mercredi 17 mai 2017

Courir le monde - Aux racines de notre imaginaire, des voyages


J'ai grandi, entourée d'Albert Londres, de Blaise Cendrars. Des livres de Gisèle de Monfreid, de Baden Powell,  d'Alexandra David- Néel, de Bernard Ollivier. Des récits de la croisière jaune, les écrits d'Ella Maillart et ceux d'Anne- Marie Schwarzenbach. D'innombrables récits de voyage, à pied, en canoë, en train…


Mon père, ce grand taiseux, nous a transmis les histoires de sa jeunesse africaine. Il nous appris le danger de rouler sur un serpent quand on est en jeep, la nécessité de dormir par terre et d'éviter de passer devant les fenêtres dans les pays en guerre et l'entaille à faire pour faire sortir un vers qui se serait glisser sous votre peau. Et les souvenirs extraordinaires quand il accompagnait son père, haut fonctionnaire, dans ses tournées sahariennes.

Mes parents ont toujours voyagé. Et nous ont emmenés, très jeunes. Nous étions sur le chemin de Compostelle en 1991, bien avant que cela fut à la mode. Nous étions au Cuba, en 1994, aux premiers mois de son ouverture au tourisme pour un voyage avec carte de rationnement et dortoirs communautaires.
Mes parents ont traversé  l'Iran, sac au dos, il y a quelques années. Ont fait la route de la Soie . Et passent, depuis quelques années, entre six et huit semaines au Japon pour hanami sakura.
Ce sont aussi les seules personnes que je connaisse à avoir visiter de manière exhaustive les 48 états américains ( en terminant par Detroit, l'an dernier, qu'ils tenaient à visiter pour le coté alternatif).

Amaury, aussi, a beaucoup voyagé. Et a notamment passé un an à faire de l'humanitaire et du tourisme en Inde et en Chine. Est allé, souvent, voir sa famille canadienne.

Amaury et moi avons beaucoup, beaucoup voyagé, avant d'avoir les enfants. De l'Inde en bus à la Jordanie à pied, d'un été à parcourir le Canada en greyhound à des weeks ends à parcourir la Normandie à vélo.
Depuis, on échange nos maisons et on sillonne l'Europe. On parcourt la France en kayak.
A l'hôpital, pendant la leucémie de Stanislas, nous vivions au rythme de la chaine Voyages et au fil des pages de l'album Mouk, en se promettant, un jour, de courir le monde.

Je parlais l'autre jour d'audace avec une amie. Chacun voit l'audace à travers son propre filtre. Pour moi, il serait fou de devenir maman au foyer. En revanche, partir autour du monde avec mes hommes me parait très raisonnable.

Photos de notre dernier séjour en Inde en 2006.

Racontez- moi votre imaginaire de voyages. 
Et quels livres de voyage vous recommanderiez-vous pour Stanislas et Gautier?

3 commentaires:

  1. Lespetitescouturesdenathoumei17 mai 2017 à 23:02

    C'est fou de te lire quelle chance tu as j'ai énormément lu dans ma jeunesse j'ai fait des études de lettres tous ces voyages merci pour ces histoires sur la vie de ta famille .

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  2. Min imaginaire à moi ce sont les lectures :récits d'aventures (Sylvain Tesson, Alexandre Poussin....), tour du monde à la voile (lire moitessier), ....
    Pour les enfants, comme nous aimons voyager avec eux ou parler de pays lointains, nous avons acheté un globe terrestre qui est beaucoup consulté !

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  3. je n'ai pas bcp voyagé alors que j'en rêvais vraiment ... mais voilà, ma moitié est plutôt du genre sédentaire ... pour autant, je n'ai pas la sensation d'avoir "raté" ma vie, hein !!! je voyage seule quand ça se présente (boulot) et ça me convient finalement pas mal ! quant aux livres ... je dévore depuis toujours, et je dirais qu'en fait, quasiment tous les livres font voyager, non ?! même quand ça se passe à Paris, pour moi, c'est déjà un voyage !!!

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