vendredi 22 août 2014

Les petits déjeuners du dimanche ( ou du mercredi) #28


Salade de fruits ( bananes, pommes, melon charentais, melon vert), pains maison aux raisins secs, purée d'amandes complètes et confiture de cerises.


Salade de fruits ( pommes, bananes, melon charentais, cerises), un rien d'entremets à la vanille et banana bread au citron et au sésame.

jeudi 21 août 2014

Encore un peu d'été, un tableau

Pour notre maison en baie de Somme, je voulais un tableau assez grand, dans l'esprit du bord de mer. J'ai très vite eu envie de reprendre mes pinceaux, délaissés depuis 2007.


Je craignais ce retour car reprendre les pinceaux, que ce soit à l'acrylique ou à l'aquarelle, cela signifie souvent plusieurs essais très décevants, ratés, réveillant une certaine frustration.
J'ai attendu d'être seule pendant une demie journée pour me lancer. J'avais acheter des toiles.
Je me suis lancée en retenant un peu mon souffle, en ayant longuement réfléchi et même vu dans ma tête cce que je voulais.
A l'arrivée, c'est une acrylique de 50*50, que j'aime beaucoup et qui a vite trouver sa place à la maison.


mardi 19 août 2014

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie # 11

Le protocole est très lourd car la présence de cellules cancéreuses est massive. Même le liquide qui baigne ton cerveau en est infestée. Nous comprenons que les doses passées sont les doses maximales possible et que les dégâts collatéraux sont traités ensuite.

Tu n’es plus qu’un corps pantelant, allongé dans un lit.
La chimiothérapie a décimé  les muqueuses. De la bouche à l’anus, tu n’es plus que chair à vif.
La douleur est si forte que tu ne supportes plus le contact avec les draps de ton lit. Il n’y a que dans nos bras que tu trouves un semblant d’apaisement.
La chimiothérapie s’est attaquée aux cellules de ta moelle osseuse et tes os te lancent. La douleur est omniprésente. Elle envahit le moindre espace.
Tu plonges de plus en plus souvent dans une apathie silencieuse. Tes yeux sont tournés vers l’intérieur, et tu plonges dans un monde qui nous est étranger, dont tu ne reviens que pour hurler de douleur.

Qui n’a  pas vu son enfant souffrir garde ses rêves et ses illusions.
Qui n’a pas été impuissant à soulager son enfant, celui-là même pour qui on croyait tout pouvoir,  garde son innocence.

Tu as désappris le peu que tu savais. Tu as regardé en boucle et sans mot dire Mimi la souris. Tu as arrêté de te nourrir. Tu as remis des couches jour et nuit.

Nous dormons désormais tous les trois dans la même chambre, lorsque tu es à la maison. Ainsi nous tenons à distance la peur de la nuit, la terreur du sommeil et de la perte de contrôle. La peur de la mort aussi.
Mais une nuit, je me réveille et je te vois, baignant dans ton sang.

Je me rappelle de la nuit, de la faible lueur du réverbère, de ton corps étendu, livide, de ton crane désormais dénudé et de cette mare de sang sombre.

C’est un souvenir cauchemardesque, l’image la plus pure de la terreur.

lundi 18 août 2014

Poudrée - la robe de Ludivine

C'était la troisième robe promise et les indications de la jeune demoiselle étaient à la fois vagues et extrêmement précises. "Je veux une robe comme Violetta" m'avait-elle écrit. Mais moi, j'ai deux garçons et si je suis incollable sur Kung Fu Panda, Totoro ou sur les livres de Claude Ponti, je ne connais pas Violetta...


J'ai flâné sur la toile et me suis vite rendue compte que Violetta n'avait pas une robe mais des dizaines de tenues. La robe Violetta, c'était plus un état d'esprit qu'un patron défini.
J'ai fini par conclure que la robe de princesse du numéro 2013/6 d'Ottobre avait bien des atouts pour séduire Violetta : ses découpes princesse, son haut ajusté, sa jupe froncée...Et j'avais un atout de choc : du jersey blanc à pois rose poudré acheté l'été dernier par mon amie Gwendolyn.


samedi 16 août 2014

Correspondances estivales/summer postcards - semaine 6/week 6

C'est le nez dans les alpages que j'ai imaginé ma sixième carte.
Linogravure de fleurs de montagnes.


L'inspiration.


le croquis rapidement réalisé.



Les impressions bicolores, faites à la main sur un sac en papier kraft dépecé ( car j'ai omis de prendre du papier pour imprimer!)  et la version retravaillée à l'encre envoyée à Cécile G.

vendredi 15 août 2014

Bouquinons #54

Nous sommes le 15 août; tout est fermé. C'est le moment idéal pour se plonger dans un gros pavé!

J'avais beaucoup de préjugés sur ce livre à cause de son énorme bandeau " par l'auteur du livre culte" (même si je n'ai ni vu, ni lu "mange, prie, aime" ;-)) et puis franchement, je me suis laissée emporter par l'histoire, par la fantaisie, par la botanique. J'ai quand même trouvé que les passages sur la découverte du désir et de la sexualité étaient un brin mièvres mais globalement j'ai passé un bon moment.


Joe Speedboot, c'est d'abord une écriture incroyable, pleine de vie et de fureur. C'est une histoire à dormir debout mais à laquelle on se met à croire sans pointer toutes les incongruités. C'est une histoire impossible, une histoire initiatique et une histoire d'amitié.
C'est étonnant, revigorant, très plaisant.


Les rescapés du styx est un livre à part, beaucoup plus difficile d'accès que les autres (comme son titre le laisse supposer d'ailleurs). C'est un livre qui interroge les notions de folie et de normalité, un livre dans lequel il est également beaucoup question de créativité, de la génèse des œuvres d'art. J'ai beaucoup rêvé des cartes textiles imaginées par la narratrice pour son amie aveugle pour lui faire connaître les lieux familiers.
Ce livre est un bijou de poésie et de sagesse, un de ceux qu'il faut avoir chez soi pour lire et relire, et s'imprégner de cette prose. L'histoire n'est qu'autre que celle d'un père qui a la maladie d'Alzheimer et de ses enfants qui l'accompagnent et tentent de rendre sa déchéance la plus douce possible
C'est un livre lumineux qu'on porte longtemps en soi.

Et si vous vous demandez mon secret pour avoir la main aussi heureuse, c'est:
- que les bibliothécaires dans mon village sont passionnées et averties. Et que je discute chaque semaine avec elles pour avoir leurs avis
- que, depuis quelques mois, j'ose arrêter un livre au milieu si je n'accroche pas!

Et vous, c'est quoi vos trucs pour choisir vos livres?

mercredi 13 août 2014

Et si on rêvait - le fantasme de la fille à tresses

Je vous avais parlé de l'efflorescence de filles à tresses sur les murs de mon entreprise. J'en étais peu satisfaite et envisageais d'y re-travailler. C'est chose faite:


Je crois que je préfère l'après (à gauche).

Et vous, vous préférez avant ou après?