mardi 6 juin 2017

Ralentir - 24 heures de jeûne


La première fois que j'ai entendu parler de jeûne, j'ai trouvé cela complètement aberrant. Mais j'ai quand même lu un certain nombre d'articles dessus, suivi l'expérience de Pauline ( @paulinevaldairon sur instagram). Et, à un moment, j'ai senti que c'était le moment.



Je sentais qu'il fallait que je ralentisse, ce dont je suis bien incapable de faire, que je mette corps et esprit au repos, que je me recentre aussi. Celles qui s'intéressent à l'ayurveda ne seront pas étonnées d'apprendre que j'ai une nature air-air ( vata ). Que la nature des vata-vata les pousse à faire toujours plus, aggravant ainsi le déséquilibre.

J'ai profité d'un jour férié pour faire cette expérience.
Un jour férié parce j'étais chez moi, sans avoir à affronter les transports parisiens et le monde du travail. Mais un jour férié chez soi avec la cuisine et le garde-manger à portée de main.
Un jour où j'étais seule avec les garçons parce qu'ils rêvaient d'un repas frites/saumon. J'ouvre une parenthèse pour dire que mes fils sont des végétariens convaincus, très sensibles à la cause animale. Je prête une grande attention à leurs envies alimentaires car je considère que leur végétarisme militant est renforcé par ces quelques entorses. Mais un jour où j'étais seule avec les enfants suppose une sérénité difficilement compatible avec la fatigue.
Un jour où je devais cuisiner pour la semaine.


J'ai commencé ma journée spéciale par une longue séance d'hatha yoga, une séance de reconnexion à ses énergies, effectuée dans le jardin, entre 5h30 et 6h30.
 J'ai pris ensuite un smoothie banane -cerises et quelques pépites de granola.
Et la journée a commencé.
J'ai été surprise de ne pas ressentir la faim, ou pas vraiment, avant 18h/18h30. Pas de gargouillis, pas de vertige, pas de crampe d'estomac, comme si mon corps avait compris la nécessité de cette mise au repos.
J'ai vécu la journée dans une sorte de torpeur. J'ai fait moins ; j'ai fait plus lentement. J'aurais volontiers somnolé toute la journée si je n'avais pas eu mes 2 vibrions.
A 21h, j'ai plongé dans un sommeil très profond, un sommeil très rare me concernant.
Au réveil, je me suis sentie épuisée, je me suis contentée de quelques salutations au soleil et d'un petit-déjeuner minimaliste ( une poignée de cerises et une tranche de pain). 
Le temps de m'habiller et de partir travailler, je me suis sentie vivante, ressourcée, beaucoup plus présente.

C'est une expérience que je recommencerai volontiers, sans doute pour accompagner les changements de saison.
Le jeûne, vous avez déjà essayé? L'expérience vous tente?

9 commentaires:

  1. Je t'admire, pour ça et pour tout le reste, j'espère vraiment te rencontrer bientôt, pour qu'on partage encore plein de choses, je suis bien incapable de faire un jeûn (pour l'instant ?)
    Je t'embrasse

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    1. On va caler ça! ( et surtout pas de jeûne quand on allaite!!) Gros bisous

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  2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. Unknown7 juin 2017 à 00:27

    Bonjour
    J'ai déjà fait une diete alimentaire basée sur la prise d'un seul aliment. je l'ai fait avec des pommes. je pouvais manger la quantité voulue, cuite cru ect. Pendant 4 jours je me suis étonnée de ne pas manger beaucoup. pomme et tisane le matin, compote à midi, pomme au four le soir... et la faim qui ne vient pas. Cela m'a fait du bien car j'ai pris conscience qu'en temps normal je ne mangeais que très rarement par faim, mais plus par habitude et conventions sociales. Je ne l'ai plus jamais refait, car cela demande un certain courage, une volonté que je n'ai pas en ce moment.
    Belle journée à toi
    Coralie

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    1. Merci Coralie! Oui, j'ai aussi réalisé que je mangeais, en particulier au diner, par pur conformisme...

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  4. Bonjour,
    J'ai un peu pratiqué le jeûne pour me débarrasser d'un eczéma récalcitrant car je ne voulais pas utiliser de médicament allopathique et j'avais l'impression que j'avais besoin d'un nettoyage profond. J'avais très peur de faire un jeûne seule ou avec un livre donc je suis partie avec ma mère faire une rando diète en Bretagne sous la surveillance d'une ancienne pharmacienne : vérification du pouls, de la langue, descente alimentaire 1 semaine avant, 1 semaine de jeûne avec jus de fruits à la centrifugeuse le matin et eau de cuisson des légumes le soir puis 1 semaine de reprise alimentaire progressive la semaine suivante. Le 3ème jour était le plus déstabilisant dans mon vécu. Les effets que j'ai pu ressentir ont été : de ne plus avoir peur de mourir de faim, de sentir les pulsations sanguines dans tout mon corps, d'être "flash" (de trouver les gens ralentis par rapport à moi). Nous avons refait des jeûnes d'une semaine que toutes les deux avec ma mère les deux années suivantes et l'effet a été à chaque fois unique. Je pensais retrouver les sensations de la première fois mais non.On avait même réussi à préparer un repas de famille pendant notre jeûne(très difficile de résister à l'habitude de goûter le plat que l'on prépare). Mais bon, il faut bien dire que c'était compliqué, se bloquer 3 semaines sans "relations sociales" avec un conjoint qui doit se faire à manger, j'ai 30 ans, donc dans ma génération ça va mais pour mon père de 70 ans c'était compliqué. Et puis, une dermato a posé (enfin, c'était la 4ème) un bon diagnostique, c'était tout bêtement un champignon, mes problèmes de peau se sont envolés et je n'ai plus eu "besoin" du jeûne donc je ne l'ai pas refait depuis. C'est une expérience que je suis heureuse d'avoir vécu et qui me sert encore aujourd'hui. J'écoute mon corps et je l'aide à éliminer les toxines dues à la digestion ou autre. Si le matin, je n'ai pas faim, je ne mange pas : peut-être que le repas de la veille était trop riche? Peut-être que j'ai pris froid et que mon corps concentre son énergie pour lutter contre ce virus alors je ne vais pas lui demander de gaspiller son énergie à digérer mon petit déjeuner. J'ai compris qu'en ne mangeant pas ( je parle d'un temps court, d'une 1/2 journée voire 1 journée ou 2) je sauve de l'énergie pour une autre fonction de mon corps que la digestion. Voilà le résumé de mon expérience. Bonne continuation sur une route de vie saine.

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    1. Merci Picoulette pour ce témoignage super inspirant!En fait, je suis déja en train de penser au prochain, tellement cela m'a fait du bien!

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    2. Avec plaisir ;-) je trouve que votre blog donne envie d'essayer de faire de son mieux. Je vous suis dans vos recherches de vie authentique et ça me plaît de savoir qu'ailleurs quelqu'un cherche, hésite et agit tout de même pour aller vers un mieux-être sans être parfait ni sûr mais proche de mes valeurs. Merci de partager votre expérience de vie au quotidien.

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  5. Je reviens sur ton retour d'expérience. Bravo! C'était le moment... Je t'embrasse.

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