vendredi 21 octobre 2016

Simplement - courir

Devant la déferlante des photos de fit-girl triomphantes sur instagram, de résultats-étendards et de plans d'entrainement incroyables, serrée-bousculée dans les sas de départ des courses officielles, j'ai beaucoup réfléchi, ces derniers mois, sur mon rapport au sport et à la compétition.


Et j'ai conclu que j'aimais profondément courir pour courir. Courir pour être dehors au diapason des saisons. Courir pour me recentrer, pour méditer, pour n'être plus qu'un corps qui court. 
J'ai compris que ces 2 dernières années que je m'étais sans doute un peu égarée, laissée entraîner vers quelque chose qui m'intéressait moins. Ou plutôt que j'avais laissée grandir en moi l'excitation de la compétition, une facette de ma personnalité que je n'apprécie pas forcément et que je n'ai aucune envie de cultiver. Car je suis bien incapable de participer une course pour le plaisir. Si j'y vais c'est pour faire un temps, et si je fais un temps, autant qu'il soit bon...

Bref, en changeant d'environnement de travail et de métier, j'ai aussi envie de me recentrer sur ce qui m'épanouit. D'être bien avec moi pour être bien avec les autres.
J'ai offert mon bracelet connecté, rendu sa montre connectée à mon père, désinstallé l'appli course de mon smartphone. Et je cours désormais, sans référence de temps ni de vitesse. Je cours parce que j'ai envie de courir. Je cours aussi longtemps que j'ai envie. Tout simplement!
En revanche, et j'en ai déja parlé, j'ai très envie de courir 40 kilomètres pour mes 40 ans. Je le vois presque comme un rite initiatique, une manière de se projeter de manière dynamique dans la seconde partie de ma vie.

Je vais reprendre la natation car j'aime la sensation unique de délassement quand on sort du bassin, cette sorte de flottement béat.
Et je ne considère pas le yoga comme un sport mais plutôt comme un mode de vie global. Car je n'imagine séparer la pratique du yoga de son enseignement puissant de respect, de paix et d'amour.

Je vous embrasse!


5 commentaires:

  1. Et je ne porte plus non plus ta montre, pas besoin de tout savoir, quelqu'un d'autre en profite aussi :-)

    Je cours toujours avec mon appli, parce que moi je cours pour progresser et me dépasser. La course je la fais avec moi même mais je ne suis maintenant plus décue si ya des jours sans. Courir c'est maintenant ici aussi un morceau de vie important, pour le mode "automatisme" pendant, pour le bien être physique après, pour le bien être mental qui se prolonge, pour la convivialité aussi des gens avec qui je cours.
    Ca devrait toujours être ca le sport, juste un accord avec soi-même...

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  2. Je suis bien contente de lire ça !
    Je cours depuis que j'ai 15 ans avec de grosses périodes sans course parce que la vie est comme ça !
    J'ai repris volontairement de façon plus intense pour moi après le décès de ma maman en janvier dernier ... pendant sa maladie c'était mon espace de décompression et depuis son décès c'est devenu ma thérapie ... je cours seule pour ME retrouver , mais depuis peu je cours aussi pour "entraîner"(une copine qui voulait s'y mettre) et surtout pour partager avec une amie ... j'y ai puisé ma force , j'y ai épuisé ma rage mais sûrement pas mes larmes qui sur des sorties solos peuvent surgir à tout instant .
    Et si je n'aime pas la foule j'aime pourtant de temps à autres me confronter aux autres dans une course ... et loin d'être à ton niveau pour mes 40 printemps je vise un semi marathon !
    Par contre je cours avec ma montre : ça me motive sur les km et surtout j'aime me maintenir à un rythme où je suis à l'aise : c'est un soutien mais pas une finalité !

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  3. Je partage ton point de vue. Je cours, dans l'eau de mer avec ube amie, sur terrain accidenté accompagnée de mon chien. Pas de macadam. Pour moi, la course est un moment de d'entente pour se ressourcer, méditer ou non, et surtout être au milieu de la nature. C'est un vol d'oxygène indispensable pour se sentir reboostée. Je n'ai jamais apprécié la compétition... ce qui m'a valu d'arrêter certains sport. Si course organisée, c'est bien un défi personnel que je le lance. Il me semble que la pression est déjà assez présente au quotidien pour éviter de s'ajouter une pression supplémentaire lors d'une activité sportive. Pour moi, le yoga est aussi davantage un mode de vie qu'un sport. C'est une prise de recul au quotidien. Un moment privilégié avec soi même, qu'il dure 3 minutes par jour ou 1h.
    J'ai installé l'appli Nike sur mon téléphone mais finalement ça m'exaspère lors de mes courses. Ça m'agace d'être connectée perpétuellement, toujours joignable et sensée être disponible pour les autres.
    Je te lis avec toujours autant de plaisir. Bonne continuation, et bonne fin de semaine.

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  4. Faire pour le plaisir. Je ne branche plus aucunes applications depuis un an quand je prends mon vélo et je dois dire que je me sens beaucoup moins oppressée. Je n'ai plus les yeux rivés sur "ma performance potentielle", j'ai les yeux rivés sur ce qui m'entoure et je profite du paysage et de la plénitude qu'il me procure.
    Et je ne pense pas que cela empêche de se fixer des objectifs parfois :)

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