lundi 6 février 2017

Pour une enfance joyeuse : survivre aux devoirs

Un jour, je suis tombée sur cet article des Mots ailés. Sur l'instant, j'étais d'accord. et puis en y réfléchissant...


J'étais beaucoup plus nuancée. J'ai donc pris le temps de lui envoyer un commentaire que je vous joins :
"Je te rejoins, et en même temps, pas complètement. Sur la théorie, absolument, et d'ailleurs quand j'ai le temps, j'aime bien faire faire les devoirs aux enfants.
Mais, dans la vraie vie, je travaille à temps plein et à corps perdu, je rentre à 19h30 après au moins 10 heures de boulot ininterrompu, et je n'ai pas la patience, la disponibilité, la force de me mettre aux devoirs. Alors je bénis la nounou qui s'y colle au quotidien et je fais la synthèse le weekend.
Et le plus dur : j'essaie de ne pas culpabiliser de ne pas être une mère parfaite"

 et la réflexion étant lancée, je me suis dit que j'écrirais aussi ici un article sur ce délicat sujet.

Cette année est la première où nos 2 loustics ont des devoirs à faire. Et cette année, tout s'est compliqué.
Entre la convocation par la maitresse mi-octobre parce que les devoirs n'étaient pas faits, les hurlements à 2 voix à ce seul mot, et la mise en retrait très nette de la nounou sur ce sujet, il a fallu être calmes et créatifs.

Pour rester calmes,  :
* La lecture des agendas les samedis, dimanche et mardis est une lecture publique. Et même qu'on regarde les pages d'avant et les pages d'après, des fois que les devoirs aient été copiés sur une mauvaise page.

*les devoirs des jours de semaine sont assurés par les garçons et leur nounou en autonomie. Et nous ne regardons pas.

*Les mercredis après-midi, Amaury fait un survol des devoirs faits et restant à faire. Et les dimanches matins, nous refaisons un point.


Pour la créativité:
* Amaury fait des fusées des maths sur les tableaux des garçons. Un florilège de 10 additions, soustractions, multiplications, divisions. Stanislas et Gautier choisissent le temps qu'ils souhaitent pour la réaliser et enclenchent le chrono. S'ils ont fini dans les temps et que les résultats sont exacts, les fusées décollent, avec bruits et on dessine des grandes flammes en dessus.
* pour les leçons, on essaie d'imaginer les questions que la maitresse pourrait poser. On les écrit sur un bout de papier et au verso, on écrit la réponse. Et ensuite, au repas suivant, on en fait une sorte de trivial pursuit familial.

* on fait souvent des cartes mentales. Et ensuite, on cherche des moyens nmémotechniques pour s'en souvenir. C'est ainsi que si on se croise, je pourrais vous chanter " les mercarcapvabo, ils étaient pas très beaux,..." avec ensuite une strophe destinée à chaque dynastie, à son grand homme et à son château ( les mérovingiens, carolingiens, capétiens, valois et bourbons).
Et vous, c'est quoi vos trucs pour survivre aux devoirs?

20 commentaires:

  1. A la maison, le temps des devoirs est important. Il est pris en compte dans la planification de la semaine et des week-end.
    Mes enfants ont pas mal de devoirs (ils sont plus grands CE2 et 6°) mais, même s'ils peuvent en théorie les faire seuls, nous trouvons important de les accompagner au quotidien sur ce point.
    La maitresse de mon fils donne les devoirs d'une semaine sur l'autre (les devoirs du lundi sont donnés le lundi....) ce qui permet une bonne anticipation. Nous faisons les devoirs le mercredi et le WE, et le soir ce ne sont que des relectures de leçon et récitation de poésie.
    Pour ma fille, les devoirs sont données un peu plus au fil de l'eau. Elle a pas mal d'heures d'étude ce qui lui permet de faire le plus gros seule. A la maison, nous vérifions ce qu'elle a fait, nous l'aidons à comprendre ce qu'elle n'a pas compris et complétons si besoin.(son prof de français a été pas mal absent et non remplacé, nous avons fait des exercices à la maison).
    Je dirais que les devoirs prennent 1 heure par jour à celui qui les supervise ( mon mari ou moi) et certains mercredi ou WE cela peut aller jusqu'à la demi journée.
    Par exemple mercredi dernier, j'ai aidé mon fils et un copain a faire un exposé sur le TGV.Cela nous a pris tout l’après-midi.
    Je ne vois pas ce temps comme une contrainte mais comme un moyen de partager qqch d'important avec mes enfants. Et cela me permet d’être plus pertinente dans le choix des expositions a visiter, des émissions à regarder, des livres a emprunter...
    Et comme toi, nous parlons de ce qu'ils font en classe de manière ludique pendant les repas....

    RépondreSupprimer
  2. tu as 100% raison Myriam, c'est une façon de savoir/comprendre ce qu'ils vivent au quotidien. Mes filles sont très autonomes pour leurs devoirs depuis le ce1 je dirais. Mais même si elles ont chacune leur bureau dans leur chambre, elles souhaitent s'installer sur la table de la salle à manger, m'avoir sous la main, m'interpeller ou me questionner, parfois besoin d'un petit coup de pouce, une relecture, une explication. J'admets que personnellement, j'estime que ça me fait du bien intellectuellement ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et puis, on retombe parfois sur des leçons " madeleine de Proust"! Gros bisous

      Supprimer
  3. Intéressant...
    Je dois avouer que c'est un sujet sur lequel j'ai une chance folle : depuis leur CP et jusqu'à maintenant (le grand est en troisième), chaque enfant est automne et complétement sérieux sur ses devoirs... Le sujet n'exsite donc pas... !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Waow, la chance! C'est génial! Est-ce que les plus grands supervisent les plus jeunes?

      Supprimer
  4. Chez nous c'est CP, CM1 (et maternelle). Nous, les parents, travaillons tous les deux. Quand l'ainée est entrée au CP je voulais faire les choses bien, prendre le temps des devoirs, bien installées sur un coin de table, revoir chaque semaine les choses qui ont pu poser problème etc... Mais impossible à l'époque de lui proposer un travail s'il n'était pas explicitement demandé par la maîtresse, impossible malgré des discussions qui finissaient parfois en cris, de prendre l'habitude de s'installer "sérieusement" (point de vue d'adulte), difficile parfois de faire travailler les enfants quand on rentre à 18h30 à la maison. Alors, finalement j'ai accpeté et même compris, que pour eux, après une journée d'école bien sage, un périscolaire bien sage, c'est plus facile à leur manière : les cartables s'ouvrent bien souvent sur le tapis moelleux de l'entrée, la lecture se fait assis par terre ou en bougeant autour du livre comme un petit singe, ainsi que, parfois, les exercices écrits de la plus grande...
    Le soir au périscolaire un temps est réservé aux devoirs, un temps est aussi proposé par la nounou quand ils vont chez la nounou. Les enfants gèrent, la nounou ou le périscolaire ne corrigent pas et ne s'immiscent pas. Parfois ils n'ont pas envie de faire leurs devoirs pendant ces moments-là. On vérifie ou on refait à la maison le soir. Ils ont fini par comprendre que "ce qui est fait n'est plus à faire" et profitent de l'émulation du périscolaire.
    Parfois, à la maison, c'est à 20h, après le dîner (avant ça tourne au drame, ils sont lessivés) et "promis après on lit l'histoire". Il est arrivé de remettre ça au lendemain matin, avant de partir à l'école, après une bonne nuit de sommeil, ou même en marchant sur le chemin de l'école... Bref certains diraient "du grand n'importe quoi", et jamais je n'aurais pensé m'organiser comme ça avant d'avoir des enfants... on s'adapte toujours. Et jusqu'ici tout va très très bien, pas de problème à l'école, et moins de tensions autour des devoirs à la maison.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pas de pression, cela me paraît une saine façon de voir les choses ( mais assez courageuse face à des injonctions très normées). Gros bisous

      Supprimer
  5. Pour l'instant, mon grand vient d'entrer au CP, et il n'y a quasiment aucun problème. Ma petite est encore à la maternelle. Donc j'ai lu les autres commentaires avec beaucoup d'intérêt.
    Je bosse dans un collège REP (Réseau Education Prioritaire), et les devoirs ne sont quasiment jamais faits. Les collègues (je suis documentaliste, donc moins concernée directement) en viennent à faire apprendre en classe. Mais c'est du temps (énorme) qui n'est pas consacré aux enseignements. Alors le commentaire de Myriam m'a beaucoup interpellée. Une heure chaque soir, c'est énorme d'un point de vue de maman. Mais en même temps, ça me rassure un peu, il y a encore des familles où travailler est la norme!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Affaire à suivre, alors! Gros bisous

      Supprimer
    2. Pour compléter mon commentaire précédent, lorsque j'écris que les devoirs prennent une heure chaque soir, il ne faut pas le voir comme un temps unifié. Les enfants sont assis à la table de la cuisine, ils font leur devoirs, nous, nous préparons le repas (on peut très bien interroger sur les leçons en épluchant des carottes ;), on peut vider le lave vaisselle...Il ne sont pas obligés de rester assis, si ils veulent aller lire leur leçon vautrés sur le canapé et revenir ensuite pour qu'on les interroge, ils peuvent tout à fait.
      Ce qui est important pour moi, c'est, d'une part de ritualiser ce temps de disponibilité parentale, et d'autre part, de leur donner l'habitude de travailler un peu tous les jours.

      Supprimer
    3. Merci de tes précisions Myriam. Et en effet, les points importants que tu soulèves ma paraissent primordiaux.

      Supprimer
  6. Je peux comprendre que la personne à l'origine de l'article ait été "choquée" de la campagne de pub, notamment par son côté systematique. Néanmoins cette personne pêche un peu aussi par généralisation (ou plutôt non, mais ça peut être interprété comme ça). Effectivement ça n'est pas forcément une plaie (d'où le pbm de la campagne). Mais ça l'est parfois. Ça dépend des enfants, des parents, des matières, des périodes et même des profs que les enfants ont. Donc parfois je suis certaine que ça peut être très nocif aux relations avec les enfants. Et puis bon tous les parents n'ont pas le niveau dans toutes les matières, ni (et surtout) la pédagogie nécessaire. Ou juste le temps. La pub ne me semble pas choquante car si on n'est pas concerné, ben tant mieux. C'est pas insultant pour les gens non concernés, ni pour ceux qui le sont.

    RépondreSupprimer
  7. Les devoirs... vaste question pour la maman qui est enseignante la journée et qui peste parce que ses élèves (bon, des lycée pro) ne font pas le travail demandé... Alors je m'adapte. Mon fils est en sixième, fait la majeure partie de son travail en ATP, donc à l'école. On révise les leçons ensemble et on prépare les éval. Je l'interroge ensuite sur ce qui peut sortir. Pour ma schtroumpfette, c'est une autre histoire. Elle est dys, donc ça n'arrange pas les choses. Elle est auditive, donc on fait tout à l'oral. Les mots, la poésie que je dois d'abord apprendre, puis on récite/révise à des moments incongrus... pendant la préparation du dîner, sur le chemin de l'école le matin, pendant la douche, bref, je travaille autant qu'elle... Et puis le soir où c'est trop compliqué, on zappe. Ce sont des enfants, pas des robots, et quand je vois ce que je demande à mes bac pro option je veux pas travailler, je déculpabilise. Bref, je crois que l'important est qu'ils comprennent ce qu'ils ont vu en classe, qu'ils écoutent, les devoirs, c'est quand même pour donner bonne conscience aux parents et aux profs... Oups, désolée pour ce gros pavé... Bonne fin de journée.

    RépondreSupprimer
  8. Merci pour cet article très riche (et les commentaires)! Les filles n'ayant pas encore 3 ans ni 5 ans, je ne suis pas concernée. Je sais que cela dépend beaucoup du caractère des enfants, certains ont à cœur de faire, vite, pour passer à autre chose, d'autres repoussent, surtout ce qu'ils aiment le moins. Certains ont besoin d'autonomie et d'autres de cadre...
    En tant que PE, je donne beaucoup de conseils là-dessus à mes élèves. Lorsque c'est conflictuel ou compliqué je propose l'aide aux devoirs au collège, cela peut-être pour un trimestre, un an, 1, 2, 3 ou 4 jours par semaine.
    Je m'attache à leur faire comprendre les différents types de mémoire pour trouver leurs points forts. On se teste sur de la "copie couleur", une chanson, de la copie... S'enregistrer sur un dictaphone et ensuite réécouter aide certains (dys surtout), se fabriquer des jeux de carte ou cahiers interactifs (flap book) pour d'autres, on leur donne parfois les fiche-aide sous forme de porte-clé, cela les fait rire lorsque je leur dis de les afficher ("au-dessus du bureau", "à côté du lit", "sur le frigo", "dans les toilettes", "sur la vitre du bus scolaire"...).
    Et puis parfois, c'est à l'élève d'assumer : on a récemment dit à une famille d'accueil de lâcher pour éviter les grosses crises, à l'élève d'assumer si elle avait un travail à faire (sur place) en plus ou une mauvaise note... cela a désamorcé un cercle vicieux (elle est plus âgée que tes garçons !).
    Bref, je ne crois pas qu'il y ait de recette... mais s'il y a, j'aimerais bien !
    Honnêtement, ce que je crois, vraiment, c'est que nos enfants ont des journées bien trop longues (ils partent quand nous partons le matin et rentrent quand l'un de nous rentre... et ils passent toute la journée en collectivité, dans le bruit, sans pause, et on leur demande presque toujours d'être sages et de ne pas trop bouger...)
    Bisous

    RépondreSupprimer
  9. Notre louloute est rentrée en seconde. Ce qui jusque là était un pur bonheur s'est transformé en cauchemar! Plus de cours .... plus de leçons à apprendre ... Je viens juste de comprendre la façon d'avancer de la prof de maths avec son évolution spiralée en cours ...Le lycée, c'est vraiment l'horreur de ce côté!
    Profitez bien du primaire et du collège et poussez vos enfants à être curieux de tout, mais surtout, ne lachez pas prise arrivés en lycée :-)
    'Cureuil

    RépondreSupprimer
  10. Alors moi, j'ai 2 filles totalement différentes, pour la 1ère le simple fait d'être debout derrière elle, elle comprenait ses devoirs mais il fallait que je prenne le cahier de texte et qu'on regarde ensemble comment s'organiser. alorsque pour la 2ème elle est tout à fait autonome, je n'ai jamais controlé ou vérifié quoique se soit et tout roule, j'ai essayé une fois de vérifier ses devoirs et elle m'a gentiment dit : "pourquoi tu fais ça t'as pas confiance en moi ?", elle etait blessée. du coup elle gère et tant que les notes sont au rendez-vous pas de soucis. par contre pour une comme pour l'autre, je suis toujours dispo s'il y a une demande d'explication sur une leçon, je laisse tout et j'arrive. ah oui et y'a un truc qui marche bien pour leur faire comprendre les leçons, c'est de faire celle qui a pas compris et qui demande une explication, j'inverse les roles et du coup, d'expliquer elles avec leurs mots, elles decouvrent qu'en fait elles ont tout compris.... bises

    RépondreSupprimer
  11. L'avantage que les enfants aillent à l'étude c'est que globalement, ils font les devoirs avec les maîtresses, pour l'instant autononomie quasi totale des enfants mais on voit que les tempéraments des enfants ont une grande influence: anatole va se stresser s'il n'a pas eu le temps de faire quelque chose (et encore de moins en moins...) alors qu'adèle va facilement oublier un cahier ou de faire un exercice et trouver ça très drole! on en rediscute lors de notre déj! biz Aude

    RépondreSupprimer
  12. Ma fille est en ce1 et les devoirs ne sont pas des devoirs écrits ( ce qui devrait toujours être le cas, soit dit en passant). Ayant déjà retenu ce qui devait l'être au cours de la journée, nous ne faisons pas les devoirs, avec accord de la maîtresse ! Pas de scolaire à la maison ici donc (et je suis instit !!!). On verra avec l'arrivée au Cp de son frère...

    RépondreSupprimer
  13. Idem chez nous. De mon côté, tout a été influencé par l'horreur des moments de devoirs quand j'étais petites : des heures à faire de l'orthographe et de la bouillie dans la tête ( tout ça pour rien). On a suivi un peu les enfants sur le CP, CE1, CE2, sans jamais dépasser 10 minutes. Par contre on lisait sans arrêt (encore maintenant), on faisait des petits exercices inventés dans les moments perdus, des jeux... Et on les a davantage accompagné sur la musique. A ce jour, ils sont autonomes sur les devoirs et leurs instruments (6E et CM1)avec de bons résultats. Par contre, on a une relation serrée avec les professeurs, l'école, le collège. Depuis peu, comme notre fils est stressé des erreurs, on en vient à ne plus du tout lui parler de devoir (sauf s'il nous y invite) et, même, nous haussons les épaules quand il nous annonce des fautes à sa dictée. Le monde à l'envers! Par contre, ils sont très très en retard sur le rangement, l'aide à la maison etc... on doit s'y atteler, en espérant qu'il ne soit pas trop tard!

    RépondreSupprimer