mardi 21 octobre 2014

Bleu Pantone #19-4037 - bright cobalt : gravures

Parce que j'aime le bleu. Parce qu'il n'y a pas de couleur plus adaptée pour certaines gravures un peu rêveuses.
Parce qu'avoir un peu de ciel bleu chez soi est indispensable.

Impressions botaniques.

Impression botanique bis

La fille à tresses



Banc de poisson



Banc de poisson bis


Sortir du bain



Edelweiss

lundi 20 octobre 2014

365 jours de yoga # 2 - pas de panique !

Si le yoga pour vous, c'est ça (Gisele Bundchen au coucher de soleil) ou ça (BKS Iyengar pratiquant son yoga quotidien à presque 90 ans)  et que franchement, ça vous angoisse, lisez l'article ci-dessous!


1. Le yoga ne peut être qu'un moyen de faire un peu d'exercice.
Vous n'avez pas à devenir un grand yogi mais juste à être plus souple ( surtout pour les gars) ou plus musclé (e). En même temps, réduire le yoga à une simple pratique sportive me paraît un peu dommage.
2. On n'est débutant que très peu de temps. Si vous avez une condition physique correcte et un peu de volonté, vous allez très vite progresser.
3.Le yoga permet de connaître ses limites et de les repousser progressivement.
Certaines poses sont désespérantes. Je suis affligée d'un torticolis permanent qui m'empêche de poser mon oreille sur l'épaule : c'est affligeant! Mais petit à petit, on parvient à se délier et à tenir des postures qu'on jugeait incroyables.
4. Si vous pensez que le yoga, c'est forcément pour les top-models sur une plage au coucher de soleil ou uniquement pour les gourous en Inde, détrompez-vous. Vous n'êtes même pas obligés d'être végétarien ;-)
Faire du yoga, ne serait-ce que 5 minutes par jour, fait une vraie différence et ça, c'est Amaury qui vous le garantit !
5. Le yoga est tolérant. Menu ou corpulent, homme ou femme, enfant, adulte ou senior, vous pouvez prendre du plaisir à faire du yoga. Plus vous pratiquez, meilleur vous êtes. Même l'âge venant.! Rien que pour ça, je suis contente de le pratiquer.

Après, pour moi, le vrai bénéfice du yoga est spirituel. Il permet de développer la pleine conscience, la sérénité et le bonheur. Mais ça, je vous en parlerai une prochaine fois!


J'ai découvert cet été le plaisir du yoga en plein air. Et Amaury s'est amusé à prendre ce cliché,  façon Gisele Bundchen, au coucher de soleil.

dimanche 19 octobre 2014

Beautiful France #3, one year with a foreign student/un an avec un étudiant étranger: chocs et carambolages

Les premières semaines sont passées avec leur cortège d'incompréhension, de choc culturel et de carambolage de pratiques. 

Je me suis revue, à 15 ans, débarquant au fin fond du New Jersey dans une famille américaine vivant dans un mobil home au bord d'une bretelle d'autoroute;-)

photo tirée du blog nana en Chine.

1. Ferme la bouche quand tu maches.
Je le savais, nous le savions, pour l'avoir constaté lors de nos voyages : il est de bon ton pour les Chinois, comme pour les Japonais, d'exprimer son contentement quant au menu en émettant des bruits proportionnels au plaisir retiré. De manière général, il s'agit de mastiquer la bouche ouverte, d'aspirer bruyamment ses aliments et d'émettre un rot sonore quand l'opération est terminée...
Comment dire?
Les enfants ont pris le pli en une journée et il a fallu mettre au point quelques règles applicables à tous pour retrouver un semblant de calme à table.

2. Le vélo, c'est mieux que l'auto et autres activités d'extérieur
A Taïwan, on passe de son habitation, climatisée, à sa voiture, climatisée, à sa destination, probablement climatisée.
Que dire de l'étonnement de Kuan Yin quand nous sommes allés à la bibliothèque à pied, que nous lui avons montré le chemin pour aller à l'école à vélo, et, le pire du pire, quand nous avons loué des canoës pour en faire sur un bras de Seine?

Et que dire de la tête de mes garçons lorsqu'ils ont croqué à pleines dents les moon cakes apportés par Kuan Yin avant de se rendre compte que ceux-ci étaient  bien sucrées mais fourrés...à la viande?

samedi 18 octobre 2014

Un rêve de potager #1 - pourquoi commencer un potager?

Cela fait des années que je rêve de commencer un jardin potager. J'ai même fait une expérience assez infructueuse avant la naissance des garçons. Mais cette année, motivée par mon petit jardinier Gautier, revigorée par la lecture de quelques excellents livres, et défiée par mon amie Anne, Gautier et moi nous nous lançons.


Pourquoi se lancer dans un jardin potager?
1. Parce que Gautier et moi adorons contempler/nous régaler avec celui de ma maman.
2. Parce que cela ancre dans le temps : on passe du temps dehors, on vit avec les saisons, on s'impatiente de la lenteur des pousses.
3. Parce que les légumes des potagers, c'est délicieux. Miam, les haricots verts du jardin.
4. Parce qu'on a décidé de faire un potager bio. Et de maîtriser donc ce qu'on mange.
5. Parce qu'on peut faire des cultures originales. Moi, je rêve de coriandre, très difficile à trouver de manière régulière.
6. Parce que je trouve cela très joli ( ci-dessous une aquarelle du potager de ma maman)


Vous savez qu'en 2008, 89% des jardiniers qui ont commencé un potager ont récidivé l'année suivante?
Vous vous lancez aussi?

mercredi 15 octobre 2014

Delicatesse et entrelacs : une robe en dentelle

C'est l'histoire de coïncidences : j'avais acheté, un jour d'égarement sans doute, un coupon de jersey de coton façon dentelle, j'avais envie d'une robe blanche pour l'hiver, j'avais un patron testé et validé en tête.


Une robe pour rester femme dans une entreprise d'hommes.
Une robe blanche pour contrer la nuit qui tombe chaque jour un peu plus tôt, le brouillard qui s'épaissit et le givre qui couvre les herbes folles du jardin. 
Une robe en dentelle pour adoucir les collants de laine, les chaussures fourrées et les vestes épaisses.
De jolis boutons comme des bijoux, presque des perles, offerts par la maman d'Amaury, trésor appartenant à sa grand-tante.
en version campagne avec collants de laine marron, veste en tweed et godillots.

Un patron, déja testé ici, un merveille d'Onion ( Maria Denmark), le patron 5038. La taille et le montage sont parfaits.


J'ai toujours cru être une tueuse de plantes en série. Et puis un jour, je suis allée chez des amis qui vivent littéralement au milieu d'une forêt. J'ai aimé cette atmosphère, me suis armée de patience et de leurs bons conseils et j'ai commencé à acheter quelques plantes. J'ai bouturé, fait des essais et suis ravie et fière de vous présenter mes plantes sur la première photo.


Et en termes de wearability project ?
Ma robe est :
- seyante : 4/5. Est-ce le charme de cette robe ou l'image que je me fais de cette robe : je me sens ravissante, innocente et légère : 
- polyvalente : 3/5. Le tissu, finalement apprêté, en fait une jolie robe pour sortir que ce soit avec les enfants avec des collants côtelés et un épais gilet ou avec mon homme, avec un léger châle.
- compatible avec le reste de ma garde-robe: 4/5. Le blanc n'est pas une couleur. Elle s'associe avec toutes!
- confortable : 4/5. Elle est parfaite, un peu décolleté. J'aime ses manches courtes.
15/20: elle est parfaite!


J'aime cette robe et espère que cette robe m'accompagnera longuement.

mardi 14 octobre 2014

Les mains dans l'argile, toi, nous et la leucémie #15

Tu demandes sans doute comment ton Papa a vécu tout ça ? Dès la première seconde, il s’est engagé à tes côtés, totalement.
Je me souviens des premières semaines où il te lisait tes résultats d’analyses sanguines ( tu avais 2 ans et demi) et te disait « là, c’est bien. Là, on est pas à l’objectif, on va faire mieux ». Il t’a lavé, nourri, t’a distrait, t’a fait tes bains de bouche, a changé tes couches toutes les deux heures, toutes les nuits à cause de l’hydratation intensive . Il a chanté des chansons, joué aux cubes, regardé Petit ours brun en boucle. Il a été la permanence rassurante auprès de toi.
Nous nous étions faits la promesse de ne jamais te laisser seul. Nous nous sommes relayés, tes grands-parents, Papa et moi et tu ne l’as jamais été.
D’une vie dépourvue de sens, chercheur d’emploi dans une période de crise, Papa est passé à une vie au service de la vie, à une vie de combat quotidien, une vie au service de ta guérison. Sa vie a eu un sens, le but le plus noble qui soit.

deux
Deux mois entendre enfin une bonne nouvelle bien vite mise en balance par les complications imprévues et imprévisibles du quotidien...
Deux mois pour apprendre que le fil de la vie est ténu et qu'un microbe peut désormais le briser.
Deux mois pour s'inventer une nouvelle vie, avec des plaisirs modestes mais qui sont pour nous des sommets.
Deux mois, c'est tellement long et tellement court à la fois.

A la fin de ce printemps-là, après que les chimiothérapies aient commencé à te faire vomir, après que le nombre de tes globules blancs soit devenu presque nul, après que tu sois devenu un abonné des transfusions, la fièvre a commencé de grimper. Elle grimpait sans s’arrêter et ton rythme cardiaque s’affolait. 150, 160, 180…Les machines bipaient. La porte de ta chambre s’ouvrait et se refermait sur une infirmière, un interne, un médecin, le chef de clinique.
On t’a très vite branché sur des antibiotiques. Sur des doses massives d’antibiotiques. Sur des doses massives de différentes sortes d’antibiotiques.
Nous avons découvert très vite qu’un staphilocoque avait profité de l’accès royal constitué par la voie centrale pour s’installer confortablement dans ton organisme affaibli.
A un moment, tu as ouvert un œil et la nouvelle t’a enchantée :
-«  un staphilocoq ? La prochaine fois, j’essaierais d’avoir un staphilovache.  C’est rigolo les vaches ! »

Le temps de se remettre de cet épisode, et de la chimio précédente, à moins que ce ne soit de la chimio suivante, tu gambadais dans le couloir de l’hôpital très occupé à jouer avec une balle. Papa suivait, baissait ton tee-shirt, remontait ta couche, poussait la perche. A un moment, tu t’es penché et Papa a reçu dans la main un petit tube très fin, ensanglanté. Une tache de sang fleurissait également sur ton tee-shirt à l’entrée de la voie centrale.
Ca a été l’affolement général : la voie centrale était tombée. Tu étais sans défense immunitaire, à cœur ouvert, dans un couloir.
Il a fallu programmer en urgence une deuxième anesthésie générale, une deuxième voie centrale, qui serait posée dans ton bras. Nous nous opposions à cette localisation, arguant de la gêne que cela t’occasionnerait et de la fragilité de ce matériel.

Rien y a fait. Le lendemain matin, tu as été médicamenté. Papa s’est chargé de te doucher au désinfectant et tu es reparti au bloc.

lundi 13 octobre 2014

Mais comment font-elles? les secrets d'organisation de Tasticottine

Je lis Tasticottine depuis mes débuts en couture, j'aime le ton de son blog, j'aime son sourire. C'est une personne douce et rayonnante, que j'ai rencontré aux débuts de l'aventure Thread and Needles. Et j'ai admiré son courage quand elle a crée Brin de cousette, une super chouette mercerie fine pour les veinardes de Parisiennes.


Quand crées-tu ?

Le plus souvent, je couds le dimanche et le lundi. Ce sont les rares moments où je n’ai pas d’urgences. Le dimanche, ma fille joue à peu près toute seule ou va à la piscine avec son père. Le lundi, je télé-travaille une partie de ma journée et je consacre le reste à la couture.
Il m’arrive aussi, sur une impulsion, de décalquer un patron, couper des pièces ou de bâtir quelque chose le soir. Mais j’ai systématiquement la flemme de sortir ma machine à coudre en soirée.
Au fond, je couds en pointillés, par petits bouts, la plupart du temps. Du coup, je mets des plombes à finir les choses. D’un autre côté, en procédant ainsi, des idées, des modifications ou des améliorations ont le temps de me venir à l’esprit tout au long de ma couture et j’aime bien cela.


Quelles sont les conditions d’une séance créative réussie ?

Avant tout, mon état d’esprit : J’aime coudre quand je suis détendue, que j’ai l’impression d’avoir énormément de temps devant moi, pas de stress, pas de deadline genre « à 16h45, je range tout parce qu’il faut que je sois partie à 17h pétantes ». Je ne me presse pas, je m’autorise à aller lentement, à fignoler, à chipoter. J’y prends alors du plaisir et les étapes s’enchaînent les unes après les autres.
J’aime bien coudre en suivant vaguement un film ou une série à la télévision. Enfin, une séance créative réussie l’est si elle se termine tranquillement et pas brutalement parce que « Mince ! J’ai oublié les courses » ou « D’accord, d’accord, je range la table pour qu’on puisse dîner ».
J’apprécie d’être seule en général, je suis une incurable bavarde (et ça s’aggrave avec le temps, je trouve) et donc quand il y a quelqu’un d’autre, je ne couds pas beaucoup.

Tu nous montrerais ton espace couture ?

Avant, j’avais un coin dans ce qui nous servait de bureau. Enfin un coin : une bibliothèque entière pour ranger mes tissus, un bureau avec mes machines toujours sorties, le rêve quoi.
Mais ça, c’était avant. Depuis le bureau est devenu chambre d’enfant et je couds donc dans la salle à manger, sur la table. Je n’ai plus de bibliothèque à tissus, je les range dans des bacs sous mon lit. Petit à petit, quand même, je colonise sournoisement tous les rangements du salon. Il y a donc des affaires de couture là :
Et puis là aussi :








Quelles sont tes inspirations ? Comment les idées te viennent-elles ?

Je passe énormément de temps sur Internet. Trop de temps, en fait. Surtout sur Pinterest, ma drogue, ma passion.  J’y puise énormément d’idées. De même, les magazines et les vitrines me donnent des idées.
Autrement, j’aime observer les gens. Dans la rue ou dans le métro, j’ai parfois l’œil accroché par un détail, une association de couleurs que je m’efforce de mémoriser. Quand j’ai le temps, je prends une photo avec mon téléphone.
Les vêtements africains sont également une autre source importante d’inspiration pour moi, surtout pour les détails. Quand on observe une femme habillée à l’africaine, on remarque des détails qui techniquement forcent le respect : du passepoil sur plusieurs étages en bas d’une robe, des plis de folie sur les manches ou encore des encolures incroyables.
Toutes ces images se classent je ne sais comment dans ma mémoire et un jour, en voyant un tissu ou en ayant envie de me coudre quelque chose de particulier, elles resurgissent d’un coup d’un seul et façonnent un projet dans ma tête.


As-tu un petit secret à nous confier pour être plus créative ?

Paradoxalement, je dirai : aller moins sur internet, sur les blogs et forums de couture.
Déjà les tentations sont très nombreuses : éblouie par ce qu’on voit, on se retrouve avec une liste de projets longue comme le bras et une frustration intense de ne pas pouvoir réaliser tous ces projets. Ca permet aussi de ne pas se laisser entraîner par une mode, de respirer.
On peut alors se souvenir de ses autres sources d’inspiration. Ce qui s’exprime alors à travers les créations qu’on concrétise, ce sont ses idées à soi, sa personnalité et son identité.  Bref, une petite diète d’Internet de temps en temps, y’a rien de tel pour booster sa créativité !


Vous pouvez la retrouver sur son blog ici ou chez Brin de cousette, 2 rue Richard Lenoir 75011 Paris (+33 1 43 72 58 09).