans le jardin à les attendre).
- Amaury a eu 39 ans et, entre autres, 8000 abeilles en cadeau (via l'association Un Toit pour les Abeilles)


- nous avons saisi par la beauté du château de Versailles et des grandes eaux musicales