jeudi 12 septembre 2013

Bouquinons # 39

Un de mes coups de cœur de la rentrée! Chagrin d'école, plus qu'un livre sur l'école, est, de mon point de vue, plus un livre sur l'état d'adolescent et la place de celui-ci dans société. J'ai néanmoins beaucoup aimé les quelques techniques exposées pour intéresser des élèves et les faire participer. Et j'ai trouvé un peu naïf le recours au double de l'auteur, cancre patenté. Mais c'est un livre que je recommanderai à tous les enseignants et plus largement à tous les parents!
Les Dukay, c'est une fresque familiale qui est un classique en Hongrie. J'ai trouvé la langue un peu datée mais il y a un peu de la fantaisie hongroise dans ce livre et beaucoup de récits sur ce pays au début du XXème siècle!
Arrivée à la page 400, je me suis rendue compte, me rappelant de la péripétie, que j'avais déjà lu ce bouquin.
J'ai un avis très mitigé sur ce livre, Prince d'orchestre, que j'ai trouvé agaçant. Le narrateur, chef d'orchestre réputé, est si détestable et si prévisible qu'on ne se réjouit même pas de sa déchéance. Lisez autre chose mais si vous voulez jeter un coup d'oeil sur le résumé, c'est ici.
Celui qui n'est pas venu est un très court livre ( lu en un trajet qui certes dure presque une heure et demie mais quand même). Ce livre raconte la disparition de la vocation religieuse de l'auteur, le traumatisme d'un accident de voiture qui failli lui coûter la vie ( et j'ai revécu, avec ses mots, mes impressions d'hôpital, quand on voit la vie qui continue de l'autre coté de la vitre).

On me l'avait présenté comme LA révélation d'Afrique du Sud, le nouveau Coetzee...Ce roman est très intéressant pour le regard de l'intérieur de la société boer en plein apartheid, avec ses écoles, son coté très pieux, son paternalisme pour les "bons" noirs...J'ai moins aimé l'intrigue sensuelle/sexuelle, moins convaincante. 

Je me souviens de Boris Cyrulnik, c'est le sobre récit de son arrestation par la Gestapo et la police française, c'est le récit de son évasion de la synagogue où il était enfermé avec des centaines d'autres, déportés ensuite vers Auschwitz, c'est l'évocation des presque deux années qu'il a vécues caché dans une ferme avant d'être à nouveau arrêté. A lire ce livre, on comprend beaucoup sur la notion de résilience que B. Cyrulnik a développé ensuite dans ses travaux. C'est un livre émouvant.

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