samedi 23 mai 2015

Me Made May 2015 : semaine 3

Le Me-made May (MMM), c'est reparti : pour tout savoir ou pour vous inscrire, c'est ici. Si vous souhaitez simplement, regardez, vous pouvez retrouver les tenues des participantes ici.


Mon défi, cette année, c'est de coudre formel. D'assortir tout cela pour en faire une garde-robe très professionnelle.
Les vêtements me-made sont en gras.

Jupe hôtesse (RDC), chemise me made ( publiée plus tard) et veste Zara Kids


Robe encore un peu d'été/ veste La Redoute


Airelle méconnaissable/ veste La Redoute


Jupe matelot/ top Promod/ veste Baker bridge


Et un jour férié, à la maison, Robe sépia, cache-coeur Benetton

jeudi 21 mai 2015

Fesse de dino! Les tee-shirts des garçons

Les tee-shirts préférés (celui des pirates comme celui des robots) des garçons sont devenus trop petits. Il fallait donc que je fasse quelque chose


Nous avons testé la jeune boutique en ligne Ma petite mercerie.
Sa gamme de tissus est très chouette : j'y ai enfin trouvé les gabardines avec un peu d'élasthanne que je souhaitais pour ma garde-robe professionnelle. Et nous en avons profité pour acheter du jersey original pour les futurs tee-shirts préférés. Jersey de coton qui est bien épais et qui n'a pas bougé au prélavage.


Stanislas en action.

Pas de fantaisie pour les patrons : nous avons repris les tee-shirts déja testés et re-testés, les Birthday fish du magazine Ottobre 2013/3.


Je les ai coupés en 116 pour Gautier et 128 pour Stanislas.
Ils sont un peu grands, ce qui est délibéré puisque:
- je les ai cousus en plein hiver et qu'ils portaient un autre tee-shirt dessous
- je voulais qu'ils puissent les porter longtemps :-)

Et Gautier qui hésite entre l'enfant modèle et le pirate de l'espace.

Mes stégosaures sont ravis, les copains sont envieux, les grands-mères sont horrifiées, bref tout est pour le mieux!
Et "fesse de dino" parce qu'en ce moment, les insultes volent en escadrille à la maison, du "fesse de crabe" à "bouse de dino" en passant par "prout de l'espace". Si ,vous aussi, vous avez des garçons, je suis sure que vous compatissez...








mardi 19 mai 2015

Cultivateur de talents : être manager #1

Aujourd'hui, je teste une nouvelle façon de partager avec vous : la vidéo! Sur un thème qui me tient à coeur : le management.



Si vous souhaitez proposer un titre à la série, commenter ou poser des questions, n'hésitez pas, laissez un commentaire.

lundi 18 mai 2015

Conversations au potager : le potager de Papelhilo



Vous connaissez sans doute ses merveilleux chaussons, ses cousettes colorées, ses bricolages à base de papier. Mais connaissez-vous le potager de Papelhilo?



Quand as-tu commencé ton premier potager? Pour quoi t'es tu lancé(e)?
Dès que j'ai eu "mon chez-moi", j'ai mis les mains dans la terre : plantes d'appartement d'abord (j'avais 23 ans et je venais d'emménager en couple) que je gratouillais assidûment, puis petit potager lorsqu'on a eu notre première maison en 2002. J'ai d'abord eu quelques grosses plates-bandes, que je bêchais même enceinte jusqu'aux yeux de ma première ! Puis une voisine avait eu pitié de moi et m'avait proposé de faire potager commun.
Enfin, à l'arrivée dans ma maison actuelle en 2007, mon cher et tendre s'est attaqué à dégager un bout de la friche qui tenait lieu de jardin pour en faire un potager, et depuis je l'entretiens seule, entre les obligations de la vie de famille nombreuse et mes autres passions ... c'est donc très loin d'être propre, rationnel, régulier ... En plus, la terre est très lourde : il m'a fallu toutes ces années pour maîtriser le bon moment et le bon outil pour remuer la terre avant plantations : je me retrouvais régulièrement avec de grosses mottes de glaise séchée inattaquable ! Je m'y mets en général aux vacances de printemps, puis je suis l'affaire tant bien que mal le long du printemps et de l'été ; mais dès qu'on passe au stade de la cueillette, j'avoue que je néglige totalement le désherbage ! Donc à l'automne c'est la forêt vierge, et chaque année je me dis qu'en y passant 5 minutes plus souvent, ça m'éviterait de "perdre" des légumes au milieu des mauvaises herbes !
Chaque année aussi, je me dis que le résultat (la production) n'est pas vraiment à la hauteur du travail fourni : la météo, les maladies, ma négligence aussi il faut bien le dire ... plombent un peu les espérances.
Pour autant, je n'imagine pas renoncer à ce potager : pour moi, si j'ai la chance (le luxe ?!) de vivre à la campagne, je dois être "digne" de cette richesse que la terre me promet. Et parfois aussi, je me dis que si notre monde moderne s'écroulait, je serais capable de revenir aux gestes fondamentaux de survie (oui je sais, c'est un peu ridicule, mais j'ai été tellement influencée par la lecture du roman Ravages de Barjavel quand j'étais ado !)


Nous montrerais-tu ton potager? 
Concrètement, au fil des années, j'ai misé de plus en plus sur les vivaces : fraisiers (un petit carré dans le potager et des pots un peu partout !), framboisiers (diverses plates-bandes le long des clôtures avec les voisins), groseilliers (rouges et à maquereaux, pour les confitures), rhubarbes (qui poussent divinement bien dans ma région), aromatiques (presque plus pour le plaisir que pour la consommation !) ... J'ai aussi la chance d'avoir un joli petit verger : beaucoup d'arbres étaient déjà là, et j'en ai ajouté d'autres. Nous avons donc cerises, pommes, poires, prunes diverses, figues, pêches de vigne, noix, noisettes. Pour les annuelles, j'avoue que j'ai tellement d'autres passions qui me tiennent à coeur à l'intérieur de la maison en automne/hiver que je ne mets presque jamais de poireaux, choux, oignons (qui nécessitent un suivi sur toute l'année) ... mais seulement des tomates, des courgettes, des courges, des haricots verts ... Les résultats sont assez mitigés d'une année à l'autre, la production reste faible (le sol est très très humide, les arbres ombragent sans doute trop la zone potager, je ne pratique pas assez la rotation des cultures ...).
Sur les photos, on peut voir une expérience tentée cette année pour la première fois : couvrir le sol de cartons (maintenus face au vent par des palettes de récup) pour éviter la prolifération des mauvaises herbes en attendant les plantations ...
On aperçoit aussi mes fraisiers "paillés" à la sciure : ça ralentit un peu la repousse des mauvaises herbes (pas autant qu'on voudrait nous le faire croire, hélas) et l'invasion des limaces et escargots (sur ce point, c'est plutôt efficace).


Quel plaisir en retires-tu?
Et pourtant, malgré les déceptions, c'est un tel bonheur de déguster des produits au goût incomparable ! Je pense en particulier aux fraises : jamais aucune fraise, même sur le marché, bio et tout, ne sera à la hauteur d'une fraise de jardin cueillie à maturité ! J'aime aussi le fait de pouvoir conserver sous diverses formes la "surproduction" : confitures, pâtes de fruits, congélation ... Et enfin, j'aime pouvoir ajouter des ingrédients imprévus dans une recette de base, juste parce que le produit en question me tombe sous la main dans le potager : pommes-fruits dans la soupe de légumes, quiches ou confitures aux herbes aromatiques ... J'aime aussi la sensation de pouvoir cultiver sans chimie (et même si je râle sur mes maigres rendements !), avec de petites astuces ancestrales (purin d'ortie), ou en tirant parti de ce qui m'est offert (crottin de cheval dans le pré d'à côté, paillage avec la sciure donnée par le voisin menuisier, échanges de plantes entre connaissances)
Enfin, à chaque fois que je sors "gratouiller" mon jardin, j'avoue que je me fais un peu violence pour m'extraire de mes activités sédentaires ! Et pourtant, à chaque fois, je savoure le fait de vivre dans un endroit calme où je peux profiter du chant des oiseaux, de la compagnie des chats qui passent d'un jardin à l'autre, parfois de l'aide des enfants que le sujet intéresse, et ressentir cette fatigue gratifiante après avoir travaillé.
Et de façon peut-être plus anecdotique, j'aime bien connaitre les noms botaniques des plantes, leur famille, leurs effets sur la santé ... J'emprunte souvent des livres de jardinage à la médiathèque, et cela m'inspire aussi pour dessiner.


Quel conseil donnerais-tu à un jardinier débutant?
Je n'ai pas vraiment de conseils à donner tant ma pratique est anarchique ! Je peux dire sans fausse modestie que j'en connais un rayon sur le jardinage bio en particulier (j'ai énormément potassé les livres et revues sur le sujet) mais ... je n'applique quasiment rien (honte à moi). Je ne prend pas le temps, au bon moment, pour chaque geste ... Donc je ne suis vraiment pas une référence, au final ! On peut même dire que "je fais n'importe quoi", et je suis bien contente de profiter du rendement du potager des voisins, je l'avoue ^^ Bon, allez, si, la seule chose que je pourrais conseiller, c'est que même dans une petite surface, miser sur les vivaces et même sur les arbres (tous ne deviennent pas nécessairement immenses), c'est toujours une bonne idée : peu de soins à apporter, un rendement plutôt régulier et assez abondant pour troquer avec les voisins ... Selon les régions, ça pourra être les fruits rouges, les légumes comme artichaut, asperge, topinambour, fenouil, oseille ...


vendredi 15 mai 2015

Me-made May 2015 : semaine 2

Le Me-made May (MMM), c'est reparti : pour tout savoir ou pour vous inscrire, c'est ici. Si vous souhaitez simplement, regardez, vous pouvez retrouver les tenues des participantes ici.


Mon défi, cette année, c'est de coudre formel. D'assortir tout cela pour en faire une garde-robe très professionnelle.
Les vêtements me-made sont en gras.


Pantalon 50 nuances de gris / chemise intemporelle/ blazer Jacadi/ derbies les Parisiennes

Robe madras ( pas encore publiée)/ veste suppléments d'âme/ ceinture Longchamp/ escarpins La Halle

Chemise un ciel étoilé/ slim La redoute/ Veste Baker

Pantalon me-made ( publication à venir)/ chemise Cacharel/ veste flocons


Jupe hotesse/ tunique qui brille/ blouson rayé

jeudi 14 mai 2015

Collection printemps-été 2015 : le cas de la chemise blanche

Attention, aujourd'hui, jour férié, je vais atteindre des sommets de fantaisie! Je vais dévoiler devant vos yeux ébahis, le classique du basique, que dis-je le basique du classique, bref une chemise...blanche!

en version semaine, avec un pantalon gris ( Comptoir des cotonniers), escarpins et sac de dame.

La chemise blanche, c'est comme le pantalon gris et la petite robe noire, c'est indispensable. C'est intemporel. Bref, c'est la pièce à avoir ( en multiples exemplaires) dans sa garde-robe.
C'est pour cela qu'elle figurait en bonne place dans la constitution d'une garde-robe plus formelle.


Pour le patron, je n'ai pris aucun risque. J'ai utilisé le patron de chemise proposé par le livre japonais Blouse, skirt and pants ( le livre 215 des Japan Couture Addicts). Les modèles sont extrêmement bien coupés, d'un classicisme à toute épreuve et dans une gamme de tailles extraordinaire.
Je l'avais testée, en denim ici et à étoiles là.
C'est une taille 5.

en version vacances, avec un short, par-dessus un maillot de bain (qu'on ne voit pas) et grand chapeau de paille 

Il a fallu l'aide de ma maman et le recours approfondi à l'encyclopédie couture de Burda pour le montage, parfait, du col.
 Je préférais des manches 3/4 et sans poignets car cela correspond mieux à mon style.
La popeline de coton est toujours celle qui servit à tapisser l'église dans laquelle mon frère s'est marié (Maman en avait couvert l'ensemble des murs à la demande de la mariée).
Comme j'avais déja fait et refait ce patron, il m'a fallu 4 heures pour arriver au bout de cette chemise.
Devinerez-vous le petit défaut? L'avant-dernier bouton en partant du bas est un peu décalé par rapport aux autres. Arggh, j'ai la flemme de le découdre.


Et en termes de wearability project,
ma chemise blanche est :
- seyante : 5/5. Je la trouve parfaite, quoiqu'un peu courte.
- polyvalente: 3/5. 
- compatible avec le reste de ma garde-robe : 5/5. Bon, une chemise blanche reste une chemise blanche.
- confortable : 4/5. Ajustée mais pas trop, elle reste confortable.
17/20, un sans-faute.
D'autres chemises devraient voir le jour...




mardi 12 mai 2015

Les mains dans l'argile : toi, nous et la leucémie #30

La pierre angulaire de ce nouveau protocole, c’est le médecin de famille qui adapte semaine après semaine le traitement en fonction des résultats de la prise de sang.
Nous ne souhaitons pas confier ce rôle au pédiatre qui t’a suivi jusqu'alors. Celui-là même qui n’a rien vu, rien détecté. Nouvellement arrivés à Lyon, nous n’avons pas de réseau.
En désespoir de cause, j’épluche l’annuaire et appelle tous les médecins généralistes installés à proximité de chez nous. Je leur explique la situation. Et l’un après l’autre, ils déclinent.
Quand enfin, nous trouvons un pédiatre prêt à accepter cette charge, elle nous explique qu’elle n’a ni fax, ni portable, ni adresse électronique, qu’elle travaille à mi-temps  et qu’elle n’a pas l’intention de nous aider. Juste de nous permettre d’inscrire son nom sur le papier.
Les refus réitérés, les portes fermées, les appels déclinés, nous nous sentons mis au ban, laissés pour compte dans une société où la maladie de l’enfant est taboue.

Un jour d’automne, alors que tu te sens raisonnablement bien, nous décidons de faire une incursion à l’école. Les enfants crient et se poursuivent dans la cour alors tu t’accroches  à ma main. Ton crane nu, tes jambes grêles et le pansement qui saille sur ta poitrine te stigmatisent.
 Marie, ta maîtresse, est une femme belle et lumineuse. Quand elle te rencontre, elle t’accepte immédiatement, comme tu es. En un regard, elle décide de faire de ton bien-être sa mission pour les mois à venir.
Tu iras peu à l’école, tout au plus une poignée de jours.
Mercredi après mercredi, Marie enfourchera son vélo et pédalera jusqu'au service d’oncologie. Le sourire aux lèvres, un courant d’air l’accompagnant, un ballon accroché au poignet, elle consacrera son temps libre à  essayer de te faire sourire.
Un jour même, elle entrera dans la chambre avec une mine de conspiratrice, elle plongera sa main dans sa poche pour en sortir…ton jouet préféré à l’école, subtilisé pour être installé à l’hôpital, longuement nettoyé et désinfecté pour que tu puisses en profiter sans risque.

Marie, merci, merci infiniment!