Soyez le changement - engagement politique ou engagement associatif ( partie 1)

Pendant notre voyage, nous avons beaucoup approfondi et consolidé notre pensée politique. Au retour, nous étions déterminés à nous engager, encore plus, pour faire changer les choses.


Sur la route, nous avons beaucoup écouté de podcasts consacrés à l'environnement, à l'économie, à l'éducation... Cela nous a permis de comprendre profondément les enjeux auxquels nous devrons faire face à l'avenir, d'identifier les freins mais aussi les actions que nous pourrions mener et les acteurs à contacter.

Après mures réflexions, je me suis décidée à m'investir en politique, au niveau local.
Je vous livre mes principales raisons:
- c'est bien de ronchonner et/ou de faire la part du colibri mais compte-tenu de l'ampleur de la crise, les actions individuelles ne suffiront pas. Il faut désormais actionner des leviers collectifs
- mon éducation républicaine me pousse à croire qu'il est encore temps de lancer une transition démocratique. Mais comme nos élus ont visiblement du mal à agir en conséquence, il faut que des acteurs engagés entrent massivement en politique
- le niveau local est probablement le niveau où la mobilisation citoyenne peut encore faire changer les choses. C'est aussi le niveau où des actions pratiques peuvent significativement changer la vie des habitants ( il suffit de voir les incredible edible à Todmorden en Angleterre ou Loos en Gohelle en France)
- je vois des femmes se battre sur tous les champs de l'action climatique. Elles sensibilisent, elles alertent, elles agissent, en plus de leurs charges professionnelles, en plus de leurs charges familiales. Il serait injuste  que les gains de cette lutte politique soient confisqués  par les politiques en place ( donc des hommes quinqua ou sexagénaires, blancs).

J'avais réfléchi aux besoins de ma petite ville de banlieue et avais esquissé un programme.
Puis j'ai sélectionné 2 partis politiques et je les ai contacté au niveau national, régional et local en associant mon mail d'une véritable lettre de motivation et d'un projet de programme.
L'un n'a répondu ni à mon mail initial, ni aux 3 relances.
Le second a répondu gentiment mais a décliné. Ils n'auront pas de liste dans ma commune, car elle n'est pas prioritaire politiquement.

J'ai été sollicité pour rejoindre une liste sans étiquette. Si la plupart des actions me convenaient (elles étaient concentrées sur la préservation de l'environnement), je n'ai pas réussi à les convaincre d'associer des mesures sociales pour accompagner les habitants des quartiers sensibles dans leur transition écologique. J'ai donc décliné parce que je ne crois pas que la préservation du seul cadre de vie soit une réponse viable.

Finalement, après ce parcours du combattant, j'ai décidé de m'engager autrement. Et ce sera la suite de ce billet ( vers mi-janvier?).

De votre coté, est-ce que vous vous présentez aux municipales pour faire bouger les lignes? est-ce que vous envisagez un engagement collectif, qu'il soit politique ou associatif?



Commentaires

  1. Je suis davantage motivée par l'associatif, cela correspond davantage à ma personnalité. Je suis curieuse de lire la suite de ton article.

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  2. Merci de partager encore une fois ces réflexions passionnantes avec nous. J'ai moi aussi l'envie de m'impliquer plus fortement, mais je suis assez démunie face aux propositions politiques et c'est avec impatience que j'attends de voir comment tu as résolu ce casse-tête !

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  3. Nous avons une tradition politique forte dans la famille, plus social qu'écologique d'ailleurs, ce qui m'a toujours fait considérer que les valeurs écologiques sans les valeurs sociales n'ont pas de sens... Mais, mais, si mon compagnon a déjà rejoint un partie politique dans sa jeunesse (qu'il a quitté après plusieurs années, très déçu de son expérience), je n'ai jamais sauté le pas. Venant d'un milieu traditionnellement ouvrier, je pense que tout au fond de moi, j'ai intégré une absence de légitimité dans l'action politique (réservée aux "intellectuels", mon compagnon vient d'un milieu d'enseignants...) et donc me suis engagé dans mon métier, qui est très social, et un peu dans le syndicalisme, où je me sens plus à l'aise. Je n'exclue cependant pas de rejoindre un parti quand les enfants seront un peu plus grands (je n'ai pas ton énergie pour tout cumuler !) car ça me trotte dans la tête depuis quelques temps. Mais ton expérience montre qu'il y a encore pas mal de blocages... En tout cas, je lirai avec plaisirs la suite de tes aventures, même si j'aurais bien aimé que tu réussisses à intégrer un parti car j'aurais été curieuse de suivre ce parcours aussi... Bonne continuation.

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  4. Bravo ! De mon côté, j’ai commencé par un engagement associatif l’an dernier (une asso citoyenne de réflexion sur un projet de ville), puis mon engagement se tourne petit à petit vers la mise en application et donc la probable participation à une liste. Ce n’est pas facile tous les jours, ça prend un temps fou, il faut faire des compromis, mais au moins j’agis, et j’en suis vraiment contente.

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