Insufflez le changement que vous voulez voir en ce monde (1)


Il y a de plus en plus de silences dans ce blog, de silences ou de soupirs d'ailleurs.

 

 


Je suis prise d'une grande fatigue, lessivée par un rythme exténuant, lestée de toutes les histoires douloureuses que je porte au quotidien.
Je crois que c'est le boulot surtout. Je ne regrette pas un instant le grand saut, du privé à l'associatif.
Mais le fait est, qu'il y a vraiment beaucoup de travail, à faire avec des moyens plus limités.
Mais c'est aussi un travail utile, un travail que je suis heureuse de faire au quotidien.

Il y a aussi mon propre cheminement de DRH. Plus jeune, je me voyais garante de règles juridiques et de l'équité globale de traitement entre salariés. Je me sentais dans mon bon droit et dans le bon droit. J'avais des principes.
Aujourd'hui, je vois l'infinité de nuances entre le noir et le blanc. Je comprends qu'il y autant de vérités que des personnes qui les portent.
Pour mettre en œuvre une communication non-violente, je me mets au diapason de chacun. J'essaie de ne pas avoir d'idée pré-conçue sur les situations.

Mon agenda ne m'appartient pas et mon temps, non plus. Je reçois beaucoup, beaucoup, de salariés. J'écoute, je travaille à faire émerger des solutions. Je vais féliciter ceux qui se mettent en mouvement, même modestement. Je m'enquiers du bien-être de chacun. Je me soucie de ceux qui trouvent que c'est nul, que c'est une machination de la direction.
C'est pour cela que j'ai pris ce poste, parce que je sentais que je pouvais incarner, bien imparfaitement, le changement que je voulais voir en ce monde, au moins pour cette petite portion du monde.


Mais, ces mois-ci, j'ai du mal à reprendre mon souffle. Les weekends ne sont pas assez longs pour me permettre de me ressourcer. Et je n'ai pas encore de vacances, puisque je suis nouvelle.

A la maison aussi, il me paraît essentiellement d'être totalement présente et disponible pour Stanislas et Gautier, pour Amaury. Avec une réussite diverse, d'ailleurs.

Mes sages lecteurs et lectrices, notamment toutes ceux et celles d'entre vous qui êtes soignant (e) s, quelles sont vos suggestions d'organisation, de pratiques, de rebond?

Commentaires

  1. je ne vis que peu de choses communes avec toi, et je n'ai pas la sensation d'être particulièrement légitime en parlant ici mais ... tous tes lecteurs avons bien compris que tu es une hyperactive qui aimes vivre de mille projets, mais parfois, rien qu'en tant qu'observateurs, nous sommes fatigués à ta place ! donc pour ma part je n'ai pas de suggestions, mais peut-être que tu ne peux physiquement plus tenir toutes ces passions ? je repense à une petite phrase que tu écrivais qqpart : ton dessin du jour est fait pendant le repas du soir ... cela m'interpelle car, même si dessiner n'est pas une fatigue en soi mais un plaisir, peut-être aurais-tu tout simplement besoin d'être présente à chaque activité sans cumuler ?! le repas pleinement, puis le dessin pleinement - et même si cela devait signifier un jour pas de dessin du jour ! je sais très bien que c'est un crève-coeur de renoncer à une passion, mais pê s'agit-il seulement de lui trouver une place différente ? de même, j'ai bien compris que vos we dans votre maison de la Somme était une bouffée d'oxygène, mais pê la route constitue-t-elle parfois une fatigue de trop ???
    j'espère ne pas avoir l'air donneuse de leçon dans ces remarques, je me fonde juste sur ce que je peux ressentir dans ma propre vie, à savoir apprendre à renoncer, même si c'est assez frustrant : ainsi, j'aimerais vraiment me mettre au yoga, mais j'ai dû me rendre à l'évidence, je ne vais pas le faire entrer en force dans mon emploi du temps jusque là équilibré ... parfois, je passe 3 semaines sans tenir un crayon ... des mois sans faire la balade qui me ferait du bien ... des années sans retoucher à mon piano (je culpabilise, oui oui !) ... même si regarder cela en face n'est pas agréable, je dois apprendre à l'accepter (je ne te dis pas que j'y suis arrivé sur tous les points, justement !)
    bref, il est fort probable que mes remarques ne te semblent pas adaptées à ce que tu ressens, mais j'ai confiance dans le fait qu'elles ne te vexeront pas non plus ;) grosses bises et prend soin de toi !

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    1. Merci pour tes sages commentaires, Claire! J'apprécie ton regard bienveillant.
      Je crois que j'aurais du mal à abandonner certains points, notamment le dessin qui me fait tant de bien.
      Je cherchais surtout un moyen de me ressourcer, de poser le boulet de la charge émotionnelle, un peu dans le sens de ce qu'expose Ann en dessous

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  2. Je ne commente pas souvent mais mes suggestions rejoindraient un peu celle de papelhilo. Je travaille aussi à temps plein avec 3 enfants, un conjoint absent plusieurs fois par semaine du fait de son travail, je suis enseignante, la patience et la bienveillance que ça demande m'exténue (je sais ça peut choquer mais j'avoue que j'ai bien souvent envie d'envoyer promener les parents qui sabotent mon travail avec leurs cris et leurs claques, mes collègues, la hiérarchie...). Et tout comme toi, j'aime coudre, dessiner, jouer de la guitare, courir, nager, pédaler... Mais je ne peux pas tout faire car j'ai aussi besoin de dormir. C'est bien simple, je ne supporte ni mes élèves ni mes enfants si je n'ai pas assez dormi et je traine ma mauvaise humeur (certes bien cachée) toute la journée et ça me fatigue encore plus.
    Donc, je ne dessine que de temps en temps, je couds de temps en temps, je joue rarement de la musique, en revanche je cuisine tous les jours et en ce moment je prépare un marathon donc je m'entraine 3 fois par semaine avec des sorties de 1h à 3h et je fais du renforcement musculaire.
    C'est une phase. Quand mon marathon sera couru, j'aurai plus de temps pour dessiner ou coudre, ensuite... on verra !
    A une époque, je menais tous de front : activités, travail, allaitement de ma 3eme... j'ai fini à l'hôpital... Ca parait une peu dramatique mais j'étais tellement fatiguée que j'ai attrapé un méchant virus qui m'a mise KO pendant plusieurs semaines.
    Depuis, j'ai appris à en faire moins, à faire de temps en temps, à lâcher prise, à me dire que dans 13 ans, je n'aurai probablement plus d'enfants à la maison et que j'aurai du temps... On verra...
    Courage, ce n'est pas facile et bien plus facile à écrire qu'à faire !

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    1. Un marathon, mais c'est canon!
      C'est important de connaitre ( et d'accepter ) ses limites

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  3. Bonjour,
    Niveau pro, je travaille aussi dans un métier d'écoute, en contacts directs avec des personnes en difficultés. Au niveau des soignants se sont développées des pratiques de supervision et d'analyses des pratiques. Je ne sais pas pour les drh mais je ne peux que recommender ces groupes où l'on peut à plusieurs évoquer des situations qui nous préoccupent, nos doutes, nos questions et accompagnés par un professionnel mais aussi par l'équipe prendre le temps de penser... On en ressort souvent en trouvant par ricochet de la ressource pour d'autres situations. Il y a différentes formes de travail possible et si je parle des pratiques collectives (analyses des pratiques, supervisions, groupe balint), il est aussi possible de trouver des possibilités d'accompagnement en individuel.
    Je tape peut-être à côté de ta demande car je ne sais pas si cela est dans la "culture" des drh, dans notre secteur cela se fait sur le temps de travail.
    Peut-être est-ce quelque chose qui peut se soutenir. Le rythme des séances peut varier : tous les mois, toutes les 6 semaines, deux mois...
    Bon courage!

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    1. Ann, Merci infiniment, pour ton commentaire.
      C'est exactement ça qu'il me faut...Je t'embrasse

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    2. Super, alors! Quand je disais que c'est quelque chose qui peut se soutenir , j'entendais soutenir cette demande auprès de ton employeur. Je crois que chez nous c'est en partie pris sur le budget de la formation (et c'est vraiment une forme de formation continue).

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  4. Je t'admire d'être capable de venir déposer ici tes difficultés. C'est déjà un premier pas de mettre un nom sur ce qui coince.
    Pour ma part, je suis inspecteur du travail, donc pas vraiment "soignant", mais je reçois souvent des personnes en souffrance au travail et suis confrontée à des situations assez lourdes au quotidien.
    Ce qui m'aide : l'échange avec des collègues souvent informel mais qui permet de prendre un peu de distance, et d'écrire pour faire sortir ce qui a besoin de sortir (et après je jette mes notes) parce que parfois les situations rencontrées remuent des choses trop personnelles pour pouvoir en parler à des collègues.

    Après ce que je dis à certains salariés en grande souffrance ou juste complètement surmenés, c'est que la limite à ne pas dépasser c'est quand on n'est plus capable d'être sympa avec ceux qu'on aime le plus. Et là je les envoies vers leur médecin.
    Dsl pour le commentaire un peu décousu...

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    1. Wao, c'est un sacré boulot que tu as ! Je t'admire!

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  5. Je n'ai pas le même rythme de vie, mais chez moi, le travail, s'il est nécessaire à mon équilibre, ne fait pas partie des choses "importantes".
    J'aime le faire correctement, je me mets parfois la pression, mais il ne fait pas partie de mes priorités. C'est aussi parce que je ne l'aime pas, et ce point, s'il m'aide à prendre du recul, porte en lui-même sa propre fatigue (car il peut être crevant de se battre contre ses propres goûts). C'est un point que je dois changer dans ma vie.
    Toutefois, et pour arrêter cette digression égocentrique, de ce que je vois d'ici (blog+IG), tu as une vie en effet fatigante. Peut-être que tu veux trop être parfaite sur tous les plans (ce qui est le mal des femmes actives, je pense). Etre une mère exemplaire et une professionnelle sans défauts, sans oublier tous les loisirs. Peut être qu'il faut étudier ce à quoi tu es prête à renoncer. Comme dit Papelhilo, le dessin par jour c'est peut être trop? Si c'est une bulle d'air pour toi, il faut le conserver, mais si c'est une pression de "j'ai dit que je m'y tiendrai, je vais le faire car on ne laisse pas tomber quand on s'est engagé", il faut peut être le transformer en un dessin par semaine, ou un dessin quand j'ai envie. C'est seulement un exemple. Peut être qu'il faut au contraire renoncer à avoir une "carrière" (je n'ai pas dit rennoncer à avoir un travail). Si c'est un point important de ton développement personnel, très bien, il faut le garder. Mais s'il s'agit d'une contrainte imposée par une image qui ne te correspond pas, peut-être que l'image est à questionner? Pareil pour les enfants. Votre famille a l'air heureuse, épanouie et bienveillante. Tes enfants auront reçu beaucoup plus de tolérance d'ouverture d'esprit et d'amour que la plupart, alors peut être qu'il faut arrêter de culpabiliser de ne pas passer plus de temps avec eux si tu souhaites conserver ton boulot actuel. Des tas d'enfants sont élevés par des mères au foyer, d'autres par des parents qui ne sont que peu présents, ou dans des familles recomposées. Je suis persuadée que tous ces cas différents ne sont pas dans l'absolu "bien" ou "mal". Ce qui est bien pour ta famille, c'est ce que tu sens "bien", ce avec quoi tu es en accord et à l'aise. Si c'est d'accorder à chacun un instant même court par jour, en continuant à travailler et avoir des activités, alors ça ira. Ça n'empêche pas de discuter avec tes trois "hommes" pour voir si ça leur convient, mais ça, je suis persuadée que tu le fais beaucoup (car vous avez l'air de communiquer). On ne peut pas tout faire, on ne peut pas être parfait partout. Quand je parle du travail, il y a des tas de façons de l'aménager: Peut être as tu envie de faire un travail dans un autre domaine, moins fatigant, et que le côté humain tu peux le trouver ailleurs? Peut être que tu peux trouver un travail plus près, quitte à gagner moins? Peut être qu'il faut juste lever le pied sur le travail, sans en changer? Je ne sais pas...

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    1. Je tiens à ajouter que mon commentaire peut paraître donneur de leçons ou condescendant, mais ce n'était pas du tout mon but. Je n'ai qu'une seule fille, de 10 mois, un boulot moins prenant, moins d'activités, bref pas la même vie.
      Par ailleurs le message est un peu confus.
      Si je veux résumer:
      - Tu as l'air d'avoir une bienveillance et une humanité envers tout le monde qui est impressionnante. Peut être qu'il faut que tu montres autant de tolérance envers toi-même et accepte tes limites.
      - Je reviens sur l'image, c'est peut-être à côté de la plaque, car je ne te connais pas, mais je m'en réfère à mon cas: Je crois qu'on s'impose (encore plus les femmes, peut être) des choses car on nous a inculqué des principes (la société en général), comme être accomplie partout, professionnelle mais ménagère, etc... Il y a des images qu'on s'impose soi même aussi car ça colle à ce qu'on pense devoir être. Le plus dur est de dissocier ce qu'on veut vraiment de ce qui est une injonction extérieure (et aussi faire avec les contraintes matérielles, du genre "oui ok mais j'ai un prêt à rembourser, je dois forcément travailler")
      - Si vraiment l'équilibre de ta vie ne te convient pas, si ce n'est pas qu'une question d'image de toi qui ne colle pas à ce que tu es, il faudrait peut être voir sur quels points tu peux lâcher prise pour le moment, pour te concentrer sur les autres. Sur ce qui te paraît essentiel à ton équilibre.
      - Des pensées positives pour toi et ta famille. Tout va bien aller...

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    2. Merci Mist pour tes 2 longs commentaires. Je les prends comme une discussion bienveillante ! Ne manque que la tasse de thé!

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  6. J'allais aussi te parler de groupe de supervision, mais je vois que c'est déjà fait! ;-)

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    1. Merci pour la suggestion! Gros bisous à toi!

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  7. Lorsque je lisais ton dernier article, j'ai pensé : "mais comment fait-elle pour tenir le coup ?"...
    Ma première pensée en te lisant aujourd'hui, c'est que j'aimerais avoir une DRH comme toi. Je travaille aussi dans l'associatif, suis également blindée de travail et ai du mal à me ressourcer. Je n'ai aucune solution à te suggérer :-(

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    1. Je t'embrasse, Pauline! Raconte moi, tu fais quoi?

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  8. Moi aussi, je peine à trouver l'équilibre.... Mère de 2 ados, cadre dans une collectivité locale, très impliquée professionnellement, couturière amateure pleine d'envies... dont je ne réalise que le quart, et je me rends compte que depuis quelques années, je suis allée investir de plus en plus ce qui me comble, mais ai délaissé plein (trop) d'autres aspects de ma vie). Et que le tout est devenu trop bancal, trop fragile.
    Tout tenir est illusoire, ou alors ça ne marche qu'un temps. C'est parfois nécessaire, indispensable, pendant un temps, mais comme tu le dis, ou comme le disent d'autres dans ce fil, ca craque quelque part.

    Même si je crois beaucoup dans des espaces de type supervision, entraides entre pairs, groupe de soutien mutuel, qui aident à trouver la bonne posture dans tout ce qu'on fait (au boulot ou ailleurs), au fond, la question à se poser est surtout de savoir si vouloir tout faire, avec autant d'implication est nécessaire, et comment il faut rééquilibrer le tout. Ou bien si s'investir autant sur un aspect de sa vie en ayant du mal, du coup, à ne pas vaciller, ne révèle pas d'autres déséquilibres ?
    C'est de moi dont je parle, là, mais ton message raisonne fort parce que des signaux d'alertes en tout genre viennent aussi de se déclencher pour moi, et qu'il est temps de m'interroger non pas sur des béquilles, aussi utiles soient-elles, que sur les raisons qui m'ont poussé à aller si loin sur certains plans (pro pour ma part) en délaissant certains autres à ce point.
    Vu de loin, je suis toujours ébahie quand je te lis, admirative et envieuse, d'avoir l'air de tout conjuguer si bien, et malgré les épreuves que tu as traversées avec les tiens.
    Prends grand soin de toi aussi, et avant tout !

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    1. Emmanuelle, je crois que tu mets le doigt sur le plus sensible :" les raisons qui m'ont poussé à aller si loin sur certains plans (pro pour ma part) en délaissant certains autres à ce point"
      Je crois être assez claire dans ma tête. Mais je constate que cette grosse fatigue s'incruste et je m'interroge.
      Je t'envoie beaucoup d'énergie et de gros bisous

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  9. Je viens de lire ton article et les commentaires.
    Je suis très touchée par ce que tu dis, la difficulté de porter ce que tu reçois des autres.
    Je ne fais pas le même boulot que toi, mais moi aussi, dans le domaine HSE, j'entends et je vois beaucoup de souffrance. J'ai d'ailleurs eu une année 2015 très difficile lors d'une grande campagne d'évaluation des RPS (Risques Psychosociaux). Je trouve que le monde du travail est devenu violent et dangereux. Je vois de plus en plus de situations dangereuses qui n'émeuvent plus personne et semblent normales. Des cumuls horaires impressionnants, des prises de risques inconsidérées, de la violence verbale, du dénigrement.
    Les solutions que j'ai mises en place pour moi ont plus ou moins bien marché (il m'arrive encore de pleurer dans ma voiture sur mon trajet retour…mais moins souvent…).
    - Je fais partie d'un cercle HSE au sein d'une branche professionnelle . C'est un espace de parole et d'échange qui me permet régulièrement de réajuster mon curseur. En effet, au fil des jours et des situations, je peux avoir tendance a considérer certaines choses comme normales alors qu'elles sont tout simplement inacceptables. Bien évidemment, toutes les réunions sont sur le temps de travail.
    - Je travaille à temps partiel. Le mercredi je suis à la maison pour mes enfants et pour moi. Je ne lis même pas mes mails sinon mon temps est gâché.
    - Je lâche prise. C'est un concept que j'ai appris au yoga. Ce n'est absolument pas de l'indifférence. C'est d'accepter que nous ne pouvons pas avoir de prise sur tout.
    - Je me repose. J'ai longtemps eu la volonté de rentabiliser mon temps libre, d'en remplir tous les interstices, mais cela ne me convenait pas. J'ai besoin de rêver, de me poser d'être disponible pour mes enfants, pour ma famille. Rester sur mon canapé pour discuter , enfiler des perles avec ma fille, faire des legos avec mon fils. Dormir. Et être cool.
    Bon courage. Je te souhaite de trouver une solution qui te convienne.

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    1. Merci Myriam! L'EHS est un métier super dur, qui devient de plus en plus technique,et qui est super utile. Et en même, je te rejoins complètement sur ce qui s'aggrave, sur les relations au travail...J'aime beaucoup tes propositions, très yogi dans l'esprit. Je t'embrasse

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  10. je suis triste pour toi de lire cet article et j'aimerai seulement te dire de faire attention à toi , j'ai été victime d'un burn-out il y a maintenant 4 ans et je n'en suis pas encore remise à vouloir à tout prix avancer sans changer ..les rechutes en ont été la preuve ...il faut faire attention à nous, à nos besoins, nos envies ..la vie ce n'est pas seulement de bosser en essayant de changer les choses mais seulement profiter des jolis moments qui s'offrent à nous et nous permettent d'être plus sereine ...nous vivons tous dans un monde de fou ...alors prends soin de toi et des tiens comme tu as toujours su si bien le faire ..

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    1. Zabou, il ne faut pas être triste. Je suis heureuse dans mon nouvel environnement mais je crois qu'il faut que j'apprivoise mieux mes limites et que j'apprenne à poser mon fardeau quand il est trop lourd. Je t'embrasse

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  11. Je suis touchée par ton article et par les commentaires que je viens de lire attentivement...
    Mon travail n'a rien d'aussi envahissant que le tien mais dans une activité bénévole, je rencontre des personnes en souffrance. Je ne peux ramener à la maison toutes ces situations difficiles. Nous avons donc une pratique systématique de debriefing / analyse des situations / analyse de nos pratiques. Ceci nous est vraiment indispensable. Parfois, lors d'une situation particulièrement difficile, nous faisons appel à un regard extérieur.
    Sans cette pratique, je ne crois pas que je serais capable d'assumer ce que je rencontre et je suis certaine que j'aurais arrêter depuis longtemps.
    Je comprends donc ce que tu ressens (en partie sans doute) et je ne peux que t'encourager à trouver une possibilité d'échange.
    Bon courage à toi et prends surtout bien soin de toi.

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    1. En lisant tous les commentaires, je me dis qu'il est vraiment étrange qu'il n'existe pas de groupes d'échange de DRH. Peut-être que la fonction est en cours de mutation, et que la plupart vivent encore des fonctions très bureaucratiques? Ou que personne n'ose parler?
      Merci pour ton commentaire!

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  12. Mon commentaire te sera bien inutile, car mon "profil" est trèstrès différentdu tien, mais je voulais laisser un mot pour te remercier d'ouvrir cette discussion et remercier toutes les personnes qui ont commenté, cet échange est vraiment passionnant.
    Bon courage pour trouver ton équilibre.

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  13. Bonjour,
    Je me suis pas mal reconnue dans tes doutes, même si je pratique beaucoup moins d'activités et n'ai pas d'enfant, mais mon travail de soignante me demande effectivement une surcharge d'énergie que j'ai du mal à récupérer sur mes temps de repos. Pour m'aider, je prends régulièrement(=quand je me mets à pleurer d'épuisement, c'est souvent trop tard, mais je n'arrive pas encore à sentir le cran d'avant) un RDV pour moi, soit chez l'ostéopathe, soit chez le masseur-aromathérapeute, soit en kinésio, soit en bio-feed back... en tout cas chez quelqu'un qui m'aide à me recentrer, à dire à ma place que c'est normal d'en arriver là après tout ce que j'accumule. Toutes ces thérapies qui touchent à l'énergétique m'aident à mieux m'économiser pour prendre mieux soin de tous, moi y compris, mais sans forçage. Souvent le sommeil est plus réparateur après ça et je récupère un peu d'énergie.
    Je ne sais pas si ce témoignage fera écho chez toi ou au contraire te fera dire "ah non, pas pour moi", mais tout comme vous lire toutes m'a fait du bien, peut être que mes pistes pourront entrouvir une porte à quelqu'un d'autre. Je vous embrasse tous, prenez bien soin de vous.

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    1. Cloc,
      Merci pour ces nouvelles pistes. Tu as raison ; il est sans doute temps que je prenne un rendez-vous pour moi.Je suis allée quelques fois chez le micro kiné, qui m'avait fait beaucoup de bien aussi.
      Merci!

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  14. Tout ce qui a été écrit me rappel un superviseur qui nous mettait en garde : nous sommes des éponges, et lorsque notre job consiste à recevoir de l'encre noire, nous l'absorbons sans qu'elle puisse jamais disparaître tout à fait au lavage. Ne pas nier.
    Ce boulot, avec une supervision tous les mois était génial! Deux-trois boulots après, un médecin a exigé me concernant un arrêt pour surmenage professionnel. J'ai eu l'impression de commettre une énorme impolitesse. Mais je ne me suis plus ensuite embarquée de la même façon dans le travail. Ma vision s'est élargie en terme d'équipe, de structure, d'obstacles qui ne sont pas tous surmontables, finalement. En tout cas pas par moi toute seule. Pour contextualiser, j'étais, comme toi, dans la seconde moiter d'une première année sans vacances...
    Dans mon emploi actuel, je bénéficie d'une analyse de pratique (moins bien que la supervision d'avant). Surtout, je picore des moments d'échanges lors de formations (j'en demande sans cesse), de tutorats (je récupère tous les stagiaires possibles), et je demande à rencontrer et à être en situation d'observation de collègues d'autres structures. C'est ce qui m'aide le plus.
    J'ai acquis, ce faisant, la certitude qu'il faut exiger du boulots les solutions aux problèmes du boulot. Chercher des réparations en sollicitant l'espace personnel - soi - ça peut amener à penser que le soi est responsable des difficultés - qu'il n'est pas à la hauteur - puisqu'il accepter de donner de lui pour les réparer(temps, argent, organisation...). Ou alors, ça peut amener à détester son travail qui exige que l'on trouve en-dehors, et à sa charge, de quoi atténuer l'épuisement qu'il provoque. En outre, c'est un puits sans fond. Cela soulage ponctuellement, mais le travail reviendra dessus en détruire le bénéfice, puisque les causes réelle n'auront pas été améliorées. C'est probablement pour cela que de plus en plus d'entreprises proposent des moments détente : raki, massages, etc... (l'entreprise qui m'a valu un surmenage a finalement mis cela en place, en raison du nombre important d'arrêts travail). Alors si eux l'on fait!...
    A te lire, il est évident qu'il existe un trop fort écart entre ce que tu cherches à offrir et à mettre en place et ton propre traitement. Alors oui, changer. Mais dans le cadre du travail hein ?
    Par exemple, est-ce inimaginable que ton association puisse faire appel à une personnes destinée à offrir des moments détente-bien-être aux salariés ? Est-ce que vraiment il n'existe pas de groupe de parole DRH? Est ce que ta direction serait opposée à ce que tu mettes cela en place avec des DRH d'associations proches ? Quelle compensation peux-tu demander, dans le cadre de ton travail, face à l'encre noire que tu absorbes ? Et puis, cette année sans vacances, est ce que tu ne peux pas la casser, faire part de ta fatigue et demander quand même quelques jours pour temporiser et réfléchir plus tard, plus sereinement ?

    Je te souhaite l'énergie nécessaire, encore, pour arriver à trouver les changements dont tu as besoin. Courage!

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    1. Je suis assez d'accord avec le principe que les solutions aux problèmes du boulot doivent se trouver au boulot, et je serai ravie que ce soit une idée plus largement partagée !

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    2. Cela me parle aussi beaucoup, après deux années surchargées, cette troisième a été organisée (inconsciemment et instinctivement) pour trouver des solutions dans le travail, durant le temps de travail. Merci d'avoir énoncé cela clairement!

      Dernièrement, je lisais aussi cet article:
      http://www.lepalaissavant.fr/les-4-desirs-de-lame/

      Merci Lathelize d'avoir eu ce mouvement d'ouverture pour expliquer ton mal être, cela m'a attristée, j'espère sincèrement que tu trouveras rapidement des solutions pour aller mieux et prendre soin de toi. Pleins de bonnes ondes!

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  15. J'ai pas non plus de solutions miracles. J'aurais eu tendance spontanément à rejoindre les idées de Papelhilo mais effecfivement cela ne répond pas forcément à ce "déposer la charge émotionnelle". Encore que... As tu un moment pour ca, même sans groupe de parole, ce moment où tu te dis, "là je suis ici pour poser ce fardeau, trier et ne continuer ma route qu'avec le nécessaire" ? Je sais pas si c'est possible... Personnellement je m'interroge de plus en plus sur ces injonctions qui nous poussant à aller au bout des choses, de certaines convictions, au détriment de nous même...

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  16. annesoooooochallenge24 février 2017 à 21:54

    Je ne suis pas du métier (je suis ingénieure et j'ai aussi suivi une formation en coaching), mais j'ai tout de suite pensé comme Ann à un groupe de partage de pratique. Je te souhaite de trouver, ça doit être très précieux. (à défaut, un coach fort en écoute? ��)

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  17. Bonjour Lathelize,

    Je suis comme toi DRH mais j'ai fait le chemin inverse : après près de 10 ans dans l'associatif (accompagnement du handicap mental) puis le semi-public, je suis passée dans le privée, épuisée par ce que le manque de moyens et les restrictions budgétaires engendraient sur les conditions de travail.
    Comme toi, mon emploi du temps appartient aux salariés qui souhaitent me voir ; comme toi, on vient décharger chez moi beaucoup de frustrations. Je suis également représentante employeur auprès des IRP, ce qui fais de moi l'oreille unique aux plaintes et récriminations individuelles et collectives. J'ai l'habitude de dire que je n'ai pas dormi de 2009 à 2014 tant le stress professionnel me rongeait. En 2015, j'ai accouché de mon premier enfant, changé de job et commencé un master que j'ai fini fin 2016. Cette année, je me repose :-).
    L'épuisement a longtemps été un compagnon, jusqu'à ce que je décide qu'il était temps que je décide de m'écouter un peu. Le déclic a été un entretien avec mon médecin traitant qui a posé le mot de harcèlement sur une situation que je vivais avec un CE. J'ai entamé un travail avec un psy sur ce que j'attendais de ma position professionnelle : comme toi, je me voyais garante de l'équité, ce qui me faisais réagir fortement aux critiques sur mes choix. Parallèlement, j'ai vécu une crise de couple. Cela m'a libérée de pas mal de choses personnelles et professionnelles. Je me retrouve beaucoup quand tu décris dans tes billets tes questions sur ton rôle dans la logistique domestique ou sur les conséquences du travail sur ta fatigue.
    Ce que mon expérience m'a apportée c'est que vouloir être totalement présente et disponible est louable si la première personne à en bénéficier est toi-même. Et comme beaucoup, je me fatigue à lire ton emploi du temps :-). Désormais, je m'accorde du temps pour ne rien faire, au moins 1 heure par semaine durant laquelle je suis dans mon lit ou dans mon canapé sans activité autre que la lecture ou la sieste et régulièrement un après-midi en spa pour un hammam et massage afin de faire plaisir à mon corps. Et pas de détente active comme le sport (même si j'adore la piscine), rien que du passif (tellement à l'encontre de ma nature première mais finalement tellement génial).
    Je suis sûre que tu trouveras tes propres réponses mais quand la fatigue durable est là, il n'y a guère d'autres solutions que ralentir et donc faire des choix. Quand aux groupes de parole entre DRH c'est vrai que je n'en ai jamais trouvé d'organisés : je les ai tissé de mon côté en nouant des liens avec des collègues d'établissements similaires aux miens. En changeant de poste j'ai perdu ce réseau donc je serai ravie de trouver de nouveaux DRH avec lesquels parler des soucis du quotidien. N'hésites pas à me contacter si tu souhaites discuter boulot et "décharger" un peu.
    Bon courage.

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  18. je suggère un déjeuner entre copines (mais si on y arrivera!). Je t'embrasse bien fort. Aude

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  19. Bonjour lathelize,
    moi aussi je te lis depuis longtemps et suis très admirative de tout ce que tu peux faire. Je comprends totalement ce besoin de faire, de curiosité, d'implication. Je suis kiné à mon compte et travaille principalement avec des nefants porteurs de handicap. En parrallèle j adore la couture, la création le yoga, le bricolage, j ai aussi 2 enfants et dc un emploi du temps bien chargé...
    J ai commencé par diminué mon temps de travail pour être vraiment à 200% qd je suis sur place et avoir le temps chez moi de gérer mes papiers. J'ai besoin de me ressourcer à côté. Je vois régulièrement ostéo et acupuncture, je crois vriment qu on a besoinde passer ces caps celui des chgts de siaison mais aussi de certains évenements et au niveau énergétique on n'y arrive pas tjrs seul.
    En moment de crise j ai travaillé en psychotérapie pour poser mes émotiosn, mes doutes ma fatigue... en effet en libéral nous n avons pas de groupe d'accompagnemnt d analyse de pratique dc on le fait chacune de notre côté. J ai aussi fait un stage d accompagnemnt avec PRH formation développement personnel et ça m a bcp aidé.
    Voilà qq pistes de réflexions merci à toi
    bises

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