jeudi 30 octobre 2014

La chemise banquier

Le responsable local de notre banque est Grec et il aime le rappeler en plaisantant sur le fait qu'il est dépositaire de notre épargne. Il se plie aux codes de sa profession et arbore des chemises à rayures.


Bref, j'avais besoin de chemises pour aller travailler, des chemises corporate justement.
J'avais un patron des années 1950. 
La pin-up, taille fine, seins en obus, sur la pochette a noué sa chemise à la taille, chemise négligemment ouverte, et arbore un sourire aguicheur et un air subtilement débraillé. 
J'aurais peut-être dû me dire à ce moment-là qu'il y aurait un écart entre le besoin -une chemise pour aller travailler- et le patron choisi - seins en obus, noué à la taille-.


Sur le moment, je n'y ai pas prêté attention. 
J'avais déja cousu la très jolie jupe portefeuille de la même pochette, qui est devenue ma jupe culte, à savoir la jupe rétines et pupilles.
J'y ai re-pensé quand j'ai enfilé ma chemise terminée. Les épaules comme la carrure sont un peu larges, la faute à mes seins abricots, et je n'ai pas prévu de nouer les pans pour montrer ma taille fine. ;-)


Le tissu choisi est un lin un peu épais, un de mes tout premiers achats de tissu.
Au final, je pense porter ma chemise avec une ceinture : elle remplira son rôle de haut classique et passe-partout mais ce n'est pas un coup de cœur.


Et en termes de wearability project?
Ma chemise est :
-seyante : 2/5. Je ne trouve pas, compte-tenu de son ampleur.
- polyvalente : 3/5. Oui, plutôt, il n'y a pas eu de canicule cet été mais j'imagine bien l'emporter le jour où nous repartirons en Inde.
- compatible avec le reste de ma garde-robe: 4/5. Je vous rappelle que le bleu ciel est le meilleur ami du gris!
- Confortable : 3/5. Assez mais le lin est peu rugueux. J'espère qu'il s'assouplira avec les lavages.

12/20, peut et doit mieux faire!


mardi 28 octobre 2014

Les mains dans l'argile, toi, nous et la leucémie #16

A cette période-là, j’étais retournée travailler. Je ne savais pas comment dire à mon employeur que j’étais enceinte. Raidie par la volonté de ne pas craquer, emmurée dans ma douleur, je n’avais pas pris un kilo.
Je m’arrêtais à l’hôpital avant d’aller travailler. Tu dormais encore la plupart du temps. Je pédalais à toute allure pour être là pour le déjeuner. Je repassais le soir.
 Tu ne mangeais pas. Moi non plus. Des nausées nous secouaient.
 Je rentrais après le diner dans notre appartement silencieux. Et je regardais les heures défiler sur le réveil jusqu’à 5 heures. Je démarrais alors une nouvelle journée.
Certains soirs, tout s’éclairait, Mélanie nous rejoignait à l’hôpital. On riait. Elle, si grande, s’asseyait sur les petites chaises de la salle de jeu. Et puis elle me ramenait à la maison, dinait avec moi, restait jusqu’à ce que je m’assoupisse et reprenait alors la voiture pour parcourir les 120kms qui la séparait de chez elle.

Les jours où je n’allais pas travailler, je venais à l’hôpital à pied. Je sortais de l’immeuble, tournais à gauche, traversais la rue, longeais la maison abandonnée. Je tournais à droite pour prendre le chemin du tennis et pour éviter l’école maternelle du bout de la rue. Un enfant souriant me faisait fondre en larmes. De l’autre côté du tennis, j’arrivais à la place Monplaisir.
Quelle ironie de penser que nous habitions à la station de métro Sans souci et qu’il me fallait traverser Monplaisir pour arriver à l’hôpital!
Je longeais les prépas médecine, le centre de recherche contre le cancer et les entreprises de pompes funèbres avant d’arriver en vue du centre régional anti cancer, je regardais les marronniers se couvrir de feuilles.

Je revois les patients, en pyjama et en chaussons, décharnés pour la plupart, poussant leur perche, certains portant leur poche à urine ou leur estomac, assis dehors et fumant leur cigarette.
Je passe le poste de sécurité, le hall d’entrée et le comptoir d’accueil, la radio et les IRM. Au bout du couloir, les couleurs changent, j’arrive dans le service pédiatrique. Je laisse l’hôpital de jour, traverse le couloir vitré, passe devant la cantine, gravis un étage et pénètre dans le secteur protégé.
Je pousse la porte et je te retrouve, mon enfant chéri.

lundi 27 octobre 2014

lathelize, jour après jour - le mois d'octobre, l'automne et moi

L'été nous accompagné une grande partie du mois d'octobre, avant de s'enfuir en laissant un vent glacé et des déluges de pluie.

Je me rends compte que j'utilise de plus en plus cette synthèse de photos, non pour me prouver que le homemade est bien portable au quotidien, mais plus comme un répertoire de tenues qui me vont bien.

 Jupe 50 nuances de gris, GRR tricoté par Aurélia, sweat Comptoir des Cotonniers/ Slim Zara girls, chemise Cacharel et veste Indigo

 Slim Zara Girls et tunique émeraude/ Slim la redoute girls, tunique ethnique et gilet Monop' boys

Denim gris Zara Girls, tunique à carreaux et gilet Zara/ Robe Azur et gilet agnès. b



Juste une petite jupe noire, caraco et cache-coeur Petit Bateau/ Tunique grand air, slim la redoute et gilet Monop'

Tunique Grand air, jupe Comptoir des cotonniers et gilet Monop'/ Pantalon IKKS kids et haut 50 nuances de gris (haut Mélanie, Un été Couture de République du Chiffon)


Jupe matelot et pull Petit Bateau/ jupe matelot, chemise cacharel et gilet Sisley.

 Robe encore un peu d'été, veste flocons/jupe Petit Bateau, tunique gris boulot et gilet Zara
Uniforme home office : un slim en velours, mon tee-shirt Valentia ( une polaire dans la journée) et mes chaussons en laine bouillie

samedi 25 octobre 2014

Troc, troc, troc : l'arbre et la colombe

Théa Oz et moi étions convenues d'un troc. J'aime son blog et ses merveilleuses broderies, elle avait très envie d'une plaque de lino gravée d'un arbre de vie...

D'abord, il a fallu que je me renseigne sur les arbres de vie puis que j'en dessine un, avec d'importantes racines (j'y tenais) et une belle ramure. Puis il a fallu graver délicatement une plaque de lino.
Puis faire quelques essais dont celui-ci:


En échange, j'ai reçu une magnifique étole brodée de délicates colombes:

Merci beaucoup beaucoup, Dorothée!

jeudi 23 octobre 2014

Interstice #4 - joueuse? La robe Gatsby

A la fin de l'été, quand mon regard a croisé la joueuse, le nouveau patron de MLM patrons, ça a été le coup de foudre. Au premier regard.


J'aimais les petites manches toutes simples, le décolleté en V devant et au dos. La doublure apparente est l'idée couture géniale de ce semestre de cette année!


L'envie d'en faire une robe pour la mi-saison a germé. Je l'ai commandé très rapidement, reçu tout aussi rapidement.


Choisir la bonne taille a été aisée : XXS
Mais mes mensurations sont inférieures aux mensurations planchers  de MLM patrons. J'ai décidé de couper un XXS sans marges de couture et tenté d'aboutir une robe courte et un peu ample pour la mi-saison.
Pour Marisa, la taille standard est 1m70, ce qui blesse au bât puisque je fais plutôt dans les 153/155cm...J'ai pallié ce décalage en rétrécissant le patron au-dessus de la ligne de taille.


La réalisation est aisée car les explications sont claires.
J'ai beaucoup cogité sur le montage des manches. Beaucoup de phosphorations pour rien car en suivant les explications pas à pas, les manches se montent parfaitement.


Pour ce premier essai, j'ai opté:
- pour un voile de coton noir, gris et doré dont j'aime le motif très art déco
- pour du lin noir.


Et en termes de wearability project?
Ma robe Gatsby est :
- seyante : 2,5/5. Modérement. Elle est manifestement trop grande. Je compte donc enlever 1cm sur la pliure pour les prochaines versions.
- polyvalente: 4/5. La forme est adorable et s'adapte à toutes les situations.
- Compatible avec le reste de ma garde-robe : 4,5/5. Je n'ai pris aucun risque pour cet essai en noir et blanc.
- confortable : 3/5. Oui pour son ampleur ; non pour sa longueur ( je ne sais pas ce qui m'a pris...)
14/20, pas mal pour un premier essai!


mercredi 22 octobre 2014

Happinez, mon coup de coeur de l'année

Un hasard heureux et opportun : c'est ainsi qu'Happinez est entré dans ma vie.

 J'étais épuisée, au bout de mes forces mi-juillet quand un jour j'ai trouvé dans ma boite aux lettres 2 numéros du magazine Happinez. Ca a été un coup de cœur et une révélation!


 Happinez, c'est un magazine crée d'abord aux Pays-Bas et récemment arrivé en France : c'est un magazine intelligent tourné vers la recherche de l'équilibre, vers la spiritualité, vers la sérénité.

J'aime :
-le ton général, 
-la magnifique maquette et les photos soignées, 
-les articles qui poussent à réfléchir avec des questions pertinentes et progressives qui permettent de se mettre en mouvement, comme cet article qui propose au cœur de l'été d'écrire une lettre d'encouragement à son moi d'hiver
-les interviews de personnes de confession différente, mais qui toutes, prônent la tolérance, l'amour, la douceur
- la présentation d'initiatives de tous horizons pour rendre notre monde meilleur

J'aime moins:
- les rares articles un peu ésotériques, comme celui sur les pierres qui guérissent.

Bref, je me suis abonnée et me délecte à l'idée de recevoir un peu de douceur tout au long de l'année.

mardi 21 octobre 2014

Bleu Pantone #19-4037 - bright cobalt : gravures

Parce que j'aime le bleu. Parce qu'il n'y a pas de couleur plus adaptée pour certaines gravures un peu rêveuses.
Parce qu'avoir un peu de ciel bleu chez soi est indispensable.

Impressions botaniques.

Impression botanique bis

La fille à tresses



Banc de poisson



Banc de poisson bis


Sortir du bain



Edelweiss