samedi 25 avril 2015

52 semaines, 52 gravures : semaine 17 - souvenir d'Avoriaz

Avez-vous quelquefois, calme et silencieux,/monté sur la montagne en présence des cieux?/ Et là, penché sur l'onde et sur l'immensité, calme et silencieux, avez-vous écouté? (Victor Hugo)

Gravure de mes chères montagnes, aquarellées à 3 moments différents d'une même journée.

mercredi 22 avril 2015

Sous le ciel étoilé - une chemise de printemps

Un dimanche, alors que j'avais délibérément orienté la promenade vers le marché de Saint-Valery sur Somme, en espérant tombé sur le joli stand de tissus, je suis tombée nez-à-nez avec ce tissu étoilé.

le port de Saint Valery sur Somme

C'était un minuscule coupon étoilé, la fin du rouleau, et il comportait toutes sortes d'irrégularités. Mais j'aimais son motif et sa couleur et l'ai emmené avec moi ainsi que quelques mètres de lin, produit et teint localement.
Avec mon petit coupon, je ne pouvais faire qu'un haut, à manches courtes au mieux.

 en version boulot, option corporate, avec un pantalon Tara Jarmon

J'ai opté pour le modèle de chemise du livre japonais blouse, pants, skirts (référencé sous le n°215 pour les japan couture addicts), déjà testé et approuvé ici.
Avec les manches courtes évidemment et un col Mao ( je n'avais plus assez de tissu pour faire un col de chemise).



En version boulot, par dessus une robe Cacharel

Chemin faisant, j'ai décidé également de faire la patte de boutonnage légèrement assymétrique.
J'ai utilisé de jolis boutons de verre ancien, à facettes, offerts par la maman d'Amaury.
Taillé en taille 5, je n'ai rencontré aucune difficulté tant le patron est bien coupé et les schémas sont clairs.

en version dress down, avec une jupe Petit Bateau

Et en termes de wearability project?
Ma chemise est :
- seyante : 4/5. J'aime son coté ajusté et son encolure.
- polyvalente : 3/5. Du lundi au vendredi, elle est parfaite. Je préfère porter des vêtements en jersey le week end pour le confort et la chaleur!
-compatible avec le reste de ma garde-robe : 4/5. En optant pur du marine aux étoiles sable, je ne prenais pas grand risque. Je regrette toutefois de ne pas avoir acheté également ce tissu en version bordeaux aux étoiles sable.
- confortable : 4/5. Elle est ajustée sans être étriquée. Je lui enlève un point de confort car elle est en popeline de coton et non en maille.


15/20, cette chemisette a tout du bon basique!
Je l'ai cousue en octobre dernier et elle a, depuis, beaucoup été mise et lavée!

365 jours de yoga : les ateliers yog'arts au musée Guimet

 A l'instigation de Gwendolyn, Amaury et moi avons participé aux ateliers Yog'arts, organisés par le Musée Guimet.


* Le principe:
Un professeur de yoga, Ulrika Dezé, et une historienne de l'art, Céline Becker, nous offrent une flanerie parmi les collections de musée Guimet. Autour de quelques œuvres, elles dévoilent l'histoire du yoga et ses principes philosophiques dans un langage passionné et accessible.
Cette explication est accompagnée d'exercices de respirations et de postures.

Notre première séance avait pour fil conducteur, la confiance. Nous avons parlé mudras,  buddhistavas et Bouddha.
Nous avons parcouru, via les œuvres, plusieurs pays : l'Inde, la Corée, la Thaïlande et le Tibet.

* On a aimé:
-L'immense richesse de cette conversation, pourtant très accessible
- La passion qui anime Ulrika et Cécile
-Le vertigineux rappel du fait que le yoga n'est pas une méthode de gymnastique mais une philosophie englobant toutes les dimensions de la vie, y compris religieuse
- le bonheur de pratiquer quelques exercices devant des œuvres d'art sublimes dans le très beau musée Guimet
- (le tarif : 12€ pour 1h30)

* On est resté un peu sur notre faim:
- Par le manque, relatif, d'exercices physiques

Bon, on s'est inscrits pour les prochains, je vous ferai un compte-rendu!

lundi 20 avril 2015

Echange de maison - mode d'emploi + edit du 22/04/2015

En 2015, nous voulions aller à l'aventure. Et notamment, nous avions très envie de tester l'échange de maison...


+ Nous espérions:
- voyager plus: Objectif atteint, car un voyage sans le coût de l'hébergement, cela démultiplie les possibilités
- sortir des sentiers battus : objectif atteint car nous avons accepté des offres dans des endroits où nous n'aurions jamais imaginé aller. Et nous avons ADORE.
-s'imprégner de la culture locale : Objectif atteint, car nous vivons dans des maisons autochtones habitées par des autochtones locaux... 
Un lecteur/une lectrice anonyme m'a appris que le terme "autochtone", était porteur de connotations malheureuses ( vous pouvez lire nos échanges dans les commentaires). Après discussions, nous avons donc convenu que "local" était plus adapté.


- Nous craignions:
peu de choses en vérité, car ce genre de système repose sur la confiance a priori mais pour les besoins de la démonstration, les deux arguments les plus souvent entendus lorsque nous en parlons autour de nous.
- les "appartements témoins": aucun risque, la trame de description balaie des champs obligés. Et les commentaires et/ou échanges déjà réalisés permettent de préciser le ressenti.
- les "désordres" chez nous : peu de risque mais il est vrai que nous échangeons notre résidence secondaire...

Echange de maison, mode d'emploi:

Etape 1: choisir une plateforme d'échanges. Certaines de mes copines passent par homeforexchange (12000 maisons), nous avons retenus homeexchange (trocmaison dans sa version française, plus de 60000 maisons dans 150 pays)
Etape 2 : remplir le dossier exhaustivement, prendre le temps de faire de belles photos, d'expliquer pourquoi on aime sa maison, ce qu'on peut faire autour...
Etape 3 : rechercher des maisons qui nous intéressent et contacter les propriétaires ou... attendre d'être contactés
Etape 4 : se mettre d'accord sur quand et quoi ( la maison, la maison et la voiture...)
Etape 5 : partir et profiter
Etape 6 : prendre le temps de rédiger une chouette évaluation

Et vous, vous échangez?




vendredi 17 avril 2015

Un rêve de potager - une histoire de radis

C'est une histoire que les garçons réclament périodiquement, l'histoire du gros radis, si gros qu'on ne peut pas le cueillir. Le grand- père va chercher la grand-mère, qui va chercher Stanislas, qui va chercher Gautier, etc...


Bref nous avions envie de faire pousser des radis. En plus, il paraît que c'est très simple. Et moi, je les trouve très beaux.

lino de 2013.

D'abord, il faut planter des graines. C'est possible toute l'année mais si vous plantez en pleine terre, il faut le faire avant mai.


à J+2
Ensuite, il faut éclaircir les plans (c'est-à-dire ne garder que les plans les plus costauds)
Et arroser souvent.



Au bout de 4 semaines, vos radis sont prêts. Il suffit de tirer sur les feuilles pour les faire venir.
Les nôtres sont restés très longs, très minces : à votre avis, manquaient-ils d'eau? Manquaient-ils de chaleur? Les a-t-on cueillis trop tôt?

jeudi 16 avril 2015

Collection printemps-été 2015 - un cache coeur marine

J'aime les petits gilets, de ceux qui se glissent sous une veste, de ceux qui habillent une veste, de ceux qu'on empilent pour se réchauffer avec élégance.


J'ai pris, encore et toujours, appui sur l'indispensable patron cache-cœur du Ottobre women 2013/5 dont je n'ai gardé que le haut.
J'ai cousu les empiècements devant sur les cotés pour avoir un cache-cœur fixe.
Le tissu est une maille coton-laine et angora, très chouette, mousseux et léger.


Je trouvais mon cache cœur un peu échancré mais le portais jour après jour quand Amaury a résolu ce problème d'y manière un peu expéditive.
Après un lavage à 40° et un essorage à 1400 tours /minute, mon cache-cœur est parfaitement ajusté et je continue à le mettre jour après jour!
Faudrait pas que cela se produise par contre!

 
La preuve en images

mardi 14 avril 2015

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie #28

Nous alternons : une semaine à la maison puis une semaine à l’hôpital. Pour Jean, la bataille est en passe d’être perdue. Les métastases sont partout. Sa sœur a surpris la conversation de ses parents et du médecin et a fait une crise d’hystérie avant de se retrancher dans une inertie totale. A la suite d’une injection de chimio, Jean entre dans un coma profond.
Quand il en sort, plusieurs jours après, il ne sait plus parler, il ne sait plus marcher, il ne sait plus se nourrir. Il ne reconnaît plus sa maman. Il pèse une vingtaine de kilos, ne tient plus sa tête.
 C. a l’énergie du désespoir, guette le moindre mieux et s’accroche à la moindre étincelle d’espoir. Orthophoniste, elle écume les forums internet, construit des exercices. Minute après minute, elle grignote l’espace gagné par la maladie. Elle ne renonce pas. Amaury passe la voir à l’hôpital lorsque nous n’y sommes pas. Nous la ravitaillons en thé. Et l’effroi nous laisse muets.

Arrive le jour où je dois reprendre le travail. Je devance un peu l’appel dans la mesure où je suis désormais la seule à avoir un salaire.  Je me rends à un séminaire international, dans un bel hôtel de la région parisienne. Je regarde mes collègues sans rien trouver à leur dire. Chacun contourne soigneusement la question de la santé de mes enfants. J’ai une otite fulgurante, je n’entends plus de l’oreille droite et me retranche derrière un sourire figé et fragile. Je les contemple et assiste aux jeux du pouvoir et de l’influence, en me demandant si je suis bien dans le monde réel et si je pourrai un jour retrouver une certaine aisance dans le milieu professionnel.

A la question, de courtoisie, du chef de mon chef, j’ai répondu « on s’habitue ». Aussi incroyable que cela puisse paraitre, on s’habitue effectivement à l’incertitude, à la peur et même…à la douleur, je pense. Il est impossible de rester dans l’état de désespoir et de terreur des premiers jours. Il m’a regardé lentement et a rétorqué, interloqué et moralisateur,«  Isabelle ? Je ne pense pas qu’on puisse s’habituer à ça ».