lundi 24 février 2014

Lettre à G.

Parce qu'on a tou(te)s un proche qui va mal, parce que nous aimerions tou(te)s le sortir de là, parce que l'impuissance nous hante et nous écorche...

Depuis quelques semaines, depuis quelques mois, tu te laisses envahir par ta part d'ombre. Tu mets entre le monde, entre la vie, entre nous qui t'aimons, et toi, un mur épais de désespoir et de silence. Même les sourires de ton fils ne t'atteignent plus. Tu es retranché. Enfermé dans ta citadelle de souffrance.
Chaque jour, je jette une bouteille à la mer, un message sur ton répondeur, un mail, ...Et j'espère. J'espère qu'un jour, tu décrocheras, qu'un jour tu accepteras la main que je te tends.
J'aurais alors une fraction de seconde pour te parler, pour te toucher, pour te convaincre.
Je te dirai que c'est difficile de grandir, que ton fils a besoin, pour se construire, de ses deux parents, que la vie est dure, j'en sais quelque chose, mais que l'on peut choisir, aussi, d'en faire une fête.
Que l'étincelle d'espoir est en toi, qu'il faut la chercher, la choyer, l'alimenter.

1 commentaire:

  1. quelle jolie lettre ! pleine de délicate attention ... :)
    j'espère de tout coeur quelle aidera le destinataire ...
    bises

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