lundi 14 novembre 2016

Pour une enfance joyeuse - le combat de coqs

Stanislas et Amaury ont longtemps eu une relation très particulière, très exclusive.


Il faut dire qu'Amaury a été Papa présent à temps plein avant que Stanislas ne soit scolarisé. 
Il a été ensuite celui qui a été présent, en continu, lors de ses nombreux mois d’hôpital. Et c'est cette formidable complicité, cette confiance totale, qui a permis à Stanislas de trouver la force de se battre et de guérir.

Au détour du printemps dernier, ou peut-être quelques mois avant, leur entente s'est fissurée très brutalement. Leurs prises de bec sont proportionnelles à leur complicité passée.
Comme il ne sera pas possible de rester dans cette situation, nous essayons plusieurs choses.
L'un et l'autre ont travaillé sur des cartes mentales dont l'objectif est de résoudre les conflits.
Ils ont ensuite partagé leurs réflexions.

Globalement, il en ressort une grande demande d'explications et d'autonomie de Stanislas. 
Stanislas a besoin de comprendre pourquoi il doit faire les choses. Nous nous attendions à cette demande, parfaitement légitime à 9 ans..
Mais ce qui nous a un peu plus surpris, c'est que nous nous sommes rendus compte que pour le rendre autonome, il nous fallait passer par une explicitation assez fine de ce qui était attendu ( en termes de taches et de cadencement).

Par exemple, (et même si l'exemple paraît trivial),  Stanislas souhaite gérer sa routine du matin de manière autonome. Mais en fait, en y regardant bien, il ne sait pas trop les tâches à réaliser, leur ordre...
Notre rôle est donc de le laisser faire tout en l'accompagnant avec des listes de choses à faire.
Amaury, désormais, le réveille et compte sur le fait que Stanislas soit prêt à l'heure dite. Ce qui fonctionne plutôt mieux que de lui rappeler à intervalles réguliers ce qu'il doit faire.

Nous nous sommes également rendu compte que l'injonction "range ta chambre" était parfaitement inutile. En revanche, " mets tous les playmobils dans le sac", "range les livres, tranches vers l'extérieur, dans la bibliothèque" est beaucoup plus efficace. 

Je crois que cette démarche d'explication du pourquoi et d'explicitation de l'attendu est le nœud de nombre de disputes, l'un pensant à une insubordination délibérée et l'autre ne comprenant même pas pourquoi on lui tombe dessus.

Nous allons retravailler sur nos processus de gestion de conflits familiaux et nous les partagerons avec vous. Parce que ce billet, si simpliste et procédurier puisse-t-il paraître, nous a demandé beaucoup de réflexion et qu'on se dit qu'il vous intéressera peut-être.

Par ailleurs, j'ai récemment lu un livre sur les mécanismes de don et de contre-don dans les relations familiales, qui m'a ouvert d'autres pistes de réflexion.

Bref, on en reparle!
Vous avez des trucs pour désamorcer les conflits?

31 commentaires:

  1. ça faisait un petit moment que je n'étais pas venu lire :)

    Cela fait longtemps que "le range ta chambre" est remplacé par "place ceci...dans ..." histoire d'associer un objet à un lieu. Et j'ai des enfants qui sont ordonnés d'une manière générale.

    La relations de père-fil est chez moi basée sur un vaste copinage et la transgression des règles. Des fois, cela m'est égal, des fois, cela m'agace. J'ai souvent l'impression d'être la seule adulte responsable ou la seule méchante, fonction de mon moral du moment.

    Mais l'autonomie s'acquiert avec quelque pas en arrière par moment. Et un jour, on a une ado dans sa vie et alors tout change encore !

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    1. Oulala, ca m'énerverait je crois d'être la seule méchante. Chez nous, on fait équipe quoiqu'on en pense au final. Bisous

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  2. Dans la vie de tous les jours, j'ai souvent l'impression que ce sont les petits détails qui mettent de l'huile ou du sable dans les rouages. Je suis très pour l'expérimentation : tester une solution pendant un certain temps (une semaine ou deux suffisent souvent à bien sentir les points de frottement) et remanier jusqu'à que cela soit satisfaisant. Je n'ai pas d'enfants mais viens d'emménager avec/chez mon ami (première expérience de ce type pour tous les deux). Chez nous, c'est l'agencement des objets dans notre petite cuisine qui nous préoccupe le plus ;), notamment des points franchement minimes ! Finalement, j'ai rangé une première fois. Ce week-end, mon ami a ré-arrangé, en tenant compte de mes points de non-retour. Je teste ces deux semaines et en fonction on revoit tout ça.
    De l'autre coté du miroir, quand j'avais l'âge de Stanislas, je me mettais beaucoup en colère et je disais souvent à ma maman qu'elle ne pouvait pas comprendre. Quand j'y repense, ça me fait toujours facilement monter les larmes aux yeux. Je me dis que votre démarche, qui essaye de lisser ces différents pas si minimes que ça (en terme de vie de tous les jours et de construction de soi) est vraiment pleine de sens.

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    1. Cela me parait une excellente façon de tester et d'apprendre!

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  3. On rêve tous de relations familiales plus sereines je crois !
    C'est quoi des cartes mentales ?

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    1. du mind mapping, en français dans le texte ; -) qui est une façon de modéliser ses réflexions

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  4. Merci pour ces partages très enrichissants. :)
    Et quelle jolie photo. :)

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  5. Ma fille de 8 ans aspire aussi à davantage d'autonomie mais j'avoue que pour l'instant cela ne fonctionne pas vraiment. Je suis comme vous : pas de "range ta chambre" mais des injonctions précises (la même pour les livres : la tranche à l'extérieur!!) Malheureusement,elle est très désordonnée et très peu concentrée...Alors, même les injonctions précises font long feu. Cela me désole. Elle perd beaucoup, n'est pas soigneuse -honnêtement j'ai très peu d'exigences n'étant moi même pas un modèle du genre mais les livres cachés sous les draps, les habits en boule par terre (malgré les consignes de rangement), le bureau inutilisable car couvert de piles de papier, livres, jouets...Je suis intéressée par vos propres réflexions car j'aimerai arriver à un meilleur équilibre et moins de fâcheries aussi.

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    1. On se tient au courant de nos progrès respectifs! Bises à toi

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  6. Je ne trouve pas du tout ce billet simpliste, bien au contraire! En tout cas, il me parle beaucoup!
    Nous avons beaucoup de conflits avec notre fille de 5 ans, l'expression "insubordination délibérée" que tu emploies dans ton article est ce que nous ressentons très très souvent... Nous lui reprochons son manque d'écoute, le fait d'être obligé de répéter de nombreuses fois des choses simples ("va te laver les mains" "fais attention à ce que tu fais avec ta cuillère"... Rien que du très classique!), avec rarement de résultat avant, qu'excédés, nous ne cédions à la colère et aux cris ou menaces.
    Évidemment,nous avons eu des explications très régulières avec elle, afin de lui faire comprendre ce que nous attendions, et surtout pour essayer de comprendre comment elle fonctionne, sans vraiment de résultat. C'est vraiment ce point qui me bloque et me peine: je ne la comprends pas.
    Hier, au détour d'une conversation, elle m'a expliqué qu'elle ne pouvait pas m'écouter parce qu'elle pense à une camarade de classe qu'elle aime beaucoup.
    Et je me suis vraiment dit que c'est bien possible que ce que nous prenons pour une forme d'opposition et en fait une sorte de "rêverie", mais que je n'ai peut être pas vue parce qu'elle n'a pas le profil de l'enfant rêveuse/tête en l'air.
    Bref, tout ça pour dire que ce sujet m'intéresse beaucoup! Même si quand je l'ai lu, ça m'a paru évident, une chose aussi simple que donner des instructions plus détaillée pour le rangement de la chambre n'est pas quelque chose que j'ai l'habitude de faire.
    Bref, beaucoup à apprendre! Après, certaines choses évidentes à mes yeux (en terme de gestion de conflit, de communication...) me sortent complètement de l'esprit au moment où j'en aurais le plus besoin, et ce n'est qu'une fois la "crise" passée que je vois la "solution"... Mais ça, ce n'est pas qu'avec les enfants!

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    1. Hum, c'est une bonne piste, ça , la rêverie ou la décompression après des journées bien remplies! Merci pour ta réflexion!

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  7. Ton article me parle beaucoup car je vis la même chose avec ma fille unique avec qui je suis très proche et avec qui j'ai traversé des épreuves (maladie récurrente asthme - situation familiale chaotique et conflit social dans lequel toute notre famille s'est retrouvée)
    J'ai accepté ce conflit pénible au quotidien car il me semble un besoin de sa part de devenir "elle" comme elle le dit si bien et de s'éloigner de mon amour maternel.... je lui laisse plus de liberté, elle gère sa routine du soir + médicaments seule (on n'est pas mal avec un décalage de 15 à 20 minutes parfois... )
    Je suis plus détendue maintenant mais je sois avouer avoir fait un vrai travail sur moi même pendant de longues semaines! Les relations sont plus fluides, quand il y a un désaccord, on discute parfois âprement et je lui répète que je suis responsable de son éducation et que je ne laisse pas tomber certaines choses (comme l'hygiène de vie par exemple)
    Et sinon, pour les conflits, j'accepte de reconnaître mes torts et de m'excuser si c'est le cas et en général, ça suffit ! J'ai la chance d'avoir et de garder une relation de confiance avec elle !

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  8. c'est drôle, tout ce que tu dis me ramène un peu en arrière, à ce que je nomme maintenant la pré-adolescence de notre ainée (sur le moment, je trouvais ça un peu jeune, pour une pré-adolescence !). Mais en fait, elle a un tempérament plutôt mature (comme ton fils je crois) et du coup, je pense vraiment qu'il y avait aussi parfois (et ça peut encore arriver, mais moins) du "conflit pour le conflit" ; une sorte de recherche de contact malhabile. Et on a eu beau réfléchir aux moyens d'action, une bonne part de l'avancée vers une solution s'est faite uniquement avec le temps passant !

    Je me rappelle aussi une théorie rapportée par une amie, lue dans un livre : parfois, pour désamorcer un conflit, quand on n'a qu'une envie : crier plus fort, voire lever la main sur l'enfant ; l'idéal serait au contraire de le serrer fort contre soi, sans rien dire forcément ... j'y pense parfois et expérimente qqchose qui s'en rapproche (mais souvent, notre propre colère fait que c'est impossible) avec notre dernier : quand il commence sur le mode "je te cherche", je lui propose un câlin, une lecture de livre ou truc semblable ... je dois dire que je me fais vraiment violence, mais quand ça arrive au bout, je vois bien que c'est plus efficace que de tempêter. Et cela n'exclut pas de dire "non, je ne suis pas d'accord pour que tu fasses ceci, ou dise cela".

    Enfin, pour finir dans mes pistes un peu décousues, notre dernier de 8 ans est dans une phase (ou sur la fin ??) ou il n'accepte aucun cadre, que ce soit école ou maison. On essayait de lutter tant bien que mal contre cette "rébellion", la maitresse et nous, à coup de punitions ou injonctions intransigeantes ... sans bcp de succès il faut bien dire. Les vacances qui sont passées par là ont été l'occasion de limiter le nombre de situations problématiques, et en même temps on en a profité pour souligner (un peu exagérément parfois ! ce qu'il ne faut pas faire ...) les moments où il réussissait à faire preuve d'autonomie, de maitrise, de serviabilité, de rigueur ... et - touchons du bois - depuis la rentrée il y a 2 semaines, on est dans une ambiance bien plus sereine avec lui. Moins de résistance passive et de transgressions de sa part, donc c'est plus facile pour nous de poursuivre l'engrenage positif consistant à souligner uniquement les bons comportements !!

    Autrement dit, il y a des périodes où nous parents, on se remet sans arrêt en question, alors qu'on découvre plus tard qu'une partie du problème s'est solutionnée juste en donnant le temps au temps ! J'ai peut-être l'air, en disant ceci, de proposer de laisser couler sans se "prendre la tête", mais ce n'est pas vrai non plus : c'est quand même sacrément difficile de vivre ces périodes sans se dire qu'on doit pouvoir y faire qqchose !

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    1. J'utilise souvent la technique du calin silencieux et l'autre jour, Gautier, faché, m'a dit que j'étais une maman saoulante avec ses calins ;-)
      Je te rejoins sur le temps qui passe mais on a toujours envie d'agir ! Il faut apprendre à lacher prise. Gros bisous

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  9. Te lire me fais du bien . Merci du partage de ces évènements de vie qui paraissent anodins, mais sont noter quotidien. je crie beaucoup quand les choses ne se font pas, je vais essayer de séquencer les directives effectivement. Mes deux enfants sont en grande rivalité et ça aussi, ça nous prends beauoucp d'energie à gérer. Mon ainé, 10 ans, mais déjà au collège, cherche le conflit, notamment avec son Papa. Je sais qu'il veut dire quelquechose derrière tout àa, mais n'ai pas toruvé la solution suele. On rencontre une psy en famille ma semaine prochaine pour essayer d'y voir plus clair. Mimille

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    1. Merci Mimille pour ton message! Si votre entretien apporte une nouvelle piste, tu me diras? Je t'embrasse

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  10. Merci pour ce partage de vos réflexions sur un sujet complexe. Chez nous l'objectif est de rendre chacun autonome, par exemple depuis deux ou trois ans au moins les grands (12 bien tassés et bientôt 11) ont chacun un réveil parce qu'au final ils préfèrent râler après le réveil qu'après nous, ça tombe bien nous aussi ! Pour désamorcer les conflits il y a discussion sur l'objet / le sujet du désaccord puis on cherche ensemble les solutions possibles sans en écarter aucune et on choisi ensemble celle(s) qui convient le mieux à tout le monde. Et surtout avant d'entamer quelque discussion que ça soit on attend que tout le monde soit calme et prêt à écouter, à commencer par nous, adultes. Je suis en ce moment des ateliers Faber et Mazlish et il y a beaucoup d'idées à prendre chez elles je trouve. Bon cheminement à vous. Gaëlle

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    1. Merci Gaelle : j'aime beaucoup l'idée du réveil! Amaury et moi avons le projet de faire un camp en famille (ceux organisés par kaizen sur la parentalité positive en 2017). On va voir si cela s'organise! Je t'embrasse

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  11. ce n'est pas du tout du détail, et ça concerne chaque parent, qui cherche à faire au mieux. Il y a des phases, des âges, des périodes, des crises, et chaque vague surmontée nous donne une leçon, faut-il savoir l'en tirer. Mettre tout ça par écrit est intelligent en tout cas. Pour ma part, quand ça crise, on part souvent "sortir le chien", on s'explique en marchant, ça évacue la tension, ça laisse le temps de la réflexion avant l'énonciation, ça donne un rythme à l'échange. Bon on promène aussi le chien en dehors de ces moments-là, heureusement!

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    1. Oh, merci tic@, j'aime beaucoup cette idée de "sortir le chien"! Je t'embrasse

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  12. Tes analyses sont toujours si justes...elles éveillent en moi beaucoup de choses et notamment mon exigence trop forte envers ma fille aînée. Elle fêtera ses 7 ans bientôt et je lui demande de se préparer seule le matin depuis plus d'un an. Elle prépare son petit déjeuner, se lave, s'habille et se coiffe seule. Ensuite elle se rend à l'école seule à pied et revient également seule.
    Comment savoir si on en demande trop à nos enfants ou au contraire pas assez? Je me sens tellement désemparée! Merci de nous faire part de votre cheminement familial.

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    1. Merci pour ton message Coccole e Sole! J'avais lu un livre de Marcel Ruffo qui disait que nous sommes les meilleurs parents pour nos propres enfants car nous sommes les seuls. Ca m'avait beaucoup décomplexée!

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  13. Ca me parle bien le delta "range ta chambre" ou "met les livres comme ca" et j'oublie trop souvent d'être précise et me laisse ensuite emporter contre le "non mais tu fais exprès"...
    Ce qui marche bien ici c'est le choix borné. "ok tu n'as pas envie de prendre ton bain maintenant (18h30) mais il faut qu'il soit pris à 19h, à quelle heure choisis tu d'y aller".
    La pré-négociation aussi "ok tu peux te coucher plus tard ce soir parce que... Quelle serait selon toi l'heure raisonnable" (et 90% du temps la réponse est plus "tot" que celle que j'avais prévu".
    Et enfin aussi, le "tu as le droit de me dire non mais seulement si tu proposes quelque chose" (pour le jeu avec les autres, pour ne pas faire un truc tout de suite etc)..
    Bref, des pistes... qui ne suffisent pas toujours et qui sont surtout je trouve vraiment dépendantes de mon humeur et de ma volonté profonde de trouver des solutions et l'apaisement. Non pas que je ne le veuille pas mais parfois je souhaites juste que ca soit fait, là maintenant, sans y passer des heures...

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  14. Article hyper intéressant comme toujours!! Je ne suis pas encore dans cette période, Oscar commence juste les " non maman" très franc. Mais , ça marche quand même à tous les âges!

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  15. ohlala Isabelle encore un sujet dont nous aurions pu discuter longuement(dont nous discuterons ceci dit!). En ce moment chez nous la rébellion gronde à tous les nouveaux et dans tous azimut. nous devons faire face à des revendications permanentes des uns et des autres et les uns par rapport aux autres (ah cette peur d'avoir moins que les autres au sein d'une fratrie!).... c'est épuisant! chez nous le combat de coqs est plutot un combat de poules entre Adèle et moi! Mais le coq Anatole se prend vraiment pour le roi de la bassecour tandis que le petit poussin théodore reve déjà de prendre sa place, alors que le vrai roi c'est bien léo!! c'est pas gagné cette histoire!!! Tiens nous au courant votre retour est très intéressant. Biz

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  16. C'est vrai qu'après coup, ça parait trivial. Mais dans l'instant, c'est si difficile.
    Avec ma 2ème, ça a longtemps été difficile le matin pour la sortir du lit. Elle traînait, ne voulait pas se lever,... Un jour on lui a acheté un réveil et tout est rentré dans l'ordre. Il fallait visiblement que le message du réveil vienne d'ailleurs que de ses parents ! Ça parait tellement facile, évident maintenant. Sur le coup, ça ne l'était pas.
    Ce soir, avant d'exploser contre ma miss qui visiblement cherchait les limites, je viens de tester le câlin muet d'un des commentaires. J'avoue j'ai été bluffée du résultat.
    Toutes les tensions ont semblé s'envoler. Merci !!

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  17. je suis régulièrement votre blog ( au départ venue par la couture ...)
    nous avons eu une phase difficile avec notre jeune ado qui veut être autonome, "libre" mais toujours enfant, sans savoir comment s'y prendre pour se débrouiller ...une difficulté de l'adolescence ...
    Nous avons été beaucoup aidés par la pratique de la discipline positive que j'ai mis en place ( avec réticence au départ pour le papa qui n'y croyais guere mais qui est très convaincu maintenant ) et nous communiquons avec plus de sérénité et confiance, avec bienveillance
    le réveil avec une luminaire douce (simulateur d'aube au final) a été une demande de sa part à l'age 7 ans ! en top liste pour le père noël ...car elle voulait un réveil en douceur
    D'autre part, ous nous levons 15 minutes plus tôt que ce qui nous semblait nécessaire au départ pour que chacun puisse avancer à son rythme sans urgence, je l'ai aidé à s'organiser avec la création de son propre emploi du temps hebdomadaire avec des cases à cocher (devoirs,préparation du cartable, douche , piano , préparation du sac de sport, réglage du réveil selon l'heure du lendemain etc )
    toutes ses petites choses sont devenues sa routine et elle gagne en confiance en elle
    j'aime suivre ce blog très riche

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  18. Bonjour, je suis régulièrement tes créations et réflexions, c'est toujours à la fois un plaisir et bcp d'inspirations, merci beaucoup... Ton article me parle bcp par rapport à l'enfant que j'étais ; ma fille est encore petite mais ça viendra ;-) J'étais très intéressée par le livre dont tu parles à la fin de ton article, celui sur don et contre-don dans les relations familiales, serait-il possible de connaître ses références ? Merci bcp et bonne journée ! Marie

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