lundi 10 mars 2014

Au boulot # 1 - parler positif

Cette année, avec mon équipe, on s'est lancé un défi : parler positif !


Un jour, nous avons décidé d'arrêter de parler de projet "plutôt pas mal engagés", de résultats "pas trop mauvais" pour tenter d'aller vers des projets "intelligents, opportuns, parfaitement en phase avec le besoin des clients", de résultats " rassurants et positifs compte-tenu du contexte économique". 
C'est une vraie discipline de groupe. Le sourire entendu des uns et des autres autour de la table nous tiennent lieu de garde-fou en cas de dérapages pessimistes.
Je crois que ces précautions oratoires sont plutôt féminines et vont avec le fameux syndrome de l'imposteur ( vous savez, cette sensation d'avoir usurpé la place parce pas 100% experte, peu importe qu'on vous ait nommé là en toute connaissance de cause ).
D'ailleurs, écoutez autour de vous:  il y a celles qui appellent et disent à leurs correspondants "Bonjour, je ne vous dérange pas?" et ceux qui disent " Bonjour, je peux vous parler? "...
Tout ceci peut paraître futile et simple détail de communication mais je pense que, cumulé avec beaucoup d'autres choses, cela joue sur la perception qu'ont les gens de nous.

Qu'en pensez-vous ? Vous êtes prêtes pour relever le défi du parler positif?

 

6 commentaires:

  1. je trouve très chouette cette idée de voir "le verre à moitié plein" plutôt que "le verre à moitié vide" ... mais je ne sais pas trop si ça a à voir avec cette histoire de culpabilité/imposture dont, effectivement, souffrent pas mal de gens (moi la première !) ... pas sûre non plus que ça soit typiquement féminin, moi je vois ça (=l'imposture) plutôt comme un héritage direct de la morale judéo-chrétienne ... "souffre autant que possible sur terre, tu seras récompensé au ciel", "surtout ne pas trop réussir, c'est un signe de perversion" ...etc

    enfin bref, toute tentative pour briser les héritages pesants est de toutes façons bienvenue !

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  2. C'est tout un programme... et contrairement à Papelhilo, je suis assez convaincue que c'est un clivage homme-femme à base de "quelle est ta légitimité pour être là" que les hommes se posent beaucoup moins ou pas du tout....

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  3. 100% avec toi sur ce coup là! Ma maman disait toujours que le cerveau n'entend pas les négations "ne... pas" etc du coup quand tu dis pas mal, ton cerveau, ton corps, ton énergie n'entendent que mal. Faites qu'il ne pleuve pas n'entend que faites qu'il pleuve etc... Il faut donc s'entrainer à penser positif. "Pourvu que je reste en bonne santé", "Pourvu que je sois heureuse dans mon job", ...

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  4. Je me bats constamment avec ma mère et mon mari pour qu'ils arrêtent de demander "tu n'as pas fait ceci ?" mais plutôt "as-tu fait ceci ?". Une bête formulation, sauf que la 1ère part de l'a priori négatif et pessimiste (et vexant) que ça n'a pas été fait. Et ça change tout de partir en étant optimiste :)

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  5. Merci de vos réflexions et merci de rejoindre notre défi "parlons positif". Je crois que c'est typiquement un petit effort qui peut changer - un peu- la vie!

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  6. Oh oui, parlons positif!! Je suis entièrement d'accord avec toi et j'espère retrouver un milieu de travail où l'on va de l'avant... Au quotidien, je reprends souvent les personnes au tour de moi lorsqu'ils emploient trop de terme négatif mais il se peut que moi même j'en utilise, je vais essayer de me surveiller moi aussi ;-).

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