lundi 3 octobre 2016

Ma poubelle & moi : la gravure (presque) sans déchet

Ces derniers mois, à chaque session de gravure, je n’étais pas fière d’acheter une plaque de lino, de voir toute cette matière enlevée… Je me suis demandée alors si je pouvais faire plus durable.



D’autant, qu’entre nous, le stockage de toutes ces plaques gravées et rarement réutilisées, va franchement à l’encontre du désencombrement que nous menons. Alors que faire pour graver sans mauvaise conscience ?

Déjà, j’ai décidé d’utiliser le moindre recoin des plaques que j’ai en stock. J’essaie d’optimiser le dessin ; je récupère le moindre bout de plaque vierge.

Et puis, je me demande si je ne vais pas essayer la gravure sur bois en utilisant l’intérieur des jolies écorces que je trouve dans les bois. Bon, il faut que je trouve un moyen de les aplanir mais cela vaut le coup d’essayer.


Et en attendant, je grave sur…des briques de lait. N’ayant pas encore franchi le cap des laits végétaux fait-maison pour 2 raisons ( 1. Difficultés d’approvisionnement en oléagineux – mais j’ai un plan pour faire du lait d’avoine et du lait de bananes et 2. Manque absolu de temps !), nous mettons dans le bac des recyclables 4 briques de lait par semaine.

Je me suis donc dit que leur donner une deuxième vie, même si celle-ci était éphémère, pouvait être une bonne idée.
Le deuxième avantage de la gravure sur brique de lait est que cela ne nécessite pas de gouge. On grave avec la mine d’un grain dur (HB) ou le manche d’une petite cuillère.  Ce qui est un atout de taille pour qui grave avec ses enfants ou pour les maladroites dont je suis !
Mais est-ce que cela donne des résultats sympas ? Je vous laisse juges !
Rien à voir avec la linogravure mais plaisant quand même.


Alors racontez-moi : comment réduisez-vous l’impact environnemental de vos activités créatives ?

4 commentaires:

  1. Rha, je me fais aussi cette réflexion à chaque fois que je grave un tampon...
    Comme toi je récupère chaque petit morceau de gomme que je pourrais potentiellement utiliser (d'ailleurs il faudrait que je songe à lancer un défi "miettes" l'an prochain, vu la quantité de petits bouts que j'ai !), mais pour le reste, je n'ai pas encore trouvé !
    Et dans la mesure du possible, j'utilise des stylo rechargeables. Mes chouchous : les rotrings qui ne me quittent jamais, et récemment l'acquisition d'un pentel brush rechargeable pour le handlettering
    Merci pour ces articles toujours plus inspirants !

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  2. pour la gravure, j'essaye de ne graver que des motifs que j'aurai plaisir à réutiliser (donc suivre le défi de l'année, c'est pas toujours facile ! du coup, je triche bcp dans mes interprétations des thèmes pour tomber sur des motifs qui me plairont dans la durée !) ; et puis je me dis que vu la taille de mes tampons, on n'est quand même pas tout à fait dans la folie consumériste non plus !!
    Je pense aussi que la couture peut générer chez certain(e)s bien plus de consommation effrénée !! entre les achats compulsifs de tissu et la couture de pièces pas totalement nécessaires ...
    En revanche, c'est ce souci de ne pas consommer bêtement qui m'a toujours dégoutée du scrapbooking tel qu'on le voit souvent (à base de papiers et bidules de marque Machin, achetés toujours plus chers ...)

    enfin, il me semble que dans le domaine artistique, la lenteur du geste créatif est quand même une garantie de consommer peu, quand bien même le matériel représenterait un investissement peu "écologique" ... si les grands artistes du passé n'avaient pensé qu'en terme de strict utilité, on n'aurait pas grand-chose à se mettre sous les yeux aujourd'hui !!
    Je ne crois donc pas que l'art et la création doivent se mesurer systématiquement à cette volonté de décroissance ...

    Enfin, pour ma part, j'aime quand même bcp lorsque création rime avec recyclage, et c'est bien plus souvent possible qu'on ne croit !! (en couture, en dessin/peinture ...)

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  3. Bonjour
    C'est la première fois que je laisse un commentaire et je voulais vous dire bravo pour l'investissement et la remise en question dont vous faites preuve en ce qui concerne vos convictions ! Je les partage, et avec un seul enfant et moins de temps de travail, je ne fais pas aussi bien...
    Je suis venue sur votre blog pour la couture, et je suis avec plaisir tous vos posts divers et variés, toujours très intéressants ! J'ai beaucoup aimé celui sur le lâcher-prise quand à la délégation des tâches ;)
    Bon, ici l’essentiel des activités créatives, c'est la couture, et donc, pour en revenir au thème de ce post, je donne toutes mes chutes de tissu, fil, etc à la déchetterie, ça part spécifiquement pour faire du rembourrage de siège de voiture, des choses comme ça. J'ai donc un sac à part. Quand les habits sont vraiment abimés, je démonte tout, je garde les boutons, les zips... et le reste part dans ce sac. D ans mon entourage personne n'était au courant de cette possibilité à la déchetterie. Peut être est-ce pareil partout ? Il faut demander :)

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  4. Ceci fait éco à une réflexion que je me suis faite hier soir devant mon burdas !

    Habituellement, je décalque sur du papier de soie. Pourquoi ce choix ?Parce que je fais attention pour ma boutique, de ne pas multiplier les emballages, étiquettes, carte de visite. De fait, mes paquets sont fait avec une feuille de papier de soie qui peut toujours être réutilisée et une pochette plastique postale qui se recycle.
    Avant de trouver la bonne pochette, il en a fallu des heures de réflexion avant de choisir entre celle qui se recycle, celle qui est recyclée -donc non recyclable et le carton qui n'est pas aussi écolo que ça, l'enveloppe kraft à bulle qui ne se recycle pas...

    J'ai donc opté pour du papier de soie blanc que j'achète en grande quantité : il me sert pour ma boutique et décalquer des patrons. Oui, c'est pas forcément le plus pratique, des couseuses se sont mises au papier plastique pour recouvrir les livres et je n'avais jamais essayé jusqu'à hier où j'ai étalé pour la première fois, une planche burda style sur la table. Je sentais que je n'allais pas réussir à décalquer quoi que ce soit sans une véritable transparence. J'ai donc utilisé le papier transparent et cela m'a fait peine de jeter les rebuts de mes coupes.

    Ce rouleau trainait depuis un moment chez moi. Depuis longtemps car je me suis mise à la couverture de livre durable. Il s'agit d'une protection plastique comme dans les bibliothèques qui recouvrent le livre pour plusieurs années. Plastique contre plastique, mieux vaut choisir le plus durable possible puisque couvrir un livre est incontournable.

    Bref, à ceci, j'ajouterai que mon âme créative est très souvent motivée par la récup'. Je réutilise beaucoup, je ne jette jamais de tissu, le moindre petit bout est valorisé. J'échange, je donne aux écoles maternelles du quartier... Bref, ça circule.

    Pour la gravure : si tu tentais la terre crue ? Cela te demandera un peu de tâtonnement pour trouver la bonne texture, de ne pas tamponner mais d'appliquer ton papier sur la terre pour faire tes empreintes. En principe, la terre non cuite, pas trop sèche peut être plongée dans de l'eau pour être lavée et re-utilisée... Sinon, j'ai trouvé aussi un mastic naturel à base de blanc de meudon, ça fait un peu comme une pâte polymère. Il faut chercher des alternatives mais c'est à ça que sert la créativité !

    Une exploration ?

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