dimanche 28 septembre 2014

Bouquinons # 56


En regardant le feuillet réservé aux commentaires des lecteurs, j'ai vu mes initiales et un commentaire très élogieux. Mais rien à faire, le résumé du quatrième de couverture ne m'évoquait rien. Alors j'ai pris ce commentaire comme une recommandation d'un moi de 2006 à un moi de 2014 et j'ai emprunté de nouveau Fleurs d'un jour d'Anna-Kazumi Stahl.
 Et je confirme, c'est un très joli roman aux personnages attachants. On passe de la fraîcheur de l'atelier d'une fleuriste spécialiste dans l'ikebana ou la moiteur de la Nouvelle Orléans.


Ce premier roman est un témoignage sensible, fantasque et grave, sur l'exil et l'intégration d'un jeune venu d'Afrique à la suite d'une guerre civile, et installé à Washington. 
J'ai aimé son amour pour la littérature (dont les frères karamazov et Dante, qui a donné le titre cet ouvrage - un extrait de l'Enfer), sa lucidité désabusée sur sa place dans le monde, son affection pour ses deux copains d'exil, sa capacité à rêver les yeux ouverts.


J'avais lu que ce livre avait été un coup éditorial dans les 1950's, qu'il avait enclenché la grande émancipation des femmes, et qu'il était la vraie inspiration de Mad men...
 Je l'ai acheté dans un aéroport un jour où la précipitation pour attraper la navette Air France qui me conduisait à Marseille (à moins que ce ne soit Montpellier) m'a fait oublier mon livre.
A-t-il vieilli? Suis-je trop féministe?
Ce livre m'a plus attristée que distraite. J'ai plaint ces pauvres filles naïves et diplomées embauchées pour être sténo en attendant de trouver un mari, ces jeunes femmes soumises et maltraitées par les hommes, ces jeunes femmes à qui on explique qu'il faut consommer et se couler dans le moule pour exister.

Ce roman est assez inégal mais il est parfois fort et sincère.
Le premier chapitre est poignant, les suivants sont plus ou moins convaincants. Le tout est l'histoire d'une jeune femme noire installée à Philadelphie dans l'entre deux guerres et de ses 12 enfants qui chacun essaient de se construire et de s'en sortir dans cette Amérique où la ségrégation sévissait.

1 commentaire:

  1. He bien, celui de Mengestu, je n'ai jamais réussi à le finir!!! trop mou, manque de rythme...je vais peut être retenter, ton commentaire relance ma curiosité!

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